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lundi 18 décembre 2017
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Marche contre le Référendum du 9 juillet: résonance au sein de la CMP

La vive protestation des partisans du NON pour le référendum du 9 juillet prochain n’est pas passée inaperçue au sein du camp de la majorité présidentielle qui soutient le projet. Les chants de sirènes du NON ont déjà conduit des partis politiques de ce regroupement à appeler à une nouvelle lecture du texte déjà publié dans le journal officiel. Il s’agit notamment du de : APR-MALIKO, PACP, YELEMA, CNID-FYT.

COMMUNIQUE DU YÉLÉMA RELATIF AU PROCESSUS DE REVISION CONSTITUTIONNELLE

Le parti « YELEMA, le changement » est grandement préoccupé par la division des Maliens au sujet du processus de révision constitutionnelle. Cette division est illustrée par le succès important de la marche organisée à Bamako par le collectif de la société civile opposé au processus. Elle se traduit également par les nombreuses réactions radicales sur les ondes et les réseaux sociaux.
Le parti « YELEMA, le changement » rappelle que le projet de révision est motivé par l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le renforcement de notre vie publique et démocratique ainsi que le progrès du pays vers l’unité.
Le parti « YELEMA, le changement » insiste sur le fait que le projet qui rencontre une forte opposition de nos compatriotes comporte de nombreux points positifs pour le pays. À ce titre, de nombreux arguments des opposants au projet sont au moins discutables voir contestables.
Le parti « YELEMA, le changement » relevé cependant que le projet contient des insuffisances significatives illustrées notamment par une présidentialisation accrue du régime, mais aussi et surtout par un processus qui n’a pas suffisamment associé les forces vives maliennes. Il faut également déplorer le délai trop court pour tenir la consultation référendaire et de permettre une vulgarisation acceptable du texte auprès de l’ensemble des Maliens. Ces éléments ont d’ailleurs été soulignés par le secrétaire général des Nations unies dans son dernier rapport sur pays (page 41 paragraphe 60).
Eu égard à ces constats et compte tenu de la situation, le parti « YELEMA, le changement » demande au chef de l’État de surseoir à ce projet de révision constitutionnelle et de le réorganiser conformément au chronogramme ci-dessous propose :
– Organisation pendant le mois de juillet 2017, sur l’ensemble du territoire national et au sein de la diaspora. Des consultations avec les forces vives notamment les organisations de la société civile opposent au projet sur la base des points contestés ;
– Centralisation des points de consensus et reconfiguration du projet par le Ministère en charge de la réforme de l’État, courant le mois d’aout 2017 avant sa validation par les forces vives ;
– Engagement du processus de validation par l’administration jusqu’au Conseil des ministres courant septembre 2017 ;
– Soumission du projet a l’Assemblée nationale courant octobre 2017 en marge de sa session budgétaire ;
– Organisation du référendum le 26 novembre 2017 en même temps que les élections régionales et du district
Le part YELEMA le changement estime que cette suggestion permettra d’obtenir les consensus souhaitables ainsi de conduire avec succès ce projet important pour notre pays.
Toutefois, si les autorités maliennes devaient maintenir le référendum constitutionnel du 9 juillet 2017, le parti « YELEMA, le changement » informe ses militants, sympathisants, et l’ensemble du peuple malien qu’il n’émet aucune consigne de vote en faveur ou contre le projet. ll demande à chaque citoyen de voter en son âme et conscience en espérant que nous n’en serons pas là.
Bamako, le 17 juin 2017
Le président

Moussa MARA
Commandeur de l’Ordre national




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