Search
samedi 27 novembre 2021
  • :
  • :

Planification stratégique et plaidoyer: les cadres de la culture et des collectivités outillés

Le palais de la culture Amadou Hampathé BAH a abrité, ce lundi 22 novembre 2021, la cérémonie d’ouverture des sessions de formation des cadres supérieurs du ministère de la Culture et des collectivités territoriales en planification stratégique et en plaidoyer. Organisées par la Direction Nationale de l’Action Culturelle (DNAC) avec l’appui financier du projet GIZ Donko ni Maaya, ces sessions de formation des formateurs visent à renforcer les capacités des cadres supérieurs du ministère et des collectivités en planification stratégique et en plaidoyer en vue de leur permettre d’assurer efficacement la mise en œuvre du contrat de performance du département.

L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministère de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Hamane Demba CISSE ; en présence du représentant de l’Ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julien STÜBER ; du directeur national de l’action culturelle, Alamouta DAGNOKO ; du chef du Projet Donko Ni Maaya (GIZ), Mme Magali MOUSSA, etc.
Durant six jours, les participants doivent être en mesure de cerner et de comprendre les éléments essentiels d’un message de plaidoyer, à savoir : le but à atteindre ; les motivations pour l’atteindre ; la manière pour l’atteindre ; l’action spécifique déployée pour l’atteindre, etc.
De même, ils doivent être capables de cerner les processus d’une planification stratégique tels que l’analyse SWOT : forces, faiblesses, opportunités.
Dans son adresse, le chef de la section culturelle de l’Ambassade d’Allemagne au Mali, Julien STÜBER, a fait savoir que les thématiques de ces sessions de formation sont pertinentes dans le domaine culturel.
Car parfois, a-t-il regretté, le secteur de la culture est souvent relégué en second plan, bien que la culture touche tous les domaines de la vie de façon transversale.
De ce fait, la culture, a-t-il expliqué, plus qu’un simple espace d’épanouissement personnel, joue un rôle clé dans le vivre ensemble, la cohésion sociale, voire la paix.
De son avis, l’action culturelle fait partie intégrale du développement socioéconomique, ainsi que du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit. D’où tout l’intérêt de renforcer les capacités des cadres du ministère et des collectivités territoriales en planification stratégique et en plaidoyer.
L’objectif, dit-il, est de balayer le chemin pour inclure davantage le volet culturel dans les priorités politiques du Mali.
Pour cela, il a exprimé la fierté de son pays d’accompagner le secteur de la culture au Mali à travers le Projet ‘’Donko Ni Maaya’’ mis en œuvre par la GIZ.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du MACIHT, Hamane Demba CISSE, a souligné que le plaidoyer était d’abord et avant tout une stratégie utilisée à travers le monde par les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les décideurs, pour influencer les politiques.
Selon lui, le plaidoyer concerne non seulement la création ou la réforme des politiques, mais aussi la mise en vigueur et l’application efficaces des politiques.
A ce titre, les objectifs du plaidoyer doivent être “SMART”: spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et définis dans le temps.
Il a profité de l’occasion pour saluer et remercier particulièrement le Projet Giz Donko ni mayaa pour son accompagnement financier constant dans le souci de restructurer et de professionnaliser le secteur à travers le financement de plusieurs ateliers comme la Biennale artistique et culturelle,
Il ressort de son propos que ce soutien permet à son département de s’atteler avec beaucoup de volonté à la classification, la certification et la labélisation du secteur, l’agenda culturel, les politiques culturelles et la transformation sociale, j’en oublie volontier.
Rappelons que le projet « DONKO NI MAAYA » est initié et financé par le Ministère Allemand des Affaires Etrangères à travers la GIZ. Il vise à offrir aux jeunes des alternatives face aux positions extrémistes et leurs accorder en tant qu’« agents de changement » un rôle actif dans la participation politique, le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre l’extrémisme violent ainsi que la prévention et la gestion des crises à travers des formes d’expression culturelle.

Par Abdoulaye OUATTARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *