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samedi 6 mars 2021
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Opération serval: les grandes dates

Décembre 2010, le président Nicolas Sarkozy appelle l’Union européen à être plus ambitieuse au Sahel. Il souligne le rôle de la France, à l’avant-garde de la lutte anti-terroriste

2012
Dès le début 2012, le CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations) français est en alerte, préparant de façon intensive une action française.

Janvier 2012, deux groupes armés aux motivations diverses prennent les armes. Il s’agit du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), une rébellion armée sécessionniste, et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), un mouvement djihadiste qui veut instaurer un Kalifa au Nord du pays. En moins de trois mois, MNLA et Aqmi, et leurs ramifications, s’emparent des principales villes du Nord. Mais très vite, les islamistes prennent le contrôle des zones, au détriment des Touaregs.
Face à son incapacité à faire face aux groupes armés qui ont pris le contrôle des deux tiers du pays, le Général-président Amadou Toumani Touré est renversé le 22 mars par une junte militaire dénommée : Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR ou CNRDRE). Rassemblés derrière le capitaine Amadou Haya Sanogo, les membres du CNRDRE décident de suspendre la Constitution.

30 mars : le mouvement islamiste armé Ansar Dine, appuyé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et des éléments d’Aqmi, s’empare de la ville de Kidal. Le 31, les rebelles prennent Gao et le lendemain, c’est au tour de Tombouctou de tomber aux mains du MNLA.

6 avril : le MNLA proclame unilatéralement l’indépendance de la région de l’Azawad. Le même jour, un accord-cadre est signé entre la junte et la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest). Il prévoit un transfert du pouvoir aux civils.

12 avril 2012 : Dioncounda Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale, est investi président. Le 17, l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra devient Premier ministre de transition.

30 avril : les forces restées loyales à l’ex-président Amadou Toumani Touré mènent des attaques contre le camp des militaires putschistes à Kati, contre l’aéroport et la radio-télévision nationale. La junte affirme le lendemain avoir fait échouer cette tentative de contrecoup d’État. Les combats ont fait 22 morts et des dizaines de blessés.

19 mai : un accord est conclu entre la junte et la CEDEAO. Les militaires putschistes se voient garantir l’amnistie. Le capitaine Sanogo obtient le statut d’ancien chef de l’État et le président Dioncounda Traoré est confirmé à son poste pour un an. Un délai qui doit permettre d’organiser des élections.

21 mai : Dioncounda Traoré est agressé dans son bureau par des manifestants, malgré la présence sur place de la Garde nationale. Il est hospitalisé et part se faire soigner en France.

28 juin : les rebelles touaregs du MNLA quittent Tombouctou. Les islamistes du Mujao prennent le contrôle total de Gao après de violents combats avec des rebelles Touaregs.

Du 30 juin au 2 juillet : à Tombouctou, les islamistes d’Ansar Dine détruisent de nombreux mausolées et monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

1er juillet : la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, déclare que la destruction de lieux saints musulmans à Tombouctou est un «crime de guerre» passible de poursuites de la CPI.

8 juillet : réunion à Ouagadougou du Groupe de contact sur le Mali (présidents de six pays d’Afrique de l’Ouest) qui demande la formation d’un gouvernement d’union nationale d’ici fin juillet.

27 juillet 2012 : retour du président intérimaire Dioncounda Traoré à Bamako. Deux jours plus tard, il annonce la création d’un Haut conseil d’État, qu’il prévoit de diriger et d’un gouvernement d’union nationale.

20 août : Cheick Modibo Diarra annonce la composition d’un gouvernement d’union nationale. Il comprend plusieurs personnalités proches des putschistes, ainsi qu’un ministre touareg.

Octobre 2012 : le reploiement des moyens militaires français en Afrique s’accélère

9 octobre : l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, est désigné comme envoyé spécial pour le Sahel par Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.

12 octobre : le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution pressant les pays ouest-africains de préciser leurs plans en vue d’une intervention militaire destinée à reconquérir le nord du Mali. Le texte invite aussi le gouvernement malien et les rebelles Touaregs, évincés dans le nord du Mali par les islamistes, à entamer un processus de négociation.

11 novembre : sommet sur le Mali à Abuja. Des dirigeants de la CEDEAO et d’autres pays africains décident d’envoyer 3300 militaires pour aider l’armée à chasser les groupes islamistes du Nord.

14 novembre : Ansar Dine renonce à vouloir imposer la loi islamique dans tout le pays, sauf dans son fief de Kidal. Le groupe armé se dit prêt à aider à «débarrasser» le Nord du «terrorisme» et des «mouvements étrangers».

16 novembre : des représentants d’Ansar Dine et du MNLA rencontrent le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou. Ils se disent prêts à «un dialogue politique» avec Bamako.

19 novembre : les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne donnent leur accord de principe à l’envoi de 250 formateurs au Mali à partir de janvier 2013, pour entraîner les forces maliennes. Le Mujao chasse les rebelles Touaregs de la localité de Menaka après de sanglants combats.

Nuit du 10 au 11 décembre 2012 : le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est arrêté par une vingtaine de militaires sur ordre du capitaine Sanogo. Quelques heures plus tard, il annonce à la télévision la démission de son gouvernement. Diango Cissoko, médiateur de la République, est nommé dès le 11 décembre pour le remplacer.

2013

Jeudi 10 janvier 2013 : la coalition djihadiste avance vers le sud
La progression éclair des groupes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), du Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique occidentale (MUJAO) et du mouvement touareg Ansar Dine, précipite le calendrier de l’intervention internationale au Mali.
Konna, ville stratégique, est tombée. Elle est située à la ligne de front qui sépare le nord du pays, occupé par les djihadistes, du sud, contrôlé par l’armée. Konna n’est qu’à 70 kilomètres de Mopti, première grande ville de la « zone libre ».
En réponse à la demande d’aide du président de la Transition, le Pr Dioncounda Traoré, appuyé par les pays africains de l’Ouest, le chef de l’État français François Hollande annonce à 18h30, lors d’une brève allocution à l’Élysée. « Il y va de l’existence même de cet État ami, le Mali, de la sécurité de sa population et de celle également de nos ressortissants. Ils sont 6000 là-bas », explique François Hollande.
Quelques heures plus tôt, l’armée malienne, appuyée par des forces françaises, a lancé sa contre-offensive pour s’emparer de la ville de Konna.
Le soir même, dans un discours à la Nation, le président Dioncounda Traoré appelle à « la mobilisation générale » autour de l’armée malienne.

Vendredi 11 janvier- Samedi 12 janvier : la France frappe fort
Frappes aériennes, raids, combats à l’arme lourde, la France frappe les bastions islamistes.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les avions et les hélicoptères pilonnent des cibles « terroristes » dans le centre du Mali. Une demi-douzaine de véhicules est détruite ainsi qu’un centre de commandement, stoppant une colonne islamiste qui se dirigeait vers Mopti.
Le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, annonce qu’un pilote d’hélicoptère, le lieutenant Damien Boiteux, a été mortellement blessé au cours d’une des opérations.

11 janvier : répondant à l’appel à l’aide lancé par le président de la Transition, la France intervient militairement dans le cadre d’une opération baptisée «Serval» pour stopper l’offensive islamiste au Mali et permettre d’entamer la reconquête du Nord avec l’armée malienne et initier la guerre contre le terrorisme.
La force est placée sous le commandement du Général Grégoire de Saint-Quentin.
La veille, notre armée livrait déjà bataille contre les insurgés et leurs alliés djihadistes à Konna.

14 janvier 2013 : les bombardements français poussent les islamistes à évacuer les grandes villes du Nord. Paris annonce l’engagement de troupes au sol.

16 janvier 2013 : reprise de 2 villes de Diabali et Douentza

16 janvier : des islamistes d’Almourabitoune attaquent une installation gazière à In Amenas, affirmant agir «en réaction à l’ingérence de l’Algérie» qui a autorisé l’aviation française à survoler son territoire. Les forces algériennes mènent l’assaut. Bilan : 37 otages étrangers et 29 djihadistes tués.

17 janvier 2013 : l’Union européenne soutient l’opération française et africaine au Mali.

Vendredi 18 janvier : libération de Konna
L’armée malienne annonce avoir repris « le contrôle total » de Konna, tenue par les islamistes depuis huit jours. Les tirs, surtout à l’arme légère, ont fait quatre blessés et un mort dans les rangs de l’armée malienne. En face, les pertes resteront inconnues.

21 janvier : Diabali et Douentza sont reprises.

Lundi 21 janvier : la « montée en puissance »
Les forces régulières françaises poursuivent leur avancée vers le Nord. Lentement, la stratégie militaire française se dessine. L’aviation française bombarde les bases-arrières des groupes islamistes dans les régions de Gao et de Tombouctou, prochains objectifs des forces terrestres.
La veille, François Hollande a justifié une nouvelle fois l’intervention française et rappelé que « la France restera au Mali le temps nécessaire ».

22 janvier 2013 : le Royaume-Uni décide d’intervenir en soutien à la France.

24 janvier : une fraction des Touaregs d’Ansar Dine, l’un des groupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali, quitte l’organisation et annonce être prête à des négociations avec le gouvernement de Bamako.

26-30 janvier : reprise de Gao, puis de Tombouctou par les forces maliennes et françaises.

Samedi 26 janvier : libération de Gao, « capitale » du Mujao
Gao tombe au cours d’une opération rapide. Pour échapper aux bombardements, les combattants du Mujao ont quitté les quartiers urbains pour se cacher dans la brousse à la périphérie. Les troupes françaises et maliennes reprennent donc, presque sans combattre, la ville dont le Mujao avait fait sa capitale.

Lundi 28 janvier : libération de Tombouctou
Au terme d’une nuit de combats, les armées maliennes et françaises entrent dans Tombouctou, la seconde plus grande ville du pays.
Au cours de leur fuite, des islamistes ont mis le feu à un institut abritant des manuscrits datant de plusieurs siècles. 90 % des précieux documents, rapatriés avant l’arrivée des islamistes, sont heureusement en sécurité à Bamako.

29 janvier : conférence de donateurs internationaux à Addis-Abeba : au total, 455 milliards de dollars sont promis, principalement pour financer l’opération militaire.

Mercredi 30 janvier : Kidal, le dernier grand bastion, saute
L’armée française confirme le contrôle l’aéroport de Kidal, dernier grand bastion des groupes islamistes armés actifs dans le nord du Mali. Mais le retour en force des rebelles touareg laïcs du Mouvement pour la libération de l’Azawad (MNLA), irrite les autorités maliennes. « Nous ne sommes pas dans une logique de négociations avec le MNLA, en tout cas pas avant la restauration de l’intégrité territoriale du Mali », rappelle fermement un officier de l’armée malienne.
Dans Tombouctou libérée, la police peine à maintenir l’ordre. Les pillages se poursuivent et la colère contre « les Arabes » ne faiblit pas.

Février
Samedi 2 février : François Hollande à Tombouctou et Bamako
Le Président effectue une brève visite de soutien aux soldats français présents. Il est accompagné de ses ministres de la Défense, Jean-Yves le Drian, des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et du Développement, Pascal Canfin.
Le président français, François Hollande, réaffirme que la France restera «le temps qu’il faudra ».

• Lundi 4 février : la traque se poursuit
La destruction des camps et la traque des islamistes se poursuivent au Nord-Mali.
Le succès de l’opération Serval ne doit pas éclipser les difficultés restantes au Mali : la poursuite de la lutte contre le terrorisme et la stabilité du pouvoir.

5 février : les soldats français contrôlent l’aéroport de Kidal et la ville elle-même est «sécurisée» par quelque 1.800 Tchadiens.

7 février 2013 : reprise de Tessalit ;

8 février : premier attentat suicide à Gao, revendiqué par le Mujao. À Bamako, attaque par des militaires maliens du camp d’une ancienne unité d’élite de l’armée.
Les deux pièces de 155 mm à Tessalit (au nord de l’Adrar des Ifoghas) Ce sont les artilleurs du 11ème RAMa de Rennes et plus précisément venant de la 1ère et 2ème batterie ainsi que de la batterie de renseignement qui ont fourni hommes et matériels. Outre les canons, des mortiers de 120 mm ont été envoyés sur la zone.

• Vendredi 8 février : jusqu’à la frontière algérienne
Après Aguelhok, les forces françaises et tchadiennes arrivent à Tessalit, dans l’extrême nord-est du pays, où les otages français au Sahel pourraient être détenus.
Dans la capitale, différentes fractions de l’armée malienne s’affrontent. Des « Bérets rouges », proches du président renversé l’an dernier, refusent de quitter leur camp pour aller combattre les islamistes dans le Nord, comme l’avait demandé le chef d’état-major, un « Béret vert », le général Tahirou Dembélé. Le pouvoir malien reste fragile.

• Dimanche 10 février : la contre-attaque surprise
Deux attentats suicides en moins de 48 heures dans la périphérie de Gao illustrent la fragilité de la situation sécuritaire malienne. Délogés de leurs bastions du Nord, les djihadistes n’ont pas seulement fait le choix du harcèlement : ils lancent des assauts.

18 février 2013 : l’Union européenne lance sa mission de formation de l’armée malienne.

Le 19 février 2013, les éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée, en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de kms au sud de Tessalit ont essuyé des feux nourris de la part de l’ennemi.
Ces éléments ont immédiatement riposté au canon de 105 mm, appuyés par une patrouille de Mirage 2000D. Deux nids de mitrailleuses lourdes et plus d’une vingtaine de terroristes ont été neutralisés.
Durant cette action, le sergent-chef Harold Vormezeele a été tué ; il appartenait à la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi.

Le 20 février, en début d’après-midi, un nouvel engagement a eu lieu avec les éléments français dans la poursuite de cette opération engagés dans l’Adrar permettant la neutralisation d’une dizaine de terroristes grâce à l’engagement combiné des troupes au sol et des hélicoptères Tigre du groupement aéromobile de la force Serval.

Le 21 février en début de matinée, un véhicule s’est élancé dans la cour d’une maison transformée en dépôt de carburant civil et située à proximité de l’aéroport de Kidal. Ce véhicule a provoqué une explosion et a causé la mort du gardien de la maison et du terroriste à son bord. Aucun civil ou soldat français n’a été blessé.
Le porte-parole du Mujao a revendiqué avoir commis un «attentat» à Kidal, ce jeudi. «Nous sommes arrivés à rentrer sans aucun problème à l’intérieur de Kidal même pour faire exploser comme prévu un véhicule», a déclaré Abu Walid Sahraoui, porte parole du Mujao, qui avait aussi affirmé plus tôt jeudi être à l’origine de l’attaque menée par des djihadistes à Gao.
Au moins deux civils ont été blessés jeudi dans l’explosion d’un véhicule apparemment piégé près du camp où sont stationnés des militaires français et tchadiens à Kidal, dans le nord-est du Mali.
A Gao, en fin de matinée, des échanges de tirs ont eu lieu en ville entre les forces armées maliennes et des groupes terroristes infiltrés. Ces derniers se sont retranchés dans l’îlot administratif de la mairie et du palais de justice. Les forces armées maliennes appuyées par la QRF (1 section de VAB, une compagnie de VBCI et 2 hélicoptères Gazelle du GAM) du GTIA 2 sont parvenues à neutraliser une quinzaine de terroristes. Un élément du génie est intervenu afin de neutraliser des charges explosives. Deux soldats français ont été très légèrement blessés au cours de cette action. En fin d’après-midi la situation était redevenue calme dans la ville de Gao. Les forces armées maliennes ont repris leur dispositif de sécurité. Quatre soldats maliens auraient été blessés au cours de cette opération.

9 mars : Le contingent tchadien fait désormais partie de la Misma.

Avril 2013 : avec les opérations ADADA (entre Tombouctou et Arouane), GUSTAV -1 000 hommes- (aux environs de Gao) et des opérations dans la région de Taoudéni, les forces françaises achèvent de « visiter » l’ensemble du territoire malien potentiellement concerné par des implantations terroristes

2 avril : un premier contingent de 570 soldats maliens entame sa formation par des instructeurs militaires européens. Ces derniers ont pour objectif de restructurer l’armée malienne.

8 avril 2013 : au nord de Gao, les forces françaises débutent l’opération «Gustav». Il s’agit de l’une des plus importantes depuis l’annonce de l’engagement français au Mali. Près de 1 000 soldats sont mobilisés, appuyés par des drones, l’aviation et des blindés.

23 avril : attentat contre l’ambassade de France à Tripoli, blessant deux gardes français ;

25 avril : le Conseil de sécurité autorise une force de 12.600 Casques bleus chargés de stabiliser le Nord. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) doit être déployée au 1er juillet.

25 avril : le Conseil de sécurité autorise une force de 12 600 casques bleus chargés de stabiliser le Mali. Cette Mission intégrée de l’ONU pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) doit prendre le relais de la MISMA au 1er juillet 2013 ;

29 avril : décès du caporal-chef Stéphane Duval, sixième soldat français tué au Mali ;

13 mai : nomination de Tiébélé DRAMÉ comme conseiller spécial du Président du Mali pour les négociations ;

15 mai : la conférence des donateurs à Bruxelles réunit 3,2 milliards d’euros de promesses de dons pour le développement du Mali ;

17 mai : le président Diocounda TRAORÉ déclare à Paris que « Le MNLA est constitué de Maliens, de compatriotes à nous auxquels nous avons réservé un traitement différent de celui réservé aux djihadistes, et avec lesquels nous allons dialoguer, discuter » ;

19 mai : l’Aménokal des Ifoghas Intalla Ag Attaher démissionne du MNLA pour prendre la présidence du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA) ; le MIA est dissout ;

23 mai : attentats au Niger simultanément à Agadez et à Arlit, revendiqués par le MUJAO et par Mokhtar Bel Mokhtar ;

27 mai : le premier tour de l’élection présidentielle au Mali est fixé au 28 juillet et le deuxième tour au 11 août (Conseil des ministres) ;

28 mai : un soldat français est blessé à Kidal par un tir isolé ;
fin mai : début des négociations à Ouagadougou entre les groupes armés du nord du Mali et l’émissaire spécial du Président de la république malienne, Tiébélé DRAMÉ, sous l’égide du médiateur de la CEDEAO, le président burkinabé Blaise COMPAORÉ ;

2 juin : au Niger, des détenus, dont certains terroristes, s’évadent de la prison de Niamey ;

2 juin : des habitants de Kidal affirment que des membres du MNLA s’en sont pris aux populations noires pour les « expulser » vers Gao. Le MNLA dément toute « chasse aux Noirs ». Plusieurs personnes sont retenues en détention. Le gouvernement malien dénonce une « épuration raciale » ;

5 juin : des combats sont rapportés, dans la zone d’Anefis, entre des membres du MNLA et l’armée malienne. La France appelle les « groupes armés » à « déposer les armes », estimant que l’armée malienne a « vocation à se déployer sur l’ensemble du territoire ». Dans un communiqué, le gouvernement malien fait part de « sa disponibilité au dialogue pour recouvrer l’unité nationale et l’intégrité du territoire ». Il assure que « l’objectif recherché » par l’offensive de son armée dans le Nord-Est est « de ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, favoriser le retour de l’administration et le bon déroulement » de la présidentielle « dans un environnement sécurisé et à la date indiquée ». De son côté, le vice-président du MNLA affirme être « disponible aux côtés de la médiation et de la communauté internationale pour discuter » ;

5-6 juin : l’armée malienne reprend le contrôle d’Anefis, une localité située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal, après des combats meurtriers contre des rebelles du MNLA.

8 juin : les négociations reprennent à Ouagadougou en vue d’un accord le 10 juin ; alors que la signature de l’accord est annoncée comme imminente, elle est finalement retardée, du fait de réticences du gouvernement de Bamako ; les négociations reprennent, après des allers- retours entre Bamako et Ouagadougou ;
Le principal enjeu est de permettre la tenue de l’élection présidentielle dans la région de Kidal

18 juin 2013 : signature de l’ « accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali » entre les représentants du gouvernement du Mali, le MNLA et le HCUA. L’Accord préliminaire de Ouagadougou prévoit le déploiement progressif de l’armée malienne et le cantonnement des combattants touareg sur des sites de regroupement.

25 juin : le Conseil de sécurité des Nations unies autorise le déploiement de la MINUSMA au 1er juillet ;
1er juillet : transfert d’autorité de Serval et de la MISMA à la MINUSMA, l’opération de maintien de la paix des Nations unies ;

1er juillet : lancement officiel de la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) qui absorbe et remplace la Mission africaine de stabilisation du Mali. Elle comptera à terme 12.600 militaires et policiers.

21 juillet 2013 : début de l’opération «Centaure», conduite avec près de 800 militaires français, une centaine de véhicules, les hélicoptères du GAM et l’appui des Rafale en provenance du Tchad. Son but est de dissuader toute tentative de déstabilisation du processus électoral dans le Nord du Pays entre Kidal, Tessalit et Aghuelok. Elle prend fin le 21 août 2013.

28 juillet et 11 août : premier et second tours de l’élection présidentielle.

11 août 2013 : le général de division Marc Foucaud (ancien des troupes de montagne) prend la tête de l’opération Serval, remplaçant le général de Saint-Quentin (nommé à la tête du COS, le Commandement des opérations spéciales de l’armée française).

14 août : le capitaine Sanogo, auteur du coup d’État de mars 2012, est promu général. Une annonce qui surprend et indigne les organisations de défense des droits de l’Homme.

15 août : selon les résultats officiels, Ibrahim Boubacar Keïta est élu avec 77,61% des voix. Son adversaire Soumaïla Cissé a déjà reconnu sa défaite quelques jours plus tôt.

4 septembre : Ibrahim Boubacar Keïta est investi Président du Mali.

9 septembre : le nouveau Premier ministre Oumar Tatam Ly forme un gouvernement d’ouverture pour répondre aux multiples défis

19 septembre 2013 : François Hollande se rend à Bamako pour la cérémonie d’investiture du Président Ibrahim Boubacar Keita «IBK», élu le 28 juillet.
28 septembre 2013 : après plusieurs mois de détente, les insurgés islamistes font à nouveau basculer le pays dans la violence. Avec la reprise des attaques, plus d’une dizaine de civils et de militaires maliens et tchadiens, membres de la Minusma, ont été abattus.
Face à la recrudescence des actes violents, la coalition internationale lance l’opération «Hydre» le 20 octobre 2013, afin d’éviter une résurgence de «mouvements terroristes». Plus de 1 500 soldats français, maliens et de la Minusma y participent.

Fin septembre : des militaires tchadiens ayant quitté Tessalit pour Gao sont accusés de violences sexuelles. La Minusma ouvre une enquête.

1er octobre : Le président IBK écourte un voyage à Paris pour cause de regain d’instabilité au Mali. Des soldats de la garnison de Kati ont tiré en l’air et pris en otage le directeur de cabinet d’Amadou Sanogo, l’ex-chef putschiste. Par ailleurs, les tensions reprennent à Kidal.

14 octobre : le ministre de la Justice évoque la possibilité d’une amnistie pour les crimes commis dans le Nord. Le pouvoir veut maintenir le premier tour des législatives au 24 novembre.

16 octobre : L’ONU réclame un renforcement de la Minusma.

21 au 23 octobre : Assises de la décentralisation, au bilan mitigé.

2 novembre 2013 : nos confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux reporters français de RFI (Radio France internationale) au Mali sont enlevés à Kidal, puis assassinés.

3 novembre : Début de la campagne électorale officielle pour les législatives du 24 novembre

24 novembre : Premier tour des élections législatives, peu d’engouement.

28 novembre : Les résultats provisoires des législatives ont été publiés. A l’issue du scrutin, aucun parti ou coalition de partis n’atteint la majorité.

29 novembre : Un responsable du MNLA annonce que le mouvement reprend les armes après des affrontements entre des touaregs et l’armée malienne à Kidal

3 décembre : Le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly déclare que le gouvernement reste ouvert aux discussions avec la rébellion touareg du MNLA.

10 décembre : Dix-neuf membres d’un groupe djihadistes ont été tués lors d’une opération de l’armée française en cours dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali

11 décembre : Le président Ibrahim Boubacar Keita est reçu à Berlin par la Chancelière Angela Merkel. L’Allemagne réaffirme son soutien.

14 décembre : Deux soldats sénégalais ont été tués dans un attentat à la voiture piégée contre une banque à Kidal, trois autres Casques bleus et deux soldats maliens gravement blessés.

15 décembre : second tour des législatives, dans un climat tendu après l’attentat meurtrier qui a tué deux casques bleus sénégalais de l’ONU à Kidal.

31 décembre : Dans ses vœux à la Nation, le président Ibrahim Boubacar Keïta souhaite à ses compatriotes «la paix, rien que la paix» en 2014 dans tout le Mali.

2014

8 janvier 2014, lors des traditionnels vœux aux armées, le président français, François Hollande, célèbre la victoire, rend hommage aux soldats. Il annonce que le contingent français engagé au Mali sera ramené à 1 600 hommes dès la mi-février, puis à près d’un millier. Il estime que « l’essentiel du travail a été accompli ».

8-10 janvier : La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, effectue une visite au Mali et affirme vouloir «renforcer le partenariat» entre le FMI et Bamako.

12 janvier : Ibrahim Boubacar Keïta se rend en visite officielle à Nouakchott. La Mauritanie et le Mali concluent un accord de coopération pour lutter contre les groupes armés ou terroristes.

Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, les forces françaises ont conduit une opération combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas.

En mars 2014, cependant les terroristes sont toujours présents. Une opération Serval est toujours nécessaire indique le général Foucaud * que B2 a pu rencontrer, au QG de Bamako.

Les 8 et 9 avril 2014, se tient à Niamey, la première réunion des CEMA (chefs d’Etat major) du G5 Sahel, avec la présence du CEMA français, le général Pierre de Villiers.

Dans la nuit du 16 au 17 avril, les forces françaises au Mali libèrent cinq otages maliens, employés du comité international de la Croix Rouge (CICR) après une opération dans la région nord de Tombouctou sur une cible mobile identifiée comme étant un groupe armé terroriste.

Le 21 mai 2014, Kidal tombe sous le contrôle de groupes rebelles
Touareg et arabe après des combats avec l’armée (une cinquantaine de soldats tués). Les premiers affrontements ont éclaté le 17 mai à l’occasion d’une visite du Premier ministre, Moussa MARA, dans les trois régions de Tombouctou, Gao, Kidal.

23 mai 2014 : un cessez-le-feu est conclu mais les négociations n’ont toujours pas commencé.

24 juillet 2014 : les forces françaises sont mobilisées suite à la disparition du vol d’Air Algérie lors de son survol du Nord-Mali entre Ouagadougou et Alger. En plus de la sécurisation de la zone du crash, les moyens logistiques de Serval sont utilisés pour transporter et soutenir les équipes d’enquêteurs français, maliens, algériens et espagnols. Le relais est donné à nos forces le 4 août 2014.




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