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jeudi 25 février 2021
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Lutte contre le chômage: le projet « un jeune, un taxi » lancé

Pour leur contribution à la lutte contre le chômage, dans notre pays, le Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) et la Société Taxi Plus VIP ont signé, le vendredi dernier, une convention de partenariat pour la mise en œuvre du projet « Un jeune, un Taxi ». Le projet est l’apport du CNJ et de son partenaire visant à appuyer les efforts des autorités nationales pour offrir un emploi décent aux jeunes touchés par le chômage.

Pour formaliser ce partenariat, le 2e vice-président du CNJ-Mali et le Directeur général de la Société Taxi Plus VIP, respectivement, Oumar TOURE et Ibrahim MAIGA ont mis leur cachet sur la convention de la mise en œuvre du projet « Un jeune, un Taxi ». Cette cérémonie de signature s’est déroulée, en présence de plusieurs responsables du bureau exécutif du CNJ-Mali, des organisations faitières de jeunes du Mali, au siège du CNJ-Mali sis à Badalabougou.
Pour ses propos introductifs de la rencontre, le 2e vice-président du CNJ-Mali, Oumar TOURE, a rappelé que cette signature de convention de partenariat est la réponse à l’appel lancé par le CNJ aux Maliens de la diaspora, en vue de susciter leur désir et ambition d’investir au pays, dans l’optique de de réduire le taux de chômage des jeunes, dans notre pays.
Il a expliqué que pour répondre à l’appel du CNJ, le DG de la Société Taxi Plus VIP, qui est un Malien vivant au Canada, a initié le projet « Un jeune, un taxi ». Pour le vice-président du CNJ, ce projet rentre dans le cadre de la lutte contre le chômage dans le pays. Aussi, s’inscrit-il dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions du CNJ de créer des conditions permettant aux jeunes de la diaspora de venir investir au Mali.
« Comme l’histoire nous a donné raison, notre appel a été entendu parce que l’un de nos camarades, Ibrahim MAIGA, qui est un jeune malien vivant au Canada, a accepté de mettre sur pied le projet ‘’Un jeune, un taxi’’, que nous espérons, va contribuer à réduire le taux de chômage au Mali », s’est réjoui M. TOURE.
Le projet « Un jeune, un taxi », a expliqué son initiateur, est sa contribution au développement du pays et à la lutte contre le chômage. En finançant ce projet, a-t-il dit, il répond ainsi à l’appel du CNJ qui exhortait tous les Maliens à faire de la lutte contre le chômage au Mali, sa priorité.
« J’ai saisi cette opportunité pour venir investir chez moi au Mali. Je constate que rien n’a été presque fait comparativement à certains pays. Il y a encore des efforts à fournir dans tous les secteurs de développement du pays », a fait remarquer M. MAIGA.
Dans tous les cas, pense-t-il que les projets ne manquent pour aider le Mali à se développer et à créer de l’emploi pour les jeunes, mais la diaspora a peur de la lourdeur de l’administration et de la corruption dans le pays. Ces choses constituent de réels motifs de découragement pour beaucoup de Maliens qui se préparent à investir au pays et envisager leur retour au bercail.
Pour cette initiative « Un jeune, un taxi », M. MAIGA a expliqué qu’il avait choisi ce secteur de transport et singulièrement le domaine du taxi pour deux raisons principales.
Il s’agit, en premier lieu d’un secteur dans lequel il a beaucoup d’expériences. Car, pendant son aventure au Canada, c’est grâce au taxi qu’il est parvenu à financer ses études et à se prendre en charge.
« J’ai des expériences dans ce domaine que je compte partager avec mes concitoyens afin de contribuer à réduire significativement le taux de chômage de jeunes dans le pays », a-t-il ajouté.
Pour ce qui est du 2e motif de raison, il a relevé que le secteur du taxi est une activité qui permet de nourrir son homme, mais qui est très désorganisé.
« Le domaine est à refaire parce que cette industrie est entièrement désorganisée. Nous voulons, à travers notre projet, faire en sorte que ce secteur change. Pour cela, nous demandons aux jeunes de laisser leur diplôme à la maison pour se mettre au travail. Je pense que là où nous sommes, chacun doit se lever pour aller se battre pour soi d’abord et ensuite pour son pays », a conseillé M. MAIGA.
Contrairement à l’opinion populaire, il soutient que faire du taxi paie mieux que la fonction publique. Selon lui, les chauffeurs sérieux gagnent par mois entre 150 000 à 300 000 FCFA plus que le salaire brut d’un fonctionnaire de la catégorie ‘’A’’. Mieux que cela, ceux, qui vont parvenir à avoir leur propre taxi et le conduire, peuvent gagner plus de 600 000 FCFA par mois.

Par Sikou BAH




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