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mercredi 26 septembre 2018
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Libération du juge de Niono: le SAM sollicite l’aide du Président IBK

« Nous devons protéger les juges, nous devons sécuriser les juges et sauvegarder les juges, les juges, c’est l’État de droit’’, c’est en substance, les propos du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita à une délégation de Niono et aux magistrats du Sam venus à sa rencontre respectivement dimanche et mardi derniers. Les magistrats militants du Syndicat autonome de ma magistrature (SAM), reçus à Koulouba, mardi dernier, par le président de la république, étaient venus lui exprimer leur vive préoccupation au sujet de l’enlèvement, la semaine dernière, de leur collègue juge, président du tribunal de Niono, M. Sounkalo Koné, par des inconnus et qui est jusque-là sans nouvelle.

Le Président de la république, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a accordé, mardi après-midi, cet après-midi au Palais Présidentiel de Koulouba, une audience au Syndicat de la magistrature. Les échanges au cours de cette audience entre le Président de la République, président du Conseil Supérieur de la Magistrature et ses hôtes du jour, ont essentiellement porté sur un sujet de préoccupation de leur Corps professionnel, à savoir l’enlèvement par des individus inconnus, du magistrat, Président du tribunal d’instance de Niono, Monsieur Sounkalo Koné. Les magistrats ont également profité de l’occasion pour exprimer au Chef de l’État de leur inquiétude face aux campagnes de dénigrements en cours, dont ils sont victimes ces derniers temps.
‘’Nous sommes venus rencontrer le Président de la République, Président du Conseil supérieur de la Magistrature pour lui exprimer notre souhait ardent de voir notre collègue revenir sain et sauf parmi nous. Nous avons été extrêmement réjouis, heureux pour trouver au Premier Magistrat de la République, une oreille attentive, très concerné qui nous a donné énormément une assurance par rapport à toutes ces questions’’, a déclaré M. Coulibaly, le porte-parole des magistrats à leur sortie d’audience.
Le ministre de la Justice, garde des sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté, quant à lui, il a insisté sur la préoccupation majeure aujourd’hui du Président de la République, Premier magistrat et de l’ensemble du gouvernement du Mali de retrouver le juge Sounkalo Koné sain et sauf. ‘’
Je pense que l’occasion était bonne de venir rencontrer le Président de la république qui est le Premier Magistrat du Mali, à la demande des Syndicats de magistrats pour évoquer les sujets qui sont de premières préoccupations aujourd’hui. Je rappelle très simplement que le juge du tribunal d’instance de Niono a fait l’objet d’un enlèvement par des individus aujourd’hui qui ne sont pas identifiés, qui l’ont amené dans les coins de brousses. Il était important pour le Président de la République de rappeler les efforts de l’Etat du Mali, de l’engagement du Gouvernement du Mali à assurer la sécurité totale et entière pour l’ensemble des magistrats, au-delà pour toutes les personnes qui sont au service de la Nation aujourd’hui. L’objectif premier ultime, c’est de retrouver le Président Sounkalo Koné sain et sauf, de le remettre à sa famille et de lui trouver le moyen justement de reprendre le plus normalement du monde sa fonction. Mais au-delà du Président Sounkalo Koné, c’est aussi le sort de l’ensemble des magistrats qu’il s’agit, l’État a cette obligation de fournir la sécurité totale à l’ensemble des magistrats par ce que tout simplement le juge est un acteur essentiel de la justice et la justice d’une Institution qui aujourd’hui est le premier symbole de l’État de droit. L’engagement du Président de la république, l’engagement de l’ensemble des membres du gouvernement autour du Premier ministre vise aujourd’hui à retrouver ce juge et à replacer l’ensemble des magistrats qu’ils soient de Bamako, en dehors de Bamako dans une situation de sécurité qui le permet aujourd’hui de pouvoir exercer le plus convenablement possible du monde leur métier. Mais au-delà, les juges ont été révoltés par ce que souvent montrés du doigt violemment sous le couvert de critiques, mais au-delà de la critique, sous le couvert presque de la calomnie pour certains de nos juges souvent la haine au cœur, la bave dans la bouche sans aucune espèce de retenue, viser le juge dans les propos d’une telle violence qui sont insupportables pour les juges, mais qui sont pour le Président du Conseil de la Magistrature et qui sont aussi pour le ministre de la Justice, garde des Sceaux que je suis. Et, c’est pour cela qu’il faut appeler les uns et les autres à la retenue. Un certain nombre de propos malencontreux, un certain nombre d’actes irrépréhensibles, un certain nombre d’attitudes peuvent exposer le juge ; et aujourd’hui la situation du juge Sounkalo Koné, est une situation qui n’est pas normale dans notre pays. C’est pour cela qu’aussi bien qu’en tant ministre de la Justice, garde des Sceaux, je peux entendre et comprendre la critique, vis –à-vis de la justice, la critique vis-à-vis des juges autant insupportables de voir les gens calomnier le juge. Avoir la haine au cœur contre les juges et la bave à la bouche contre le juge et tout ce propos malencontreux peuvent les exposer. Je pense qu’il faut aujourd’hui que la raison revienne, que les uns et les autres soient situés dans le cadre de leur responsabilité et qu’ils entendent leur limite, leur propre limite de manière à ce que la justice que l’ont sauve aujourd’hui, la justice que l’ont sauve demain, c’est pour le bonheur de l’État de droit et nous sommes là pour l’État de droit bien évidemment’’ a évoqué le ministre Konaté.
Il faut juste rappeler que seulement, le dimanche dernier, le Président de la république Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, avait évoqué cette préoccupation majeure qui est la sienne en recevant les populations de Niono dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba : ‘’J’ai instruit au Premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour ramener sain et sauf le juge du tribunal d’instance de Niono, s’attaquer au juge, c’est de s’attaquer à l’État de droit, nous devons protéger les juges, nous devons sécuriser les juges, et sauvegarder les juges, les juges c’est l’État de droit’’, avait insisté le chef de l’État.

Par Sidi Dao




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