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mardi 12 décembre 2017
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opérations d’achèvement du RAVEC 2014: des observateurs prônent la prolongation

La Coordination du consortium des organisations de la sociale civile, avec l’appui technique et financier du NDI-Mali et de l’USAID, a organisé, vendredi dernier, une conférence de presse dont l’objet est d’attirer l’attention des autorités publiques et des partenaires sur un certain nombre d’insuffisances ayant entravées le déroulement des opérations d’achèvement du RAVEC (du 1er au 30 octobre 2014) devant prendre en compte les omis, les nouveaux majeurs et les erreurs (1,7 million de personnes).

La conférence, qui avait pour cadre la Maison de la presse, était principalement animée par Demba TOUNKARA (JCI-Mali), coordinateur du consortium. Il avait à ses côtés Samba TOURE (SOS Démocratie) secrétaire à l’organisation du consortium; Marc SANGARE (Caritas-Mali), secrétaire à l’organisation; Daouda DIAO (Réseau plaidoyer et lobbying), trésorier du consortium. On y notait la présence de Gamal Abdel DICKO, chargé de mission au ministère de l’Intérieur et de la sécurité; du Dr Badiè HIMA, directeur résident du NDI-Mali; ainsi que d’autres responsables et membres du consortium.

Dans sa déclaration liminaire, le conférencier a signalé qu’elles sont 4 organisations de la société civile (Caritas-Mali; SOS Démocratie; Réseau Plaidoyer et Lobbying et la JCI-Mali), toutes légalement constituées et reconnues par l’État malien, qui se sont mises en consortium pour l’observation du processus électoral en collaboration avec NDI-Mali. Au fait, c’est dans ce cadre que les travaux d’achèvement du RAVEC sont observés par le consortium.

Selon Demba TOUNKARA, le consortium constitué pour l’observation du processus électoral et du RAVEC a déployé une vingtaine d’observateurs bien outillés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, le District de Bamako et dans plusieurs cercles du pays pour observer le processus d’achèvement du RAVEC Les informations recueillies sont remontées au niveau de la coordination nationale pour analyse.

Le coordinateur du consortium reconnaît volontiers que les autorités maliennes et les partenaires techniques et financiers ont, certes, déployé d’importants efforts pour la bonne marche du processus d’enrôlement du RAVEC, notamment, la formation des agents recenseurs, l’acquisition du matériel, la communication, la sensibilisation et le déploiement des équipes sur le terrain. L’administration aux niveaux local et régional est aussi engagée malgré les faibles moyens.

Cependant, soutient-il, leurs observateurs sur le terrain ont décelé un certain nombre d’insuffisances ayant entravé le bon déroulement des opérations d’achèvement du  RAVEC.

Pour lui, ces insuffisances ont pour noms, sur le plan de déficit de communication, le retard constaté dans l’affichage des panneaux et spots d’information du démarrage du RAVEC; le déficit d’information relative aux pièces à fournir pour l’enregistrement; les difficultés d’identification des centres de recensement par la population cible; les

jours de repos et de travail des agents recenseurs non pas connus des populations.

Quant aux insuffisances d’ordre techniques, elles ont pour noms: retard pris dans la formation des agents recenseurs; démarrage tardif des opérations dans certains centres de Bamako, ainsi que les communes de Nimbougou et Zégoua (cercle de Kadiolo); problème de batterie d’alimentation pour les ordinateurs et manque de source d’énergie dans plusieurs villages; l’insuffisance des consommables (les CD-ROM, les fiches d’identification, les récépissés, les bics..); l’insuffisance des valises et d’équipes dans les cercles de Bourem, Ansongo la région de Gao; un effectif de 2 au lieu de 3 par équipe dans certains centres (Nimbougou, Sikoroni en CI du District de Bamako) ; retard dans le paiement des indemnités des agents de recensement;  manque de qualification de certains agents de saisie; dysfonctionnement de certaines valises dans certains centres (CI du District de Bamako et dans la région de Ségou); et difficultés de mobilité de certains agents recenseurs sur le terrain dans le cadre de l’exécution des opérations.

Au regard de ces constats, le consortium recommande, entre autres, l’intensification de la communication à la base à travers l’usage des crieurs publics, les médias publics et privés; la précision des pièces à fournir pour l’enrôlement; la diligence du paiement des indemnités des agents de recensement; l’approvisionnement des zones déficitaires en matériels et fournitures; le renforcement du contrôle de présence des recenseurs, etc.

Par ailleurs, le consortium sollicite auprès des autorités compétentes une prolongation de la période d’achèvement du RAVEC afin d’atteindre les objectifs de ce dernier.

M.DICKO, tout en rappelant que le RAVEC a pour objectif de doter notre pays d’un fichier d’état civil fiable, a donné l’assurance aux responsables du consortium que leurs recommandations seront traitées avec diligence et intérêt.

 

Par Sékou CAMARA

 




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