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lundi 10 décembre 2018
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Massacres de civils à Ménaka: où sont passés les défenseurs des droits de l’homme ?

Depuis quelques jours, les populations civiles de la région de Ménaka font les frais de la lâcheté des terroristes qui s’en prennent aux femmes, enfants et vieillards. À l’intervalle d’une semaine, près d’une soixantaine de civils innocente ont été sauvagement tués. Au-delà des communiqués de condamnation, il urge de prendre des dispositions nécessaires pour mettre ces populations à l’abri de cette barbarie moyenâgeuse.

Alors qu’elles sont promptes à dénoncer le moindre soupçon de meurtre commis par les FAMA ou de tous ceux qui se battent contre le diktat terroriste, les organisations des droits de l’homme, dont Human Rigt et la MINUSMA, se terrent face au drame humain de la région de Ménaka, ces derniers jours. En effet, ‘’en représailles aux différents revers militaires que leur ont infligés les combattants de la Coalition MSA-GATIA, les terroristes ont massacré plusieurs dizaines de civils innocents. Après avoir massacré près d’une cinquantaine de civils de la communauté Idaksahak dans les campements d’Aklaz et Awakassa, les vendredi 27 et samedi 28 avril, les terroristes ont fait une quinzaine de tué, le mardi 1er mai, dans le campement Imghad à Tidimbawen et dans le campement des Idarfane à Intaylalene dans la commune de Ménaka.
À part des quelques condamnations du bout des lèvres, c’est le silence radio et même l’inaction face à ce drame humain de Ménaka. Pourtant, profitant de la tribune que lui offre la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la MINUSMA, le jeudi 12 avril dernier, le chef de la Division des Droits de l’Homme, M. Guillaume Nguefa, avait tenu des propos très malveillants à l’encontre des louables actions de sécurisation de la région de Ménaka, menées par la Coalition MSA-GATIA. Ignorant qu’on ne défend pas les terroristes, M. Guillaume Nguefa est aujourd’hui devant le fait accompli. Face à la position aujourd’hui peu confortable de ces organisations partisanes de défense des droits de l’homme, nous convenons avec la coalition MSA-GATIA : « un mensonge n’a jamais justifié un salaire, et n’a jamais été à l’origine du renouvellement de mandat d’une mission des nations unies ». En tout cas, le drame de Ménaka n’est pas le premier occulté. On se souvient encore de la mise à feu du marché d’Infoukaretane avec exécutions sommaires de civils par des malfrats ; la mise à feu du marché d’Indelimane avec exécutions sommaires de civils par des bandits armés ; l’exécution de civils à Anderamboukane par les mêmes bandits ; la mise à sac du village d’Inwelane avec assassinats de vieilles personnes, dont des marabouts et la mise à feu de leur bibliothèque religieuse ; l’assassinat de civils dans la commune d’Anchawadj ; l’assassinat de civils à Tamalat ; l’assassinat de civils et la mise à feu du marché d’Aglal ; l’exécution sommaire de civils à Imenas et Samett, etc. Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive, car d’autres exactions régulièrement commises par les malfrats sont difficiles à répertorier.
Au-delà de simples mots de condamnation, nous pensons que Ménaka a aujourd’hui besoin d’actions vigoureuses contre ces fous de dieu de la part de la communauté internationale et du gouvernement du Mali, en guise de réconfort moral à l’endroit de ces populations durement éprouvées.

PAR MODIBO KONE




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