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mercredi 18 octobre 2017
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Pre-accord de paix definitive: vision partagée de l’etat et de la médiation

L’avant-projet de document relatif à un accord de paix pour le règlement de la crise malienne élaboré par l’équipe de la médiation, outre qu’elle est un cinglant camouflet pour les groupes séparatistes et leur lobby raciste, constitue une éclatante victoire avant la lettre de la diplomatie malienne et une preuve irréfutable de la justesse des positions du président IBK sur la résolution du dossier du nord de notre pays que d’aucun avaient qualifié de « intransigeantes », « extrémistes », etc.  En faisant sienne, les positions du chef de l’Etat sur l’indivisibilité du Mali, la médiation  donne raison à IBK sur détracteurs.

Les hypothèses les plus diverses et parfois les plus contradictoires circulent en ce moment sur les négociations entre les parties maliennes en conflit au Nord Mali, principal théâtre d’une crise politique et sécuritaire très complexe et dont la question centrale est celle posée par les indépendantistes touarègues.

 

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Selon les tendances et les positions politiques exprimées dans la capitale algérienne, chacune y va de son scénario : du plus optimiste au plus pessimiste. Ce chassé-croisé de points de vue contradictoires a été savamment entretenu par les groupes rebelles, séparatistes et encouragé par leur lobby raciste tapis dans l’ombre, lesquels se sont inscrits dans une logique de division et de partition du pays.

S’il y a quelques jours encore  l’on s’attendait théoriquement à ce qu’il y ait de vraies indications sur la possibilité d’un accord ou pas entre les belligérants, aujourd’hui, de nouvelles perspectives s’offrent aux parties présentes à Alger de parvenir à cet accord avec l’avant-projet de document relatif à un accord de paix pour le règlement de la crise malienne qui a été élaboré par l’équipe de la médiation et distribué à chaque camp: la partie gouvernementale et les groupes politico-militaires armés du nord.

Si pour les uns il s’agit là d’un nouveau contrat social entre les Maliens, pour le chef de file de la médiation, le document est le condensé, la synthèse des échanges qui ont eu lieu tout au long de ce processus du dialogue conduit par l’Algérie.

Selon des sources proches des négociations, ce document de base aux pourparlers inclusifs de paix inter-maliens, a reçu l’adhésion totale, sous réserve de quelques observations, de la partie gouvernementale conduite par son négociateur en chef, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP. Puisque prenant en compte l’ensemble des préoccupations des hautes autorités du pays: le respect de l’unité du pays, à sa souveraineté, et à son caractère laïc et républicain.

Satisfaction de l’un, colère de l’autre

Par contre, le MNLA, le HCUA, la CPA et le MAA dissident, selon les mêmes indiscrétions, n’ont pas du tout apprécié la non-prise en compte par l’équipe de médiation de leurs revendications, lesquelles se résument au fédéralisme ou à l’autonomie. Et cette source nous rapporte toute la déception et la colère à laquelle ont fait montre certains responsables de ces mouvements armés à l’endroit de l’équipe de la médiation pour n’avoir pas pris en considération à aucun des points saillants de leur projet séparatiste devant mener à la création de l’Etat chimérique de l’Azawad dans l’Etat du Mali.

En faisant sienne, les positions du chef de l’Etat sur l’indivisibilité du Mali, la médiation  donne raison à IBK sur détracteurs qui le taxent «d’intransigeant» et «d’extrémiste» sur le dossier du nord.

Constance dans tous ses discours et partout où il était contraint de parler de la situation du Mali et surtout de la question du septentrion de notre pays le Président IBK, comme tous les Maliens dignes de ce nom, n’a cessé de marteler que tout est négociable sauf l’intégrité, l’unité et la laïcité du pays et  que le Mali est et restera «un et indivisible», qu’il n’y aura «ni autonomie, ni indépendance».

Dans l’avant-projet de document relatif à un accord de paix pour le règlement de la crise malienne, la médiation, comme nous l’a révélé cette source proche de la rencontre,  s’est également fait écho de cette position de principe toujours défendue par le locataire de Koulouba en réaffirmant l’attachement de la communauté internationale à la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali. Mais surtout en rappelant les engagements que les parties en conflit ont souscrits elles-mêmes dans l’Accord préliminaire de Ouagadougou et dans la feuille de route d’Alger.

En rejetant aussi les propositions farfelue et fantaisiste des groupes rebelles relatives à un Etat fédéral, l’équipe de médiation, par son document compilé, adhère en même temps aux propositions réalistes et ambitieuses du gouvernement du Mali pour le développement des régions du Nord.

 

Vision partagée

L’on se rappelle qu’en matière de développement,  l’équipe de négociation gouvernementale a déposé des offres concrètes sur la table de négociation en matière de projets structurants qui permettront de rattraper le retard de développement de certaines localités.

Ainsi, contrairement à l’idée de fédéralisme réclamé par les groupes armés de la coordination, la réponse politique proposée par le gouvernement est la libre administration des collectivités se traduisant par une régionalisation qui permettra de transférer de larges prérogatives aux populations et aux collectivités à se prendre en charge par rapport à un certain nombre de domaines.

Mais, l’autre enseignement dans cette situation, c’est que le groupe séparatiste, notamment le MNLA, en voulant porter la barre très haute s’en est pris lui-même à ses galons. Parce que si au lendemain de la défaite de l’armée à Kidal (de la manière que l’on sait), il se voyait investi d’une forte légitimité qui lui donnait une position de force qui lui permettait de peser de son poids,  au cours des présentes négociations, aujourd’hui, la réalité du terrain a prouvé à suffisance que groupe n’a ni la capacité, ni la volonté de lutter contre le terrorisme.

Aussi, mettant toujours en avant le fait d’être représentatif des communautés du Nord, le MNLA s’est pris à son propre jeu de flagrant délit de mensonge. Puisque ces mêmes communautés au desquelles il dit agir, mais qui sont pourtant victimes de ses agissements, ont fini par le désavoué en constituant un groupe d’auto-défense pour leur propre sécurité. Et le hasard faisant bien les choses, c’est ce groupe qui vient de chasser comme la peste les combattants du mouvement séparatiste dans des localités du Nord.

Face à tout ce qui précède, l’équipe de médiation ne pouvait en aucun cas se permettre de violer les principes et les valeurs de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

 

Par Mohamed D. DIAWARA 

 




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