Search
jeudi 26 novembre 2020
  • :
  • :

Perpétuation de l’incompétence de l’ancien régime ?

Espoir Mali Koura, le 19 octobre dernier, se fend d’un communiqué inquisiteur : ‘’après Ogossagou I et II SOBANDA et sur bien d’autres sites en région de Mopti, des hordes de barbares continuent encore à semer désolation et ruines sur presque toute l’étendue de notre pays.

En effet les tueries en masse de paisibles populations, des destructions entières de villages et hameaux, des enlèvements de personnes et de bétails, semblent ne plus émouvoir les tenants de l’autorité, est-on tenté de dire au vu de la récurrence de la perpétuation des barbaries en cours.
Aujourd’hui, c’est la région de Ségou et plus particulièrement la localité de Farabougou (cercle de Niono) qui vit un drame innommable en ce 21e siècle après Léré I et II, Nampala, Dioura, Diabali et I et II, Sokolo, Niono, Boki-Wèrè.
L’état de siège auquel ce paisible village est soumis depuis quelques jours par un groupe de terroristes interpelle l’état au premier degré. Une situation inacceptable qui nous rappelle cruellement la tragédie que le camp d’Aguel-hoc a vécue du 18 au 24 Janvier 2012. En rappel le capitaine Amadou TRAORE dit Bad et une trentaine de ses soldats y avaient été sauvagement massacrés. Ils n’avaient reçu aucune aide.
(…) L’incompétence et le manque de vision de l’ancien régime d’IBK perdureraient-ils encore après le 18 août 2020 ?’’.
Excellente question. En 2012, il y a eu le siège d’un camp de l’armée soldé par la mort d’une trentaine de soldats ; l’attaque du camp d’Abeibara, le 21 mai 2008, par Ibrahim Ag BAHANGA de l’Alliance Touareg nord-Mali pour le changement (ATNMC). Le bilan est de 10 militaires tués, 2 chars détruits, 60 militaires faits prisonniers. Avec le coup d’État du 22 mars 2012, les trois capitales régionales du nord du Mali sont tombées en moins de trois jours (du 30 mars au 1er avril 2012), deux mois après le déclenchement de la rébellion, provoquant la débâcle de l’armée. Farabougou n’est qu’anecdotique. Selon les farfouilleurs, à Niono, des jihadistes interdisent aux paysans de Soungalo Camp de faire la récolte de leur riz. On colporte que les hommes de ce village ne peuvent plus dormir chez eux. Certainement qu’ils sont rentrés en clandestinité.
Sous le régime ATT, l’insécurité était présente. Le Mali a été qualifié de ‘’ventre mou’’ de la lutte antiterroriste à l’époque parce qu’il croyait la théorie selon laquelle tu ne m’attaques pas, je ne t’attaque pas et va bien pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sous la Transition de 2012, la situation n’était guère davantage reluisante. Il a d’ailleurs fallu l’Accord de Ouaga du 18 2013 pour permettre le déroulement de la présidentielle à Kidal où l’armée n’avait pas le droit de mettre les pieds. Sous IBK, il y a eu des attaques avec de nombreuses pertes humaines et matérielles. Avec la Transition, le cauchemar continue. La réalité est que depuis 2002 on est incapable de protéger notre territoire. ‘’L’incompétence et le manque de vision de l’ancien régime d’IBK perdureraient-ils encore après le 18 août 2020 ?’’ Après ces rappels, d’autres questions s’imposent : le problème était-il vraiment le régime d’IBK ? Ne s’est-on pas trompé d’adversaire ? Le soulèvement était-il dirigé contre l’insécurité ou contre la personne d’un Président ? Seul le temps est meilleur juge.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *