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mardi 9 août 2022
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Malnutrition sévère: l’UNICEF alerte

Des milliers d’enfants sont exposés à la malnutrition sévère cette année à cause des facteurs combinés, dont l’envolée des prix alimentaires, la faible pluviométrie, l’insécurité, la crise en Ukraine, a prévenu l’UNICEF ce mardi 17 mai dans son rapport SOS Enfants. 

Le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère était déjà en hausse avant que la guerre en Ukraine ne menace de plonger le monde dans une crise alimentaire encore plus profonde et la situation est en train de s’aggraver, avertit l’UNICEF dans un nouveau rapport SOS Enfants dont le contenu a été rendu public le mardi 17 mai.

Près d’un million d’enfants à travers le Sahel Central souffrent déjà de malnutrition aiguë sévère potentiellement mortelle. Ce nombre augmentera de 40 pour cent pour atteindre 1,4 million dans les mois à venir en raison des effets combinés de plusieurs crises, notamment la montée de l’insécurité, la hausse des prix des denrées alimentaires et le changement climatique.

La note d’information du document ‘’Malnutrition aiguë sévère : Une urgence passée sous silence qui menace la survie des enfants’’ montre que face aux taux croissants de malnutrition aiguë (ou émaciation) sévère infantile et à la hausse des coûts de traitements vitaux, les financements mondiaux nécessaires pour sauver la vie des enfants concernés sont eux aussi menacés.

« Avant que la guerre en Ukraine n’affecte la sécurité alimentaire mondiale, les familles avaient déjà des difficultés à nourrir leurs enfants en raison des conflits, des chocs climatiques et de la COVID-19 », a déclaré Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Le monde est désormais en passe d’assister à une explosion des décès d’enfants évitables et des cas d’émaciation infantile», a-t-elle déclaré.

Le rapport relève qu’au moins 10 millions d’enfants sévèrement émaciés soit les 2/3 n’ont pas accès aux aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, lesquels constituent le traitement le plus efficace.

D’après les projections, le prix des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi devrait enregistrer jusqu’à 16 % d’augmentation au cours des six prochains mois en raison de l’envolée du coût des matières premières. Une situation qui risque de priver jusqu’à 600 000 enfants supplémentaires de ce traitement vital, compte tenu des niveaux de financement actuels. Les coûts d’expédition et de distribution, également élevés, ne devraient pas non plus baisser.

En Mauritanie, au Niger et au Tchad, la prévalence de la malnutrition aiguë dépasse le seuil d’alerte (10%), tandis que dans de nombreuses zones de ces pays, la prévalence dépasse le seuil d’urgence (15 %), indique l’UNICEF.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre abrite 12% des enfants du monde, mais la région porte un fardeau disproportionné de privations des principaux droits de l’enfant. La région abrite 20% de tous les enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance dans le monde (29,3 millions).

Quant au Mali, plus de 1,2 million d’enfants sont à risque d’être affectés par la malnutrition aiguë en 2022 dont plus de 300 000 par la forme sévère (MAS).  Les mouvements de populations dus à l’insécurité dans certaines localités contribuent à aggraver cette situation déjà préoccupante.

PAR SIKOU BAH




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