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lundi 17 décembre 2018
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Prévention des conflits électoraux: l’AMRTPE porteur d’un projet innovant

Promouvoir le dialogue à travers l’établissement de relations de confiance entre les principaux acteurs ; la création de canaux sécurisés pour faciliter le consensus entre les acteurs et la mise en place d’un mécanisme de communication efficace, ainsi que l’établissement de bases communes de discussion, tel est l’objectif du ‘’Projet sur la prévention, la mitigation des conflits et violences liés aux élections et la mise en place des Médiateurs électoraux’’, porté par l’Association malienne pour le relèvement du taux de participation aux élections (AMRTPE), dont le lancement eu lieu, hier jeudi, dans un hôtel de la place, à la faveur d’un atelier.

La cérémonie de lancement de l’atelier, auquel prennent part les représentants des Partis politiques, était placée sous la présidence du représentant du ministre de l’Administration territoriale, Chiaka MARIKO, entouré du représentant du Gouverneur du District, Sékou SAMAKE ; du Représentant de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, Frantz MESIDOR ; du secrétaire général de l’AMRTPE, Bissiry COULIBALY.
Pour le Conseiller du Gouverneur, l’importance de cet atelier n’est plus à démontrer. Ce, notamment au regard de la faiblesse chronique du taux de participation aux élections dans la capitale. Aussi, pour M. SAMAKE, il s’agit d’une occasion sur laquelle il faut sauter pour que les élections à venir soient une réussite à tous égards.
Le secrétaire général de l’AMRTPE, Bissiry COULIBALY, a présenté les principales activités du Projet qui se décline en 3 phases.
La phase 1 porte sur la formulation d’une stratégie nationale de prévention et de mitigation des conflits et violences liés aux élections.
La phase 2 concernera l’identification et la formation des futurs Médiateurs (200) qui seront déployés dans les chefs-lieux des 56 Cercles, à raison de 3 Médiateurs par Cercle.
La phase 3 sera marquée par la mise en place des mécanismes de veille et de prévention des conflits au niveau de chaque commune du pays et d’une situation room électorale au niveau de Bamako, à l’approche des élections.
Le représentant de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU a rappelé l’origine du ‘’Projet sur la prévention, la mitigation des conflits et violences liés aux élections et la mise en place des Médiateurs électoraux’’ qui est la résultante de la Mission d’évaluation des besoins électoraux dépêchée au Mali du 17 au 28 avril 2017, par le Secrétaire général de l’ONU qui, suite aux rencontres avec les différents acteurs du processus électoral, avait recommandé la mise en place d’un mécanisme en vue de prévenir et palier à toute éventualité de violence ou des conflits liés aux élections. Ce projet s’avère également, a indiqué M. MESIDOR, la matérialisation des conclusions des ateliers de réflexion avec la classe politique et les acteurs sociaux, organisé par la MINUSMA du 29 mai au 9 juin 2017 à Bamako, dans l’optique de mieux cerner les risques et menaces susceptibles d’affecter les différentes échéances électorales à venir au Mali.
Pour le représentant de la MINUSMA, certes le Mali n’a pas de tradition de violence électorale, pour autant, au regard du nombre d’incidents ayant émaillé les élections communales de novembre 2016, la vague de protestations suscitées au cours des mois de mai, juin, juillet et août 2017 par le projet de révision constitutionnelle et la persistance des crises, notamment dans le Nord et une partie du Centre du pays, il est fort à craindre que les prochaines élections ne soient pas émaillées d’incidents dans certaines zones.
Le Projet, a expliqué M. MEDISOR, se décline en 2 volets.
Le premier porte sur le renforcement des capacités de 150 acteurs nationaux sur les préventions des conflits et violences liés aux élections.
Le second, quant à lui, consiste à la mise en place d’un mécanisme de veille et de prévention des conflits au niveau de chaque commune et du District à l’approche des élections. Ledit mécanisme sera animé par 1 424 Médiateurs communautaires choisis au sein de leurs communautés ou proposés par les Organisations de la société civile.
Soucieuse du strict respect de la Loi N° 2 015 052 du 18 novembre 2015, la MINUSMA annonce que sur les 1 424 Médiateurs qui bénéficieront d’un appui, 30 % au moins seront des femmes.
Le représentant du ministre de l’Administration territoriale a salué les efforts que déploie la MINUSMA dans le cadre du processus électoral. De même a-t-il salué l’AMRTPE pour son sens de l’anticipation et la promotion du dialogue. Toute chose qui relève du devoir de son département qui s’engage de ce fait à appuyer les résolutions du présent atelier.
Il faut noter que le Projet bénéficie de l’accompagnement technique et financier de la MINUSMA et du Royaume des Pays-Bas.

Par Bertin DAKOUO




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