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dimanche 28 février 2021
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La baraka d’un peuple, la reconnaissance d’une Nation

Trois mois après son investiture, le président IBK était à Paris pour prendre part au 26e sommet des Chefs d’État de France et d’Afrique. À la surprise générale, ce décembre 2013, l’honneur a été fait à notre pays d’abriter le prochain sommet Afrique-France. Foin de sinécure, c’était un vibrant hommage rendu par la communauté internationale, notamment la Famille francophone à la résilience de notre peuple, qui sortait à peine d’une crise multidimensionnelle.
Au regard des pessimismes entourant, à dessein, le « dossier Mali », l’honneur fait à notre peuple avait un arrière-goût de challenge. Conjuguant, à l’aune des enjeux qu’impose le « bonya ma sagi » (notre reconnaissance), notre fierté nationale et notre devoir envers la communauté internationale qui croit en la capacité et en le potentiel de notre pays. Depuis, filles et fils du Mali, nous nous sommes donné la main ; jour et nuit, avons œuvré inlassablement pour que le rendez-vous demain soit.
Beaucoup étaient sceptiques, négatifs, contre-productifs. Par moment, face aux impondérables d’un contexte sécuritaire asymétrique, le pessimisme a failli se propager.
Par la grâce d’Allah et la baraka, dont il a toujours gratifié cette vieille nation, ce qui relevait hier de gageure, s’est progressivement imposé désormais comme une évidence, un rendez-vous désormais calé. En dépit des élucubrations oiseaux de mauvais augure et des pécheurs en eaux troubles, Bamako 2017, n’est plus une chimère, un rêve euphorique de grandeur perdue. Il est là, et c’est demain que notre capitale sera auréolée de la présence de 33 chefs d’État et de gouvernement !
Bamako 2017 n’est point une gloriole pour le président IBK, il honore chaque fille et chaque fils de notre pays, fier, digne et ancré sur sa culture et sa tradition d’hospitalité. Plus que le premier d’entre nous, c’est chaque Malienne, Chaque Malien qui est et devrait se considérer comme le premier hôte de nos invités, mais aussi le principal organisateur de ce sommet.
Répondant à l’appel citoyen, nous devrons, chacun en ce qu’il charrie de patriotisme, s’impliquer pour la réussite du sommet.
Il s’agit du Mali, et pour le Mali, tous autant que nous sommes, sommes capables de dépassement et de convergence pour la réussite de notre sommet. Il y va de notre honneur et de notre fierté de Malien. Soyons donc Maliens, non pas le temps d’un sommet, mais pour demain aussi, pour les défis et les challenges que notre nation reconnaissante doit à nos hôtes qui ont toujours été à nos côtés.
En attendant, ensemble, souhaitons à ces hôtes, l’agréable bienvenue au bord de l’éternel Djoliba.

Par Mohamed D. DIAWARA




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