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samedi 23 octobre 2021
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Litige autour du TF 180 à Kalabambougou: Les malades blanchis de la lèpre réclament justice

Le Comité syndical de l’Hôpital de dermatologie de Bamako (Ex CNAM), et le Collectif des présidents des Associations des malades blanchis de la lèpre ont conjointement organisé, le samedi 2 octobre 2021, une conférence de presse sur le thème : « Situation des 24 Ha de Titre Foncier N°180 sis à la Kalabambougou», dans la salle de conférence de l’hôpital sise à Djicoroni Para.

Cette conférence de presse était animée par le Collectif des présidents des Associations des malades blanchis de la lèpre, Goulou Moussa TRAORE ; et le Secrétaire général du Comité syndical de l’Hôpital de dermatologie, Sidiki DJIRE.
Dans son exposé liminaire, le président, Goulou Moussa TRAORE , a rappelé que ladite parcelle avait été affectée au département de la Santé par le Conseil des ministres du 25 avril 2001 aux fins de satisfaire les besoins d’extension du Centre national d’appui à la lutte contre la Maladie (CNAM) ; et de dégager des parcelles d’habitation pour les malades blanchis de la lèpre et illégalement installés dans l’enceinte du CNAM.
A la suite de cette décision du Conseil de ministre, ladite parcelle a fait l’objet d’occupation anarchique, de morcellement arbitraire et aussi d’actes administratifs portant cessation des certaines parties. Aussi, des procédures judiciaires sont en cours entre différents protagonistes à propos de la paternité du site.
Depuis 2014, une décision de justice a autorisé les malades blanchis de la lèpre à occuper le titre foncier n°180 offert par l’Etat malien en 2001.
Aussi, il est important de rappeler que depuis l’apparition des premiers litiges, les victimes, selon leurs représentants, ont gagné tous les procès intentés contre elles.
Mais, depuis la dernière décision de justice, rien n’est fait. Leur grosse d’expulsion et d’évolution ne parvient pas à être exécutée par les autorités foncières.
Aujourd’hui, ils sont 624 personnes bénéficiaires à prendre leur mal en patience face à l’incapacité des autorités compétentes à les mettre dans leurs droits.
«Et pourtant, nous avons obtenu ces 24 hectares de Kalabambougou, en remplacement de notre siège qui était près de l’ancien aéroport de Bamako, aujourd’hui ACI 2000 », a déploré Goulou Moussa TRAORE.
Mais, a clamé haut et fort Goulou Moussa TRAORE, deux responsables politiques, à la conquête du pouvoir en 2013, ont bloqué les dossiers.
A ce niveau, il a accusé l’ancien ministre Mohamed Aly BATHILY et l’ancien PM Moussa MARA.
Alors qu’il était dans la course pour le présidentielle, Moussa MARA, de l’avis du conférencier, aurait demandé à la population qui étaient installée sur le site de voter pour lui, qu’après il allait leur restituer l’espace.
«Ils ont tous deux tenté, mais ont échoué avec leurs complices dans les services administratifs fonciers du Mali», a dit Goulou Moussa TRAORE.
Face à ce nouveau blocage, les conférenciers en appellent à l’implication des plus hautes autorités de la transition, en l’occurrence, le président Assimi GOÏTA et son Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA.
«Nous demandons humblement aux autorités actuelles de la transition, singulièrement le président Assimi GOITA et au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA de s’impliquer pour que notre TF N° 180 nous soient remis. Nous avons gagné tous nos jugements, mais le deux poids deux mesures prévalent dans l’application de la grosse dont nous disposons depuis des années», a imploré Goulou Moussa TRAORE, président du Collectif des présidents des Associations des malades blanchis de la lèpre.
Il se dit offusqué de constater que les responsables en charge refusent d’appliquer la loi, défient l’autorité de l’Etat.
«Nous sommes prêts à mourir, mais aucun centimètre ne sera enlevé de ce qu’on nous doit, de ce qui nous a été donné par l’Etat lui-même», a mis en garde Goulou Moussa.
Pour Sidiki DJIRE, Secrétaire général du Comité syndical de l’Hôpital de dermatologie, c’est un réseau mafieux qui est à la tête des services des domaines qui veut tout faire pour empêcher les bénéficiaires d’occuper leur espace.
«Il y a une Mafia qui existe dans ce département des domaines. Car, les chefs ont changé, les gouvernements ont changé, c’est l’opportunité pour eux de s’accaparer de notre espace. Nous ne demandons qu’à ce qu’on nous donne nos parcelles comme la loi de la République l’a dit, après les jugements que nous avons gagnés», a-t-fustigé.
De son avis, la justice doit condamner le Domaine par rapport à l’attitude de ses responsables.
«Tous ceux qui sont des décideurs au niveau du ministère des Domaines jusqu’à la direction régionale du district du temps d’IBK à maintenant doivent être relevés par Assimi et Choguel pour assainir le milieu des domaines et des affaires foncières, afin que les textes soient respectés à ce niveau», a préconisé Sidiki DJIRE.

Par Abdoulaye OUATTARA




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