Search
jeudi 4 mars 2021
  • :
  • :

L’ONU, le FMI et les progrès politiques et économiques du Mali: cinglant désaveu pour l’opposition

En battant le pavé, il y a quelques semaines, pour dénoncer une supposée mauvaise gouvernance du régime, et en s’égosillant sur tous les toits pour tenter de discréditer et mettre sur la place publique les tares surdimensionnées du gouvernement, l’Opposition républicaine et démocratique vient d’être rattrapée par la triste réalité. En espace d’une semaine, elle enregistre un cinglant désaveu de la part de l’Organisation des Nations Unies (dernier Rapport de Ban Ki-Moon) et du Fonds monétaire international (FMI) ayant tous les deux félicité le régime pour des progrès politiques et économiques, enregistrés dans le pays.

En politique, il faut savoir faire preuve de patience. Ensuite, il faut faire preuve de patience. Et, enfin, il faut savoir faire preuve de patience. Cette leçon de sagesse politique n’est apparemment pas la chose la mieux partagée par une opposition, encline à la vindicte politique, comme la nôtre, dont les animateurs veulent pourtant apparaître comme des « bons samaritains » en la matière. C’est du moins ce qu’on comprend à la lecture de sa démarche, de ses interventions ou de la manière dont elle s’y prend quand il s’agit des situations ou des questions d’intérêt national, toujours déterminée qu’elle est à noircir le tableau.
Il est malheureux quoi qu’on dise, de constater que Soumi et ses amis, au lieu d’utiliser leurs énergies et leurs intelligences dans un débat constructif, se sont transformés en des commentateurs peu ingénieux de l’actualité politique quotidienne pour dénigrer le régime ou encore faire porter le chapeau au président IBK sur des situations pour lesquelles il est totalement étranger. Certes, d’aucuns peuvent rétorquer que l’opposition est dans son bon rôle de contestation et de critique de l’action gouvernementale, que lui confère la pratique démocratique. Mais, dans notre contexte politique, où vit le pays, il ne s’agit point de critiquer pour se faire simplement entendre, mais apporter une plus-value politique en vue d’améliorer les choses.
En tout état de cause, les événements récents ont démontré à suffisance cette absence de vision claire et d’analyse objective des leaders de l’opposition surtout lorsqu’il s’agit de la situation politique et économique du pays. Et pour preuve : les derniers avis sur le Mali, à savoir le quitus du FMI et le rapport de l’Onu sur la situation sécuritaire du pays, en disent longs sur les progrès réalisés.
En lançant toute sorte d’invectives, allant des promesses non tenues à la non partition du pays, en passant par l’insécurité, les difficultés pour se nourrir et les détournements supposés des ressources destinées à la défense et à la sécurité nationale, Soumaïla Cissé (URD), chef de file de l’opposition, et Tiébilé Dramé (Parena), sont partis, chacun de ses diatribes, déclarant en face d’une foule acquise à la cause, « le ras-le-bol général ».
Mais voilà, à peine deux semaines, c’est un autre son de cloche, plus neutre et plus crédible, qui vient d’apporter un cinglant démenti à tous ces griefs proférés par des oiseaux de malheur sur fond de dénonciation politicienne. Ces preuves palpables qu’un autre Mali existe, en dehors des diatribes de l’opposition, sont fournies par le dernier rapport du Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, sur la situation dans notre pays, et l’approbation par le FMI d’un nouveau décaissement en faveur du Mali au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Ils, en ce qui les concerne, ont conclu à des progrès politiques et économiques enregistrés par notre pays.
« Un an après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par le Gouvernement malien et certains groupes armés, et trois ans après le début du déploiement de la MINUSMA, le Mali a nettement progressé vers la stabilité », c’est le constat fait par le patron de l’ONU qui a salué au passage le rôle moteur joué par le Président de la République, réussissant, au fil des ans, à maintenir un dialogue politique qui a permis d’avancer dans l’application des réformes politiques et institutionnelles. Par ailleurs, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies a constaté avec satisfaction que le gouvernement se montre déterminé à enrayer l’expansion de l’extrémisme violent et que, à cette fin, il a fait siennes les cinq priorités énoncées dans l’Initiative d’assistance intégrée pour la lutte antiterroriste pour le Mali, à savoir : le renforcement du système judiciaire; la coordination des questions liées au terrorisme aux niveaux national et régional; la réforme du secteur de la sécurité; l’amélioration de la sécurité des frontières; et la prévention de l’extrémisme violent. Voilà pourquoi il a encouragé le régime à poursuivre l’action qu’il mène pour élargir la couverture des services sociaux de base dans les régions du centre et du nord afin que les populations touchées par le conflit bénéficient des dividendes de la paix tant attendue.
S’agissant des progrès économiques, c’est le FMI qui en donne la preuve par ces termes : « les autorités maliennes continuent de faire des progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. La croissance est robuste et l’inflation reste faible, même si les conditions en matière de sécurité continuent de poser des difficultés ». Un constat satisfaisant qui a motivé le FMI dans sa décision d’approuver, le 8 juin dernier, le décaissement de la nouvelle tranche de l’aide suite à la cinquième revue de la performance du Mali dans le cadre de FEC. En somme, une nouvelle prorogation dont le Mali bénéficie, en raison de ses performances économiques.
Autant de signaux forts de la part d’organismes crédibles et respectables qui démontrent que le Mali réel existe en dehors du prisme peu flatteur des Soumi et autres ténors de l’opposition.

Par Mohamad D. DIAWARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *