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samedi 8 mai 2021
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Mots pour maux: des «guides spirituels» mais il s’agit de quels guides ?

Il faut reconnaître que le phénomène de «guide spirituel» est en train de prendre des proportions très inquiétantes dans ce pays au vu et au su de tout le monde. Ces «guides» qui n’ont autre guide que le dieu ARGENT ont un seul dénominateur commun: l’exploitation de la misère populaire et de l’exclusion sociale corollaire des Programmes d’Ajustement Structurels imposés par la Banque mondiale et le FMI à nos décideurs politiques dans les années 80. Soyons réalistes ! Ce n’est pas avec la bénédiction d’un «guide spirituel» que la Chine a combattu la misère et la famine sous le président Mao. Le Prophète de l’islam n’a t-il pas été berger et caravanier avant que l’Ange Gabriel ne lui soit apparu dans la Grotte ? Ce même Prophète, à sa mort, n’a laissé aucun héritage matériel à ses descendants. Il a exhorté la communauté musulmane à la recherche de la science et de la technologie en leur disant d’aller jusqu’en Chine s’il le faut. Qu’en est-il de nos «guides spirituels» d’aujourd’hui ?
À un moment donné les Maliens doivent comprendre que ce pays n’a pas besoin de miracles religieux pour combattre la misère et le sous-développement. La Nature nous a gracieusement offert tout ce dont nous avons besoin pour être parmi les pays développés de la planète. Tout ce dont nous avons besoin d’acquérir afin de pouvoir jouir de ces privilèges naturels c’est la science et la technologie. Or, ce n’est pas auprès de ces vendeurs d’illusions que nous pouvons «apprendre à lier le bois au bois» comme l’écrit Cheikh Hamidou Kane dans son roman l’aventure ambiguë.
Si ces imams et autres «guides spirituels» étaient détenteurs de connaissances véritables comme ils le prétendent notre pays allait regorger le plus grand nombre de savants détenteurs de prix Nobel dans tous les domaines de recherche visant à dompter la Matière.
Non aux exonérations accordées aux sociétés minières
Je reviens à la charge sur le refus d’accorder les exonérations aux sociétés minières.
Au début des années 2000 jusqu’au début des années 2010 le prix du gramme de l’or avait varié de 400$US/once à 800$US/once soit de 12,87$US/gramme à 25,72$US/gramme approximativement. Pour des coûts de production variant entre 5$US/g à 11$US/g selon les sites d’exploitation.
Aujourd’hui le prix a plus que doublé pour un fixing de Londres variant entre 1600$US/once et 1900$US/once (soit 51,45$US/g et 61,09$US/g). Au regard de ces chiffres, un pays en déficit budgétaire comme le notre ne doit pas accorder d’ exonérations sauf si c’est dans l’optique d’apauvrir le pays.
Le Mali accorde annuellement 40 milliards à peu près pour les hydrocarbures dans les mines. La refondation commence par la protection de nos ressources.
Aboubacar sidick Fomba membre du CNT.




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