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samedi 19 juin 2021
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Migration irrégulière: une meilleure connaissance des enjeux

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’information et de sensibilisation sur les risques et dangers de la migration irrégulière et de la promotion de la libre circulation dans l’espace CEDEAO, le ministère des Maliens de l’extérieur a abrité, hier lundi 7 juin, un atelier de renforcement des capacités des acteurs dans les domaines de la migration-développement et la libre circulation dans l’espace CEDEAO. La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef de cabinet du ministère des Maliens de l’extérieur, Mohamed Ag ALBACHAR ; en présence du coordinateur de l’Agence espagnole de coopération internationale au développement, Ovejero Dhon Guan ANTONIO, et de plusieurs acteurs.

Le Coordinateur de l’Agence espagnole de coopération internationale au développement, Ovejero Dhon Guan ANTONIO, a précisé qu’avec ce projet il ne s’agit pas de la répression de la migration irrégulière ni les questions liées aux activités socio-économiques ou à la formation professionnelle, mais de sensibiliser, former, informer sur les lois, les normes, les règlements nationaux et internationaux qui se rapportent à la migration.

Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet a souligné que la migration est devenue l’un des enjeux majeurs de notre temps qui nécessite, non seulement, la mise en œuvre d’actions concrètes pour contenir ses effets et impacts négatifs et pour optimiser ses avantages, mais aussi, une connaissance parfaite de ce phénomène pour prendre des décisions politiques courageuses.
Il a déploré qu’en dépit de nombreux débats et reportages dans les médias, les questions migratoires restent méconnues du grand public et des praticiens qui évoluent dans ce domaine.
Concernant la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO, il a informé que d’importants textes ont été adoptés par les Chefs d’État depuis sa création en 1975. Le chef de cabinet a fait allusion au protocole de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO en 1979, l’approche commune de la CEDEAO sur la migration et le développement, l’établissement du passeport CEDEAO, la carte d’identité biométrique…
Cependant, regrette-il la non-application de ces textes et le fait que les citoyens de la communauté restent confrontés à des difficultés telles que les tracasseries routières ou administratives.
« Cet état de fait s’explique par le déficit de connaissance des populations et des agents de l’administration publique en charge de l’application de ces textes. C’est pourquoi, nous nous réjouissons aujourd’hui de l’initiative de cet atelier qui permettra de renforcer les capacités des acteurs dans le secteur de la migration et de la libre circulation », a expliqué Mohamed AG ALBACHAR.
Ainsi, à travers plusieurs sessions de formation, cet atelier réunira respectivement à Bamako, Sikasso et Kayes, les praticiens du secteur pour une meilleure connaissance des enjeux migratoires pendant 27 jours soit 9 jours et 3 sessions de formations par zone d’intervention du projet.
En effet, le projet « Information et sensibilisation sur les risques et dangers de la migration irrégulière et de promotion de la libre circulation dans l’espace CEDEAO’’, financé par le Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’Union Européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, est mis en œuvre conjointement par le ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine (MMEIA) et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (AECID). Il a pour objectif le renforcement de la gestion des migrations au Mali par l’amélioration du niveau de connaissance des populations sur les risques liés à la migration irrégulière et sur les possibilités de migration régulière dans l’espace sous- régional.

PAR MODIBO KONÉ




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