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jeudi 5 décembre 2019
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Massacre à Ogossagou: réactions des Partis politiques et Associations

Après le camp militaire de Dioura, ce 17 mars 2019, le village Ogassagou situé dans la région de Mopti a été, ce 23 mars 2019, la cible de groupes armés encore non identifiés. Au moins 100 personnes ont été tuées dans cette attaque, selon plusieurs sources. En outre, les dégâts matériels sont également importants. Selon les mêmes sources, presque toutes les cases du village ont été brûlées, le cheptel décimé et des greniers ravagés. Une scène d’une rare atrocité unanimement Condamnée par la société civile et des partis politiques.

La MINUSMA condamne fermement les attaques perpétrées contre des civils dans le cercle de Bankass

Bamako, le 23 mars 2019 – C’est avec consternation que La MINUSMA a appris que des attaques ont été perpétrées ce matin au village d’Ogossagou-Peulh, dans le cercle de Bankass dans la région de Mopti. La MINUSMA condamne fermement de telles attaques perpétrées contre des civils qui auraient coûté la vie à plus de 100 personnes dont des femmes et des enfants.

Face à ce drame inqualifiable, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, M. Mahamat Saleh Annadif, a appelé à la cessation de la spirale de la violence. Il a annoncé par ailleurs que dans le cadre son mandat de protection des civils, une force de réaction rapide de la MINUSMA a été aussitôt déployée sur les lieux de l’incident. De même, des mesures destinées à évacuer les blessés vers Sévaré ont été pris.

« La MINUSMA se tient prête à soutenir le Gouvernement du Mali pour toute action susceptible d’apaiser la situation. Je lance un appel aux autorités maliennes pour diligenter une enquête afin que justice soit faite et que les auteurs de ces atrocités répondent de leurs actes », a-t-il déclaré.

Communiqué du Gouvernement sur l’attaque du village d’Ogossagou (Bankass)

Dans la matinée du samedi 23 mars 2019, des éléments armés non encore identifiés ont attaqué le village d’Ogossagou, dans le cercle de Bankass, région de Mopti. Cette lâche attaque a fait plus de cent morts parmi les populations civiles. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances de ces crimes.

Le Gouvernement condamne avec la dernière rigueur cet acte odieux et exprime sa compassion aux familles des victimes innocentes.

Le Gouvernement réitère sa détermination à mettre tout en œuvre pour traquer les auteurs de cette barbarie d’un autre âge et de les punir, conformément aux lois en vigueur. Dans le même esprit, le Gouvernement va continuer d’assurer la protection des populations, de recréer les conditions d’une véritable cohésion sociale et de promouvoir la réconciliation nationale.

Dans ces moments difficiles face à des ennemis invisibles dont la lâcheté est sans commune mesure avec notre volonté de vivre en commun dans la quiétude et la sérénité, la nation malienne doit rester plus que jamais unie et solidaire.

Bamako le 23 mars 2019

Massacre Ogossagou : Dana_Amba Sagou condamne

« Nous n’avons rien à voir avec ce massacre que nous condamnons avec la dernière rigueur. Nous ne sommes pas impliqués là-dedans ni de près, ni de loin

La tenue des chasseurs, tout le monde peut la porter, on la trouve au marché. Il y a même des mouvements qui portent la tenue militaire actuellement à Bankass et ils ne sont pas militaires

Nous avons signé un cessez-le-feu unilatéral et nous l’avons signé avec personne. Chaque jour un dogon est tué. La Minusma est au courant, nous le lui avons dit, ces deux derniers mois beaucoup de Dogons ont été tués et personne n’en parle

Nos villages sont aussi attaqués, brûlés et des gens tués, c’est pour cela que nous avons repris les patrouilles. Ce qui est arrivé est terrible mais nous ne sommes pas responsables de ces massacres ». Dixit le Capitaine Goudienkilé un des porte-parole de la milice

La CMA condamne et appelle le gouvernement à diligenter une enquête

La Coordination des Mouvements de l’Azawad a appris avec la plus grande émotion l’horrible massacre de plus de 130 personnes toutes de la Communauté Peule, comprenant femmes, enfants et vieillards par des individus armés à Ogossago dans le Cercle de bankass, Région de Mopti ce 23 Mars 2019

La CMA condamne avec la dernière énergie ce crime imprescriptible, contre des populations civiles extrêmement vulnérables, appelle à la cessation immédiate de ces massacres qui s’apparentent à un véritable pogrom orchestré.

La CMA adresse ses sincères condoléances attristées aux familles des victimes, à la nation malienne toute entière et souhaite prompt rétablissement aux blessés rescapés.

La CMA appelle le gouvernement malien et tous ses partenaires à diligenter dans les meilleurs délais une enquête pour identifier les auteurs de ces crimes et les traduire devant la justice nationale et internationale.

Le Porte-Parole de la CMA

Eouari Brahim AG EOUEGH

ADP-Maliba appelle l’Etat à s’assumer

J’ai appris avec effroi l’énième meurtre de masse perpétré dans un village peulh au Centre du Mali. Plus de 130 morts à Ogossagou sans compter tous les corps calcinés, des centaines de cases et de greniers brûlés, tous les troupeaux décimés. Un scandale et une honte pour notre pays. Je tiens à présenter mes plus sincères condoléances aux familles des victimes.

Il n’y a pas plus d’une semaine, c’est un camp militaire qui était à son tour attaqué à Dioura faisant des dizaines de morts dans les rangs de nos forces Armées. A chaque fois l’ennemi semble changer de visage.

Là où des militaires armés subissent des pertes en vies humaines suite à des attaques perpétrées contre leur camp militaire, ce ne sont pas les paisibles populations civiles non armées qui pourront faire face à la barbarie obscurantiste d’un autre temps. C’est à l’État de s’assumer et de défendre TOUS ses citoyens sans exclusive.

Il est inadmissible que des milices sans foi ni loi continuent de semer la terreur en dictant la loi du sang en toute impunité. Je renouvelle l’interrogation formulée dans mes récentes déclarations: Qui arme ces milices ? L’État doit enfin répondre à cette question et s’engager sans délais à les désarmer.

Que les autorités sachent que l’Histoire a toujours jugé du très mauvais côté les États pour leur silence et leur impuissance face au massacre en masse de leur Peuple.

Aliou Diallo

Président d’honneur de l’ADP-Maliba

Bamako, le Samedi 23 Mars 2019

Les Mouvements Impliqués dans le Processus de Paix appellent au dépassement de divergences

La Plateforme, le MSA, la CME, le Ganda Izo, la CMFPR3 et le CJA ont appris avec une immense tristesse le massacre de plusieurs dizaines de personnes dont des femmes, des enfants et des personnes âgées ce jour 23 mars 2019 dans le village d’Ogossagou, commune de Dialassagou, cercle de Bankass.

La Plateforme, le MSA, la CME, le Gando Izo, la CMFPR3 et le CJA

condamnent avec la dernière rigueur ce crime de masse et présentent en cette douloureuse occasion leurs condoléances les plus attristées aux familles des disparus, au Peuple Malien et souhaitent prompt rétablissement aux blessés.

La Plateforme, le MSA, la CME, le Gando Izo, la CMFPR3 et le CJA réitèrent leur invitation au Gouvernement et aux frères de la CMA sur l’absolue nécessité du dépassement de toutes leurs divergences pour ensemble sécuriser les populations conformément aux engagements pris par tous.

La Plateforme, le MSA, la CME, le Gando Izo, la CMFPR3 et le CJA exigent la prise de mesures urgentes pour la cessation immédiate et définitive des crimes de masse , ils demandent également la mise en place d’une commission d’enquête indépendante constituée de personnalités compétentes et neutres afin d’identifier les causes et les responsables de ces massacres pour qu’ils répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.

Bamako le 23 mars 2019.

La Cellule de Communication

Mohamed Ag Albachar et Youssoufa Ahamadou

L’URD dénonce ’échec patent du plan de sécurisation intégré des régions du centre

L’Union pour la République et la Démocratie (URD) a appris avec émotion et consternation que le village de Ogossagou-Peulh dans le cercle de Bankass a été attaqué par des hommes armés le 23 mars 2019 faisant plus de 130 morts et de nombreux blessés. Les maisons et les greniers entièrement incendiés confirment les prémices d’un génocide planifié en cours d’exécution.

En cette douloureuse circonstance l’URD présente ses sincères condoléances aux familles des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

L’URD condamne cette attaque inhumaine et barbare qui a presqu’anéantie tout le village en n’épargnant ni les femmes enceintes, ni les enfants, ni les greniers, ni les animaux, et ce, au moment où la mission onusienne d’évaluation de la sécurisation et de la stabilisation du Mali séjourne à Bamako.

Cet énième carnage, après ceux de Koulogo en janvier 2019 et de Dioura le dimanche 17 mars 2019, prouve à suffisance l’échec patent du plan de sécurisation intégré des régions du centre annoncé en grande pompe il y a quelques mois par le Premier ministre. Trop c’est trop ! Notre pays ne doit et ne peut plus continuer à vivre avec ces différentes scènes horribles et inacceptables.

Finalement aucune vision et aucun plan de pacification des régions du centre ne sont perceptibles au sommet de l’Etat. C’est pourquoi, face à la dégradation alarmante de la situation sécuritaire du pays, l’URD interpelle fortement Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta sur l’incompétence, les manquements et les négligences de son Gouvernement ayant entraîné de tels drames. L’URD demande avec force la démission du Gouvernement !

L’URD souhaite qu’une enquête internationale soit conduite à terme afin que les auteurs, coauteurs et les éventuels complices de ce drame inacceptable soient punis conformément à la loi.

C’est pourquoi, l’URD invite la communauté internationale à étendre son assistance au centre du Mali et à déployer toutes les énergies nécessaires en collaboration avec les forces armées et de sécurité du Mali pour circonscrire ces massacres.

L’URD exprime toute sa solidarité et tout son soutien à l’endroit des déplacés, des populations du centre du pays (et singulièrement à la communauté peule) qui ont subi de lourdes pertes en vies humaines ces derniers temps et qui restent malheureusement sous la menace d’autres attaques.

Bamako, le 23 mars 2019

Le Président de l’URD

Honorable Soumaïla Cissé

 




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