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jeudi 4 mars 2021
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Mutations et nominations: la colère des surveillants de prison

Le Secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison (SSSP), Brahima SOGODOGO, a animé, le mardi le 26 avril dernier, une conférence de presse dont l’objectif était de dénoncer les décisions de mutation et de nomination de certains cadres de l’administration pénitentiaire en cours. La conférence de presse a eu lieu à l’Hippodrome, au siège de la CDTM, en présence de plusieurs militants de la SSSP.

Le Conférencier, à l’entame de ses propos, a tenu à signaler que l’objectif de la démarche de la SSSP n’est pas de faire un bras de fer avec l’administration en place, mais de veiller au respect des normes en vigueur dans le pays et qui régissent leur profession.
« Depuis mon élection à la tête de la SSSP, mon bureau a décidé d’accompagner l’actuel directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES), dès sa prise de service en vue de l’aider à crédibiliser les décisions de mutation et de nomination», s’est montré disponible M. SOGODOGO qui entend travailler avec leur administration de tutelle.
Ainsi, il s’est réjoui que dans leur collaboration la décision N° 2016-0047/MJDH-SG du 26 février 2016, portant nomination et mutation des chefs d’établissement, a été signée en vue de gérer les questions et les cas de nomination et mutation. Il ajoutera que ladite décision a fait un grand mouvement au sein de l’administration pénitentiaire.
«Les chefs d’établissement ayant effectué un long séjour dans le nord de notre pays sont remplacés par ceux du sud ; les chefs d’établissement ayant commis des fautes, des dérapages ou ayant produit des résultats jugés insuffisants ont été relevés et remplacés par des contrôleurs bénéficiant d’une bonne présomption», a-t-il fait savoir.
Si la décision a été saluée parce qu’attendue par la section syndicale pour mieux gérer les cas de mutation et de nomination au sein de l’administration pénitentiaire, son application laisse cependant à désirer à cause de l’inobservation de l’esprit et la lettre de ladite décision.
À croire le conférencier, l’ancien régisseur de la maison d’arrêt de Kati, Abdoulaye FOFANA, frappé par cette décision pour «insubordination et mauvaise gestion» ne devrait pas être nommé régisseur de la maison d’arrêt de Koulikoro. Cette nomination est tout simplement injustifiée, selon le syndicaliste en chef.
« Alors pendant tout le temps, qu’il a passé à Kati, il s’est rendu coupable d’insubordination notoire et caractérisée et de mauvaise gestion d’un établissement pénitentiaire; il est soupçonné d’être à la base de l’évasion d’un détenu dont il refuse de fournir le rapport d’évasion malgré l’injonction du directeur national», a-t-il dénoncé.
Pour finir, le Capitaine SOGODOGO dira que son syndicat compte se munir de tous les moyens légaux pour faire abroger cette décision. Car, déplore-t-il, le syndicalisme est devenu de nos jours l’opportunité de se faire un poste au détriment des travailleurs.

Par Sikou BAH




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