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dimanche 28 février 2021
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Libération de Soumaïla Cissé: le FSD dénonce la lenteur du gouvernement

Les responsables du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ont animé une conférence de presse sur la captivité de leur président et non moins le député élu à Niafounké, Soumaïla CISSE. C’était Samedi au palais de la culture. Ladite conférence était animée par le Dr Choguel Kokala MAIGA, président par intérim du FSD, en présence du Pr Salikou SANOGO, vice-président de l’URD. Cette rencontre avec la presse avait pour objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’état des lieux des tractations en cours en vue de la libération du chef de files de l’opposition.

C’est dans un climat très tendu que les conférenciers ont déploré la lenteur des plus autorités face à cette situation.

« Nous n’avons pas de nouvelle ni sur les ravisseurs, ni sur le lieu de détention, ni sur les motifs ni d’exigences sur d’éventuels ravisseurs. La présente conférence de presse a essentiellement pour objectif de prendre en témoin l’opinion nationale et internationale, les militants du Front, les militants de l’URD et tous les sympathisants de notre président, sur la situation de notre président », a-t-il dit, pour camper le décor.

Comme pour enfoncer le clou, le Dr MAIGA accuse le gouvernent de ne pas prendre cette situation avec toute la mesure de son urgence.

« Nous avons constaté que c’est jusqu’à 72 heures après que les hautes autorités de notre pays ont annoncé l’enlèvement de notre prédisent, avec l’annonce de la mise en place d’un comité de crise, avec à sa tête l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi MAIGA. À la date d’aujourd’hui, le décret qui formalise la nomination de ce comité de crise n’a pas été signé. Nous avons des inquiétudes, quant à la lenteur de la mise en fonction officielle de cette cellule. Nous sommes intéressés de savoir quelle est sa composition », a-t-il souhaité.

Même pour sa composition, les conférenciers sont perplexes : « De ce que nous apprenons, c’est un certain nombre de départements ministériels qui vont siéger dans cette cellule. Nous avons des inquiétudes, parce que ces genres de missions sont délicates et doivent être abordées avec des personnes compétentes habilitées. Ce n’est pas une approche administrative ou institutionnelle qui est recherchée, c’est le résultat, et du bon résultat qui est recherché ici. Donc, dans ces genres de situations, la sérénité, la discrétion, la compétence des personnes habilitées pour négocier sont généralement beaucoup plus importantes que des considérations d’ordre administratives ou institutionnelles. Nous craignons la multiplication peu efficace des intervenants dans cette affaire. Plus, il y a d’intervenants, moins il y a d’efficacité en général », a-t-il martelé. Il a ainsi appelé les autorités maliennes à ne manager aucun effort pour la libération rapide de Soumaïla CISSE.

« Nous souhaitons que tous les moyens de l’État malien soient mobilisés sans autre forme de calcul pour obtenir leur libération sain et sauf », a-t-il lancé.           

Par ailleurs, le Dr MAIGA a, au nom de ses camarades, salué l’élan de solidarité des Maliens des populations et institutions depuis le malheureux évènement.

« Nous avons constaté aujourd’hui avec beaucoup d’intérêt, l’élan de solidarité des Maliens dans cette affaire. Nous avons aussi constaté la solidarité de la communauté internationale, notamment le conseil de sécurité de l’ONU qui s’est interrogé et a invité à la libération de notre président. Les chancelleries installées dans notre pays ont manifesté auprès du comité de crise leur solidarité. Beaucoup de responsables politiques, des personnalités de la société civile et plusieurs organisations sociales se sont manifestés. Au nom de tous mes camarades, nous vous disons merci », a-t-il dit. Il a fait une mention spéciale aux chefs religieux qui ont promis de jouer leur partition pour la libération de Soumaïla Cissé. « Le guide spirituel Mahmoud DICKO nous a dit que s’il a un rôle à jouer dans la libération de notre président et de ses compagnons, qu’il le fera. Nous en sommes réconfortés », a-t-il dit avant de remercier le Cherif de Nioro, qui quelques minutes seulement après l’enlèvement du chef de file de l’opposition, a témoigné de sa solidarité à l’URD avant de demander au gouvernement de se déployer le plus rapidement possible pour leur liberté.

PAR CHRISTELLE KONE




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