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vendredi 20 juillet 2018
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Le scandale du foncier en Commune IV: les dossiers qui font peur à Moussa Mara

Moussa Mara a peur. Le genre de peur qui dégouline de vos pores, que seul vous êtes capable de sentir, de ressentir. Il a peur le Moussa. Lui si bravache à défaut d’être brave, il entend tinter quelques casseroles récalcitrantes qu’il croyait tomber dans les oubliettes ou frappées de prescription. Comme cette histoire de terrain qui lui colle à la semelle de ses godasses si ce n’est à la peau des f….Il avait lui-même joué le rôle de sapeur-pompier. La cause méritait bien qu’il se dévoue personnellement. La gestion de la Primature aussi crée des malaises. Depuis quelques temps, la presse relaie l’information de la présence annoncée du Vérificateur Général à la Primature. Lui si friand de lecture et d’écriture sait qu’on ne gouverne pas impunément. Il ne l’entend pas de cette oreille. Mais il joue l’impassible tout en faisant monter au filet quelques militants de son parti. L’objectif est clair : crier à la chasse aux sorcières en affirmant que la démarche du Vérificateur est politique. La bonne blague. Mais ne s’agirait-il pas en fait de rôder des éléments de langage, par seconds couteaux interposés, pour des lendemains qui risquent de déchanter.
Moussa Mara a peur. Il sait que pendant ses trois mois où il est écouté par la Justice et la Gendarmerie, il existe des éléments probants qui pourraient déboucher sur son inculpation voire son incarcération même. Parce qu’il sait que le dossier en possession des gendarmes est non seulement épais mais il est également solide. Lui si propre sur lui et si regardant sur son image, il a vite saisi la portée de l’incrédulité de l’opinion quand les journaux ont parlé de sa convocation.
Moussa Mara, au Camp I de la gendarmerie ! L’information, publiée par le journal Le Témoin, avait fait l’effet d’une bombe en cette journée calme du lundi 9 octobre. Quoi ! Moussa Mara, écouté par les pandores ; lui si prompt à dire qu’il le premier élu local à déclarer ses biens, il devrait y avoir erreur sur la personne. Sauf que c’est vrai. Mais comme à son habitude, il a tenté de surfer sur la vague, en se présentant presque comme une victime. « J’ai été convoqué au camp 1 il y a deux mois, au sujet de plaintes formulées par un adjoint au maire actuel (NDLR: Il s’agit du jeune Assane Sidibé qui a décidé de déterrer toutes les affaires liées au foncier en Consume IV). Apparemment on me reproche d’avoir retiré des parcelles à des personnes et de les avoir réattribuées à d’autres. J’ai expliqué aux gendarmes les actions menées quand j’étais Maire : je suis venu trouvé 8900 victimes de spéculations foncières dans la commune IV; j’ai pu remettre plus de 400 personnes dans leur droit, des pauvres pour la plupart et qui vivent encore aujourd’hui. Pour les 400 personnes, j’ai identifié les parcelles, j’ai organisé des assemblées générales et invité les gens à venir justifier pourquoi ils ont eu la parcelle, seuls ceux qui ont refusé de venir ou qui n’ont pu justifier ont été dessaisis et le vrai propriétaire, souvent pauvre et démuni, a été remis dans ces droits. Pour les autres la mairie a engagé un processus d’obtention de parcelles auprès de l’Etat, ce qui a abouti à l’obtention de 200 hectares au cours du mandat et aujourd’hui la mairie est en train de mettre les usagers dans leur droit ». Vu sous cet angle, Moussa Mara serait un Zorro des temps modernes, secourant les veuves et les orphelins et qui ne comprend pas qu’on puisse lui chercher des poux.

Correspondance particulière




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