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lundi 1 mars 2021
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Mali : tragédie électorale !

Où est passé Tiébilé Dramé pour fustiger l’autisme du régime et rappeler à qui veut l’entendre que le salut ne peut provenir du déni et de la politique de l’autruche ? En attendant que les uns et autres finissent de digérer, les voix des hypocondriaques s’étouffent dans le silence complice d’une forfaiture politique qui pourrait se solder par la grande tragédie électorale de l’Histoire… Une histoire qui rendra immanquablement un jour son verdict !

Mais en attendant que les grincheux n’y voient nulle controverse. Mains sur le cœur, le Premier ministre assure que « ce sont des élections pour lesquelles nous avons souhaité à l’unanimité pour sauver/stabiliser la démocratie dans notre pays et surtout faire en sorte que les institutions puissent continuer, et qu’il n’y est pas une crise politico-institutionnelle par la non-tenue de ces élections… »

Que donc les adeptes de Dante s’expatrient bien loin de notre Maliba où tout est permissible, mais pas permissif ! Nation bénie, avec des Manch’Allah, Dieu restera à la commande… pour nous seuls Maliens ! Alors, allons voter, pian ! Et quelqu’un dira sans avoir le courage de Dicko : ‘’mourrons, ceux qui vont mourir, et virons ceux qui vont vivre !

Voici le vif débat de votre Facebookan du jour !

Niaga Diop : IBK a pris l’une des meilleures décisions ces derniers temps en maintenant ces élections. Bravo. On a eu moins d’appels de boycott du deuxième tour. Peut-être, même ceux qui appelaient à ne pas aller voter vont se déplacer massivement ne serait-ce que pour avoir le masque. Rire !

Ras AlPha : L’histoire est juge mon frère !

Moussa Sidibé : J’espère simplement que vous et vos proches serez épargnés par cette propagation du virus ! Je l’espère sincèrement ! C’est triste que la politique vous aveugle sur les dangers de cette pandémie pour un pays comme le nôtre. Beaucoup de morts subites à Bamako sont plus ou moins liées à cette maladie et on ne le dit pas et le virus continue son avancée… entre-temps, vous continuez à chanter politique à une population qui se fait tuer à petit feu en attendant que la nature fasse son œuvre ! Dieu veille sur le Mali !

Niaga Diop : Jugée, mais pas condamnée forcément. Elle sera innocentée. Observons les mesures-barrières. C’est tout ce qu’on nous demande. Personne n’est à l’abri. Même vous étant bien au chaud.

Moussa Sidibé : Niaga Diop, justement et c’est pour cela que là où je suis, l’erreur a été de maintenir les élections. On apprend des erreurs des autres, mais pas à répéter les mêmes bêtises en espérant la baguette magique de Dieu. Et crois-moi, même au chaud, avec un système sanitaire plus performant que celui de chez nous, je reste plus inquiet pour le Mali que pour moi ! Dieu a d’autres choses à faire que de nous répondre tout le monde.

Niaga Diop : Moussa Sidibé, Allah est omniprésent, omniscient et omnipotent.

Donc, relaxe.

Moussa Sidibé : Niaga Diop, moi je suis plus en paix que vous à titre purement personnel… mais pour les parents, non je ne le suis pas et c’est naïf de penser que cela se passera bien pour notre pays, très naïf… Si diriger c’est servir, pour vous, on ne sert pas un peuple en exposant un peuple au risque de mort (même minim) en face d’enjeux politiques non proportionnel en termes d’avenir du pays ! L’exposition du peuple au risque du COVID-19 est-elle nécessaire face à l’enjeu politique de report des législatives ? Je vous pose la question ?

Thierno Amadou Sissoko : Ciwara Tièfaring, parce que les chiffres réels de morts liés au covid-19 dans notre pays ne seront jamais connus. 80 % des morts du virus sont morts seuls à la maison sans aucune prise en charge. J’ai vu plus d’annonces de morts sur Facebook ces deux semaines que pendant toute l’année.

Moussa Sidibé, Thierno Amadou Sissoko, moi je suis juste triste que les Maliens ne voient pas venir le signal avec cette augmentation de morts subites ces derniers temps…

Ciwara Tièfaring : Moussa Sidibé, ils vont payer ça très cher en vie humaine.

Ciwara Tièfaring : On n’en reparlera après les élections. Le temps est un autre nom de Dieu.

Coumba Bagayoko : Vous ne savez même pas ce que vous risquez. Nous avons perdu 33 Maliens, à l’extérieur, victimes du covid-19.

Mohamad Ag Acharom : Avec des réflexions pareilles, je m’inquiète pour l’avenir politique de ce pays…

La relève est à l’image de ceux dont nous décrions aujourd’hui.

Niaga Diop : Mohamad Ag Acharom, avec des commentaires pareils, je comprends le passé de notre pays.

Le témoin est à l’image de ceux que nous regrettons aujourd’hui.

Mohamad Ag Acharom : Niaga Diop, pour ta gouverne, j’ai trop de respect pour ma personne pour m’aventurer dans cet univers sans moral.

J’ai comprends très tôt que les bœufs et les porcs ne pâturent pas dans les mêmes espaces…

Niaga Diop : Mohamad Ag Acharom, en tout cas. Nous les bergers, on a notre bâton. Rire.

Bon repos, mon grand.

Mohamad Ag Acharom : Niaga Diop, nous sommes de la même espèce, avec Dieu comme berger…

Nous sommes soit bœufs dans les prairies ou porcs dans la boue…

Nous, on a choisi la prairie, il ne reste que la boue…

Niaga Diop : Mohamad Ag Acharom, hahahaha. Hahahaa. Je ris dron ! En fait, je voulais dire que je suis un bœuf, mais j’ai réfléchi tellement je suis arrivé à la conclusion que je préfère être le porc pour tout le respect que j’ai pour mon kôrô. Je prends cela sur moi ce dimanche. Prochainement, je ne serai pas aussi tendre hein. J’irai remuer ma gueule dans ton assiette.

Mohamad Ag Acharom : Niaga Diop, excellente journée mon frère…

Ne vous laissez pas salir par la politique… D’autres options existent.

Oumou Tounkara Khalil : Niaga Diop, en plein dans les égouts de la politique. La politique ne justifie pas qu’on ignore cette petite voix qui s’appelle la conscience.

Allah ka an son hakili niuman la.

Pierre Flatié Sanou : Niaga Diop, tu devrais faire preuve d’humilité, personnellement, je suis tour simplement dégoûté par le maintien de ces élections, tu es complètement déconnecté des réalités du terrain, je t’invite à aller visiter le personnel médical pour te rendre compte de leur désarroi. J’espère que tu feras ton mea-culpa.

Al Hassane Hama Thiao : Je pense qu’il aurait dû reporter les élections, ça n’avait pas de sens cette obstination à les tenir au détriment de la santé publique. La vie est sacrée et notre volonté de vivre ensemble va au-delà de la survie des institutions. Disons-nous la vérité, il n’y avait aucun péril en demeure.

Mohamed BA : Niaga Diop, c’est très regrettable ce que tu dis.

L’inconscience des gouvernants est si grande qu’elle ne méritait que le silence de ceux qui ne souhaitent entendre d’élection.

Un des problèmes fondamentaux en Afrique, c’est l’égocentrisme. Nos dirigeants qui se barricadent en sont la parfaite illustration. Et le Malien ne prend conscience que lorsqu’il est directement concerné. Vraiment, dommage.




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