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dimanche 28 février 2021
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Mise en œuvre de l’Accord pour la paix: le CNCA débat réformes politiques et institutionnelles

Le secrétariat permanent du Comité national de coordination de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (SP/CNCA) organise, depuis hier lundi au Grand Hôtel, en partenariat avec le NDI-Mali et l’USAID, un atelier sur les réformes politiques et institutionnelles induites par l’Accord pour la paix, issu du processus d’Alger.

Présidée par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la réforme de l’État, Adama CISSOUMA, la cérémonie d’ouverture des travaux de trois jours, s’est déroulée en présence du Directeur-résident du NDI-Mali, le Dr Badiè HIMA ; le secrétaire permanent du CNCA, Inhaye AG MOHAMED, et d’autres membres de son comité. On y notait également la présence des responsables des partis politiques, des acteurs de la société civile, des leaders religieux ; ainsi que des représentants des services publics et des collectivités.
Il ne faut pas confondre le Comité national de coordination de la mise de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CNCA) et le Comité de suivi de l’accord (CSA).
En effet, le CNCA est un comité interne dont la fonction essentielle est de planifier et de coordonner les actions et engagements du gouvernement contenus dans l’accord, tandis que le CSA est un organe à part entière.
Pour le Dr HIMA, cet atelier est d’une importance capitale pour le processus de paix et de réconciliation au Mali. Il a salué le partenariat très dynamique entre le CNCA et son institut.
Aussi, a-t-il remercié, l’ensemble des experts qui ont travaillé durant des semaines pour partager leur relecture des différents textes et les interrelations entre les acteurs du processus.
Le CNCA comprend des membres permanents, des membres associés et un secrétaire permanent. Il a un rôle et une place très importants pour la paix et la réconciliation.
Par ailleurs, le CNCA vise à coordonner, impulser et produire des rapports. Il s’agit d’éviter les erreurs du passé dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.
Dès l’entame de ses propos, le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la réforme de l’État a fait savoir que cet Accord entre Maliens est l’outil, une fois mis en œuvre, nous permettra de jeter les bases d’une paix durable et d’une vraie réconciliation nationale.
Selon M. CISSOUMA, l’atelier porte sur les modifications qui seront portées dans un certain nombre de textes, notamment la Constitution (un comité d’experts chargé de la révision constitutionnelle déjà mis en place) ; le Statut des fonctionnaires des collectivités territoriales ; le Code des collectivités territoriales ; la Loi sur la libre administration des collectivités territoriales ; la Police territoriale (Texte non encore élaboré) ; la Loi électorale.
Aussi, a-t-il précisé, les experts feront également des exposés sur la régionalisation en ce qui concerne principalement la définition des concepts, l’élection des organes de la collectivité Région, les compétences de la collectivité Région, son fonctionnement et son mode d’administration.
Par ailleurs, souligne M CISSOUMA, l’atelier, qui traitera essentiellement des questions politiques et institutionnelles prévues au niveau du Titre II de l’Accord pour la paix et la réconciliation sera l’occasion de partager les principales modifications au niveau des principaux textes et d’échanger sur la régionalisation.

Par Sékou CAMARA




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