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lundi 18 décembre 2017
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La DNTCP renforce les intermédiaires d’assurance

Comme chaque année, dans le cadre de renforcement des capacités des intermédiaires d’assurance, la direction nationale du Trésor et de la comptabilité publique (DNTCP), organise depuis hier lundi au CICB, un séminaire sur «l’organisation administrative et comptable des agences générales et cabinets de courtage en assurance» (intermédiaire d’assurance). La formation qui étale sur 5 jours sera assurée par Paul M’BONGUE, un expert avéré en la matière, venu spécialement du Cameroun à leur demande.

Placée sous la présidence du directeur national adjoint du Trésor et de la comptabilité publique, Siaka CAMARA, la cérémonie d’ouverture du séminaire s’est déroulée en présence du président de la Fédération des agents généraux d’assurance du Mali (FAGAM), Ibrahim LY; du président du Comité des compagnies d’assurance du Mali (CCAM), Mamadou TOURE; de la présidente de l’Association professionnelle des assureurs-conseils du Mali (APACM), Mme NDIAYE Hélène Assa CAMARA.

On y notait la présence de plusieurs responsables et agents de compagnies d’assurance nationales.

Selon le directeur national adjoint du Trésor et de la comptabilité publique, le secteur de l’intermédiation est un maillon essentiel dans la chaîne de distribution des produits d’assurance. Toute chose, à son avis, qui nécessite un renforcement des capacités des différents acteurs en vue de dynamiser davantage le domaine des assurances qui, a-t-il déploré, demeure encore en deçà de leurs attentes, tant il y a encore une marge énorme d’évolution en termes de chiffre d’affaires annuel et en termes de taux de pénétration de l’économie.

Pour M. CAMARA, en organisant le présent séminaire, l’ambition de la DNTCP est non seulement de renforcer les capacités des participants, mais aussi, et surtout de faire respecter les dispositions du Code des assurances, notamment celles du Livre 5 relatives à l’obligation pour les intermédiaires d’assurance de produire conformément à des modèles donnés, des bordereaux mensuels d’émissions, d’annulation, d’encaissement et de reversements de primes ainsi que des états financiers annuels.

Aussi, a-t-il précisé, ce séminaire vient à point nommé dans la mesure où il permettra de mieux outiller les intermédiaires d’assurance pour la production des documents précités dont l’importance n’est plus à démontrer.

Par ailleurs, M. CAMARA s’est appesanti sur le choix de l’animateur, en la personne de Paul M’BONGUE, qui n’est pas fortuit, dans la mesure où M. M’BONGUE est un assureur confirmé ayant assumé les fonctions de directeur financier de la Compagnie d’assurance Axa Cameroun et qui a fait ses preuves en matière de formation au niveau de plusieurs écoles et instituts, dont l’IIA de Yaoundé. Il s’agit, à son avis, d’un expert avéré en la matière, venu spécialement du Cameroun pour répondre à leur demande.

Il ressort dans une interview publiée par «Les Afriques», du président du Comité des compagnies d’assurance du Mali (CCAM), Mamadou TOURE, que le marché malien d’assurance compte 11 sociétés dont 8 «Non Vie» et 3 «Vie».

Quant au nombre d’intermédiaires, il s’élève à 170 personnes dont 32 courtiers, 100 agents généraux et 38 conseillers «Vie».

Aussi a-t-il révélé qu’en 2012, le marché malien des assurances a fait une production de 29 008,6 millions de FCFA en 2012 contre 27 953,2 millions de FCFA en 2011, soit une progression de 3,78 %.

Cette progression est due à la branche «Non Vie» dont le chiffre d’affaires passe de 21 828,5 millions de FCFA en 2011 à 23 753,5 millions de FCFA en 2012 soit 08,82 % d’évolution.

Par contre la branche «Vie» enregistre à cause de la crise une forte baisse de son chiffre d’affaires avec une production de 5 255 millions de FCFA en 2012 contre 6 124,6 millions de F0CFA en 2011.

Le montant total des prestations servies par les sociétés d’assurances aux assurés et bénéficiaires de contrat en 2012 est de 7 690,1 millions de FCFA contre 7539,5 millions de FCFA en 2011 soit une hausse de 2 %.

En 2012, les placements du marché injectés dans l’économie nationale s’élèvent à 41 814 millions de FCFA contre 31 618 millions de FCFA en 2011.

Les provisions techniques ont atteint en 2012 le montant de 30 806 millions de FCFA contre 29,240 millions de FCFA en 2011.

Notons qu’au Mali le secteur de l’assurance est placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des finances, précisément sous la tutelle de la direction nationale du Trésor et de la comptabilité publique.

Par Sékou CAMARA




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