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dimanche 28 février 2021
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Lutte contre le radicalisme religieux dans le monde: vers la création d’un réseau international des Ulémas

Dans le cadre du Projet d’appui aux initiatives de promotion d’un islam pacifique et tolérant au Mali (PAPIPT), financé par l’Ambassade des Pays-Bas, l’AMPS (Association malienne pour la paix et le salut) a organisé, samedi dernier, au CICB, une conférence internationale sur «l’islam et paix».

Placée sous l’égide du Premier Ministre, Modibo KEÏTA, la cérémonie d’ouverture de la rencontre de 3 jours a enregistré la présence de 40 pays essentiellement membres de l’OCI (organisation de la coopération islamique), des USA autour de la question de l’islam comme facteur de paix, de stabilité et de lutte contre le radicalisme religieux. On y notait également la présence de nombreuse éminentes personnalités nationales et internationale, à savoir: la chef de la délégation du Sénégal, Mme Hamsatou Sow SIDIBE, ancien ministre du Sénégal ; du Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, président du groupement des leaders religieux spirituels du Mali ; du représentant des USA, Adam Muhamme D. Mustapha BUZUM ; du représentant de Université Al Azhar du Caire, Abdelmohayme TANTAWI ; ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, des représentations diplomatiques, des leaders politiques et religieux, etc.
Pendant ces trois jours de travaux, les participants ont débattus de plusieurs sous-thèmes, dont entre autres : «La violence vue par l’Islam » ; « l’Islam, le rapport entre l’extrémisme religieux et la pauvreté » ; « l’Islam, paix et développement » ; « Les médias et la culture de la paix », etc.
A l’ouverture des travaux, le président de l’AMPS, l’imam Mamadou Moussa DIALLO, a souligné que depuis le début de l’année 2012, le Mali est rentré dans une crise sociopolitique et sécuritaire sans précédent, remettant en cause les fondements de la République, la cohésion sociale et les relations communautaires tissées par l’histoire, la géographie et la foi.
Pour lui, malheureusement certains acteurs de cette grave crise, se référant à l’islam pour justifier leurs actions, créent ainsi une confusion terrible dans les esprits, ébranlant les convictions des citoyens et des croyants qui connaissent et pratiquent depuis le VIIIème siècle un Islam pacifique et tolérant.
Par conséquent l’AMPS, estime-t-il, en raison de ses objectifs et de ses missions, s’est vue fortement interpelée par l’ampleur et les tournures de cette crise.
Selon l’imam DIALLO, la vision erronée des extrémistes constitue une grave menace au vivre ensemble, car elle est incompatible avec les règles d’une société paisible, de tolérance et ouverte aux valeurs d’un État moderne.
C’est pour répondre à cette forte interpellation que l’AMPS a initié cette conférence internationale sur le thème «Islam et Paix». Elle vise essentiellement à sensibiliser, éclairer l’opinion publique sur le caractère tolérant et pacifique de l’islam.
Cette rencontre a aussi pour but de favoriser, par l’islam: le dialogue entre les composantes de la société, la réconciliation nationale, la restauration de la paix et de la sécurité au Mali.
Autre préoccupation, soulignée par l’imam DIALLO, a été l’implication progressive des leaders religieux dans la politique. Une situation qui risque de fragiliser l’équilibre social que ces leaders avaient la charge de préserver dans notre société depuis des millénaires.
Sur ce point, le président du groupement des leaders spirituels musulmans, le Chérif Ousmane Madani HAÏDARA, guide spirituels de la fédération internationale Ançar Dine, a invité les leaders religieux à ne pas se servir de leur fonction pour faire de la politique.
Le Chef du gouvernement, Modibo KEÏTA, a tenu a salué l’AMPS pour cette initiative qui rentre dans le cadre de la consolidation de la paix dans notre pays. L’islam, a-t-il fait savoir, est un facteur de paix de tolérance, de solidarité, de justice et d’équité. Selon lui, cette conférence doit contribuer à sauver l’humain qui existe dans chacun de nous.
A la fin des travaux, un réseau mondial des Ulémas de lutte contre le radicalisme religieux sera mis en place avec son siège à Bamako.

Par Abdoulaye OUATTARA




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