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lundi 10 mai 2021
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Le RPM face aux enjeux du pouvoir: parfait accord avec le Président IBK

Hier, c’était la nomination de Bokary Tréta, ancien ministre du Développement rural, et non moins secrétaire général du RPM, comme PCA de la BMS, qui était au cœur de l’actualité dominante. Aujourd’hui, c’est le tour de Nancouma Keïta, ancien ministre, et de surcroît secrétaire politique, d’être nommé PCA à la SOMAPEP. Contrairement aux nombreuses rumeurs ayant circulé sur les relations en micmac entre le président IBK et des cadres du RPM, on voit qu’il n’y a aucun simulacre de guéguerre politique.

Récemment, en plein meeting politique, lors d’une rencontre d’informations entre les militants et le BPN, dans une section du district de Bamako, contraint par les nombreuses interrogations des militants, relativement aux rapports que le parti entretient avec le président IBK, suite à la sortie de Bocary Tréta du gouvernement, l’un des responsables en vue du RPM, en l’occurrence l’honorable Mamadou Diarrassouba, avait été très clair : « Il n’y a rien entre le parti et le président IBK et il ne saurait en être autrement d’autant qu’entre le président IBK et les responsables qui composent aujourd’hui la direction du parti, c’est comme l’arbre et l’écorce ». Certes, comme toutes bonnes déclarations politiques qui retiennent l’attention, celle-là, prononcée par le premier questeur de l’Assemblée nationale et non moins secrétaire à l’organisation du RPM, avait un caractère de circonstance. Mais, au-delà, elle n’en était pas moins le reflet d’une réalité politique qui n’avait pas uniquement pour but d’apaiser les craintes des militants.
En fait, dès lors que le très actif secrétaire général du RPM, Bokary Tréta, connu par tous comme l’un des fidèles parmi les fidèles dans l’entourage d’IBK, a quitté le gouvernement de Modibo Keïta, ce 15 janvier, à la surprise générale, de supputations en supputations, on en a conclu qu’il s’agit d’un limogeage. De ce limogeage surpris, intervenu dans le camp présidentiel, les mauvaises langues ont fait vite de croire que l’ancien ministre tombait ainsi dans la disgrâce, lâché par son mentor de président de la République qui ne pouvait plus se satisfaire des coups d’éclat de son bouillant ex-ministre du Développement rural. Ni l’un ni l’autre, au plus fort de la polémique, n’ont eu à s’exprimer là-dessus, bien que la controverse politique, elle, continue à s’enfler, allant dans tous les sens ; certains commentaires, les plus sarcastiques, prévoyant plutôt la fin politique de l’ancien ministre.
Mais hélas, c’était sans compter sur la quiétude politique au sein du RPM. Après quelques petits moments, pendant lesquels le secrétaire général du parti, avec d’autres membres du parti, ont pris l’initiative de requinquer les militants autour des idéaux du président IBK, on a appris la nomination de ce dernier au poste de PCA à la BMS. Selon le communiqué du conseil de ministres qui l’a annoncé, on note que le conseil de ministres, présidé par le Premier ministre, Modibo Keïta, au chapitre des communications, a entendu et approuvé la proposition de nomination de Monsieur Bokary TRETA, directeur de recherche, en qualité d’administrateur représentant l’État au sein du conseil d’administration de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). L’ancien ministre du monde rural et non moins secrétaire général du RPM, signait alors son grand retour sur la scène nationale.
Comme lui-là, un autre baron du parti, en l’occurrence Nancouma Keïta, ancien ministre, et de surcroît secrétaire politique du parti, au sujet de qui on a également entretenu pas mal de polémiques avec le président IBK, vient d’être nommé au poste de PCA à la SOMAPEP, un établissement public à caractère administratif avec de grandes ambitions nationales. La nomination à ce poste stratégique de celui qu’on n’hésitait pas, il n’y a pas encore longtemps, de passer comme ayant quitté le RPM, à cause de ses divergences d’approche avec le président de la République, vient une fois de plus de refroidir les rumeurs folles sur les rapports, complaisamment décrits orageux entre certains barons du parti au pouvoir et le président IBK. En réalité, comme l’a déclaré l’honorable Diarrassouba, il ne saurait y avoir brouille entre des cadres du RPM et le président IBK. La parfaite illustration de la bonne santé des rapports politiques au sein du parti des Tisserands vient d’être administrée à souhait par la promotion garantie de ces deux ténors politiques, lesquels sont nommés à des postes stratégiques au moment justement où la clameur publique les fait passer comme les bannis politiques, dans l’entourage présidentiel.
C’est le même SG Bocary Tréta qui, concernant la nécessité, pour les militants, de renforcer le soutien politique du RPM, a dit, sous une formule imagée, que le RPM est une famille politique, et le président IBK le chef de famille. En tournée politique dans les sections du district de Bamako, au mois de mars dernier, appelant les militants à plus de cohésion et de communion avec le sommet politique, le SG Tréta a expliqué que le RPM en aura besoin pour élargir l’assise sociale et politique du pouvoir d’IBK. Et cela, dans le seul intérêt de lui permettre d’assurer la stabilité du pays autour de ses actions phares en vue de la transformation d’un pays émergent et plus respecté dans le concert des nations.
Comme quoi, au-delà de la polémique stérile, les relations politiques sont au beau fixe, au sein du RPM, notamment entre les barons politiques et le président IBK qui respirent, entre eux, la bonne santé politique.

Sékouba Samaké




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