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dimanche 28 février 2021
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Lecture-écriture: l’USAID mobilise 30,5 milliards de FCFA

C’est aujourd’hui que le ministre de l’Éducation nationale procédera au lancement du projet USAID/SIRA visant l’amélioration de la lecture et l’écriture chez les enfants. Pour une durée de cinq ans, le projet couvre les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou.

Le projet USAID/SIRA est une initiative financée par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). Il s’inscrit dans le cadre des priorités du ministère de l’Éducation nationale d’améliorer l’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture dans les écoles du fondamental.
Pour une durée de cinq ans, le projet couvre trois régions de notre pays (Koulikoro, Sikasso et Ségou) il bénéficie d’un financement de 30,5 milliards de francs CFA, soit 51 millions de dollars. Le projet USAID/SIRA est placé sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Il s’agit, selon ses initiateurs, d’un appui à la politique engagée par le gouvernement afin d’intégrer l’apprentissage des langues nationales dans le système éducatif.
À travers l’application des méthodes pédagogiques performantes, le projet USAID/SIRA offre aux élèves de 1re et 2e année des écoles publiques et communautaires de langue dominante bamanakan, un environnement propice d’apprentissage favorable. Le projet appuiera plus de 300 000 élèves, 11 500 enseignants et 5 700 directeurs de plus de 6 000 écoles des 8 Académies d’Enseignement des trois régions ciblées.
Le projet renforcera l’implication des parents, des communautés et des partenaires privés dans l’amélioration de l’apprentissage de la lecture-écriture, à travers des campagnes de sensibilisation, de formation des parents, de renforcement des capacités des organisations communautaires et d’établissement de partenariats publics/privés en faveur de l’éducation.
Dans sa mise en œuvre, le projet veillera particulièrement à la prise en compte des questions liées au genre. USAID/SIRA s’engage, pour améliorer la lecture/écriture, dans les petites classes sans aucune forme de discrimination !
En collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, le projet mènera également des études pour informer la prise de décision et l’élaboration de politiques éducatives et des évaluations pour mesurer l’impact des interventions sur les gains d’apprentissage des élèves et la performance des enseignants.
Selon une étude d’évaluations des compétences en lecture des élèves, il a été mis en évidence des faiblesses assez importantes dans le niveau des apprentissages. En effet, des évaluations avec l’outil EGRA en 2009, ciblant 5 186 élèves en six langues (français, arabe, songhay, bamanakan, fulfulde et bomu)… à la fin de la 2e année, entre 83 % et 95 % des élèves n’ont pas pu lire un seul mot d’un texte approprié. En 2015, une étude similaire dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou, ciblant 2 826 élèves des écoles classiques et curriculum bilingue (français et bamanankan) à la fin de la 2e année, montre que seulement 4 % des élèves pouvaient lire 31 mots/minute pour le Bamanakan et entre 1 à 5 % pour le français.

Par Sidi DAO




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