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vendredi 26 février 2021
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Législatives dans le District: le pari de 50% de participation

Après l’identification et la formation des points focaux des 6 communes du District et des localités de Sikasso, Koutiala, Yorosso, et Mopti,  CRI 2002, en partenariat avec le NDI, rentre de plain-pied dans la phase opérationnelle du Programme EMERGE, en lien avec l’électorat, l’enlèvement des cartes d’électeurs, et la campagne proprement dite. D’où une Journée d’Engagements Communs (JEC) organisée hier, au Gouvernorat, à l’intention des Chefs de villages/Conseillers du District, des communicateurs traditionnels.

Le Programme ‘’EMERGE’’, financé par l’USAID et la Coopération suisse et lancé en 2018, est axé sur les processus politiques, électoraux et les réformes. Dr SALL a fait savoir que CRI-2002 en est un des partenaires.

Le Président de CRI-2020 a souligné l’importance du vote utile et de la représentation utile, tout en faisant le distinguo entre le vote qui est une opération ponctuelle et l’élection qui est un processus au cours duquel l’on décide pour qui voter.

Après la formation des points focaux à Bamako et dans certaines localités couvertes par le Programme, le choix a été porté sur les Chefs de village/Conseillers, les Communicateurs traditionnels pour échanger sur le vote, ‘’parce que les problèmes du pays sont connus de tous’’, a fait savoir le Dr SALL. L’enjeu étant d’inverser la tendance de la faible participation chronique dans la capitale, à l’occasion de ces élections législatives. Il rappelle que la crise a deux pieds : l’un s’appelle danger et l’autre s’appelle opportunité. A nous de faire de la crise une opportunité.  Aussi est-il satisfait du démarrage de l’opération de retrait des cartes d’électeur et des échanges avec les autorités et les communicateurs traditionnels quant à leur rôle pour booster la mobilisation électorale.

Le Coordinateur des Chefs de quartier, El Hadj Bamoussa TOURE, a exhorté les autorités et communicateurs traditionnels à s’impliquer pour que chaque Malien se sente concerné par le vote, pour le choix de gens qui peuvent faire ce qu’ils disent, concernés par le bien du pays. C’est une mission quotidienne, mais particulière en cette période électorale, a-t-il dit. « Si l’élection se passe bien, le monde entier entendra parler du Mali qui était une référence dont, faut-il le reconnaitre, nous ne sommes nous-mêmes plus très fiers », a-t-il galvanisé, avant d’inviter à l’entende.

Le Gouverneur du District Babahamane MAIGA a bien campé l’enjeu : « il faut dépasser les 22% de taux de participation qui ne représentent rien. Nous allons tout faire pour atteindre au minimum les 50% ». Abondant dans le même sens que ses processeurs, il s’alarme à son tour : « Bamako qui est la capitale aurait dû être la ville phare. Bamako représente 17% de l’ensemble des électeurs ; mais à Bamako, le taux de participation et le taux d’enlèvement des cartes d’électeur sont les plus bas ». Il balaie d’un revers de main les excuses souvent avancées, relatives à la recherche du prix du condiment, aux activités, en y opposant que tout cela est garanti par la gouvernance.

Le choix des Chefs de village/Conseillers et Communicateurs traditionnels, M. MAIGA l’explique par le fait qu’ils sont les relais les plus importants ; d’autant plus qu’ils sont en contact permanent avec la population et qu’ils peuvent lui parler des enjeux des élections. Il s’agit, a-t-il explicité, d’amener les Bamakois à exercer leur pouvoir de suffrage, à savoir aller voter et avoir la conviction que le vote porte fruit (vote utile et représentation utile).

Par ailleurs, le Gouverneur a rappelé qu’il y a 14 députés qui seront élus à Bamako, parce que la Loi organique n’a pas changé et qu’en raison des mouvements de populations certaines communes pourraient se sentir lésées. Mais, il apaise : « il s’agit d’une représentation nationale ».

Il a invité les électeurs à sortir massivement pour faire la renommée de Bamako, faire la renommée de notre démocratie qui, quoi qu’on puisse penser, demeure une référence en Afrique.

Le Chef de l’Exécutif du District a informé que de la convocation du Collège électoral à aujourd’hui, 2 actes ont été posés : l’enlèvement des cartes d’électeurs et le démarrage effectif de la campagne. Il a insisté sur le retrait individuel des cartes en raison de l’obligation de protection des données à caractère personnel.

Relativement à la campagne, M. MAIGA compte sur ses interlocuteurs pour magnifier nos valeurs, le respect de soi, le respect de l’individu, pour amener les politiques à une campagne civilisée. Parce que, a-t-il défendu, tout candidat a droit à mener sa campagne, la seule différence entre les candidats devant résider dans la confiance des électeurs. « La campagne, en aucun cas, ne doit déraper », a-t-il interpellé les autorités et communicateurs traditionnels qui sont des « éléments de stabilisation, des éléments de décision ». C’est à ce titre que le Gouverneur les engage à moraliser les intervenants.  « Nous allons aux élections pour sauver le Mali, pas pour autre chose ; nous allons aux élections pour la cohésion sociale, pas pour éclater les familles », a conclu le Gouverneur du District.

PAR BERTIN DAKOUO




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