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lundi 10 décembre 2018
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Préparatifs de la présidentielle: le ministre Ag Erlaf à l’écoute de la classe politique

Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag ERLAF, a présidé, hier lundi, dans les locaux de son département, la réunion du Cadre de concertation Administration-partis politiques. Les échanges ont porté essentiellement sur les préparatifs du scrutin présidentiel du 29 juillet prochain.

La réunion, qui enregistré la présence effective des représentants l’opposition, de la majorité et des centristes, avait 8 points à l’ordre du jour, entre autres: le cas de force majeure prévu à l’article 210 de la loi électorale pour l’utilisation de la carte NINA ; le format et la périodicité du cadre de concertation ; la formule des PV ; les instructions relatives à la gestion des cartes d’électeurs dans le district de Bamako, etc.
Au terme des discussions, les parties ont convenu de la mise en place d’une Commission d’experts pour l’élaboration d’un modèle de Procès-verbal (PV) et de procuration, qui doit se réunir ce mercredi.
De même, il a été convenu de se retrouver le 28 juin prochain pour que le gouvernement et la classe politique échangent sur les mesures de sécurisation du processus de distribution des cartes d’électeurs qui commence ce 20 juin ; ainsi que les opérations de votes dans les zones instables.
A l’issue des travaux, le président du PARENA, Tiébilé DRAME, aussi directeur de campagne du candidat Soumaila CISSE, a déclaré à la presse qu’il y a une volonté connue de faire en sorte que les élections se tiennent à bonne date, c’est-à-dire le 29 juillet malgré les difficultés. «Aujourd’hui, nous avons évoqué avec le ministre et ses collaborateurs plusieurs questions, tel que le PV qui sera dans les bureaux de votes ; les procurations, ainsi que la distribution des cartes dans les zones d’insécurité au Mali. Comment faire dans les zones où il n’y a pas de sous-préfet, pas de maire, pas de chefs de village ? Comment on va faire pour que les élections puissent se tenir dans ses zones d’insécurité ? Le ministre a concédé une réunion spéciale sur les questions de sécurité», a-t-il martelé.
Au passage, il a déploré le fait que le gouvernement a commencé à préparer les élections avec beaucoup de retard. C’est pourquoi, a-t-il estimé, pour la réussite du processus, il faut une forte volonté de tous les acteurs pour pouvoir tenir le délai constitutionnel.
En même temps, a-t-il dit, «nous ne voulons pas que le gouvernement bâcle les élections». Et d’ajouter : «C’est ça le sens de notre détermination, nous avons même pris la rue pour dire au gouvernement, attention, ne bâclons pas les élections».
Selon Tiébilé DRAME, «Il n’y a pas de bonnes élections qui ne soient organisée, s’il n’y a pas de consensus, et aujourd’hui, nous avons franchi un grand pas dans ce sens», a-t-il conclu.
Par ailleurs, tous les participants à ce cadre de concertation ont vivement insisté pour que les Maliens se mobilisent pour aller retirer leurs cartes d’électeur et accomplir leur devoir civique.
De son côté, le ministre Mohamed Ag ERLAF s’est réjoui de la participation de l’opposition à cette réunion qui, selon ses propos, a permis d’approfondir les débats sur les procédures relatives à des actes essentiels à poser par l’électeur, ou par la classe politique pour rendre crédible ces élections, et les rendre transparentes. Il s’agissait, selon lui, de voir dans quelle mesure chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Il a fait savoir que tout le monde est d’accord pour que les élections se tiennent le 29 juillet. De même, le consensus est dégagé autour de la nécessité de mobiliser les électeurs à aller retirer les cartes d’électeurs.
«Nous sommes aussi d’accord sur tout ce qui peut nous amener à interpréter de la même manière ou à rendre plus transparent le dépouillement des votes», a-t-il dit.
Avant de terminer, il a indiqué que la distribution des cartes d’électeurs commencent le ce 20 juin.
Parlant de la sécurisation du processus électoral, le ministre Ag ERLAF a indiqué que cette question commence par les acteurs eux-mêmes.
«Si vous ne provoquez d’incidents, vous ne portez pas atteinte à l’intégrité de l’autre, la sécurité va se faire d’elle-même», a-t-il caricaturé.
Toutefois, a-t-il noté, il y a aujourd’hui dans notre pays, des ennemis de la paix qui tentent de saboter le processus. A cet effet, le ministre a invité tous les républicains à faire bloc face à ses ennemis de la nation.

Par Abdoulaye OUATTARA




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