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vendredi 26 février 2021
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Mise en œuvre de l’Accord pour la paix au Mali: l’appel à la création d’un observatoire

Les organisateurs du Forum sur le rôle des organisations de la société civile dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, tenu les 13 et 14 mai derniers au CICB, avec l’appui technique et financier du NDI (National democratic Institute) -Mali, de l’USAID et du PNUD, ont animé, hier mercredi, à l’hôtel Salam, une conférence de presse de restitution de ses résolutions.

L’un des objectifs dudit forum est la mise en place d’un Observatoire de veille et d’alerte de la société civile pour permettre cette dernière de disposer d’un Organe fédérateur comme l’interlocuteur de tous ses partenaires.
Les principaux animateurs étaient Mohamed Ag HAMANI, président du Forum des OSC, non moins président du Mouvement patriotique du Mali (MPM) et Allaye Boureima TOURE, président du Conseil national de la société civile du Mali. C’était en présence du directeur-résident du NDI-Mali, Badiè HIMA ; et d’autres responsables et acteurs de la société civile, notamment le président du Forum des organisations de la société civile, Mamoutou DIABATE ; et celui du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali), Mohamed Salia TOURE.
Il ressort de la déclaration liminaire faite par Ag HAMANI que la crise institutionnelle et sécuritaire, que le Mali subissait depuis 2006 et son rebondissement en 2012, est la traduction des limites des politiques des régimes successifs, en matière de gouvernance.
Aussi, note-t-on, la crise de 2012 est la conséquence de 4 logiques qui s’imbriquent et s’aggravent réciproquement : la crise irrédentiste dans les régions du Nord ; la crise terroriste et djihadiste ; l’exacerbation du narcotrafic et la crise politico institutionnelle.
Par ailleurs, rappelle-t-il, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé les 15 mai et 20 juin 2015 à Bamako, à l’issue d’un long et laborieux processus sous le leadership politique de l’Algérie auquel des pays voisins du Mali, les organisations africaines, les Nations unies, la France et l’Union européenne se sont joints.
Selon les conférenciers, la société civile ne saurait rester en marge de ce processus, d’autant plus que d’une part, l’article 51 de l’Accord stipule : « les parties demandent à la classe politique, ainsi qu’à la société civile, notamment les organisations de femmes et de jeunes, les médias, les communicateurs traditionnels et les autorités religieuses et coutumières, d’apporter leur plein concours à la réalisation des objectifs de l’Accord ».
D’autre part, la population civile et les forces nationales de défense et de sécurité ont payé et continuent toujours de payer un lourd tribut en termes de victimes de l’escalade de la violence.
C’est dans cet état d’esprit, a fait savoir Ag HAMANI, que le Mouvement patriotique pour le Mali, Global Mali 2025, la Plateforme et leaders Kel Tamasheq pour l’unité nationale du Mali, la Fondation Balanzan pour la gouvernance et la stabilité, le Réseau Handi action, développement et perspectives ; ainsi que les organisations de la société associées ont organisé un Forum, les 13 et 14 mai 2016 au CICB, en vue de partager et d’échanger sur la contribution de la société civile à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.
Dans la même dynamique, soutient le conférencier, ce forum était une occasion pour les OSC de réitérer leur accompagnement et de contribuer de manière positive à la paix et à la réconciliation ; de faire l’état des lieux de sa mise en œuvre, 8 mois après sa signature et de réfléchir à l’organisation et au fonctionnement d’un mécanisme pouvant prendre la forme d’un Observatoire de veille et d’alerte pour permettre à la société civile de disposer d’un organe fédérateur comme l’interlocuteur de tous ses partenaires, etc.
En conclusion, reconnaissent les conférenciers, certes, l’Accord pour la paix n’est pas parfait, mais il constitue une base de travail pour entamer le processus sur la base d’un dialogue direct, objectif, mais sans violences, dans lequel la société civile, composante essentielle de la nation a son mot à dire.

Par Sékou CAMARA




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