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dimanche 28 février 2021
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Prévisions climatiques et météorologiques au Mali: ICRISAT offre 6 stations automatiques à Mali-météo

L’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) a procédé, vendredi dernier, dans ses locaux, à Samanko, au lancement de l’incubateur conjoint agro-météorologiques, communément appelé JAMSI en Anglais Joint Agro Meteorological Services Incubator ; et à la remise officielle des 6 stations météorologiques automatiques (Campbell Scientific) avec 2 ordinateurs à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Couvrant un rayon de 150 km, le coût unitaire de la station est estimé à 15 millions de FCFA.

La cérémonie a connu 2 temps forts : la présentation de projet JAMSi et la remise des 6 stations météorologiques automatiques.
Elle s’est déroulée en présence du Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de ICRISAT, Ramadjita TABO ; le directeur général de Mali-Météo, Djibrila Arboncana MAIGA, représentant le ministre de l’Équipement, des transports et du désenclavement ; le représentant du Programme CCAFS pour l’Afrique, Mathieu OUEDRAGO ; Pierre Sibiry TRAORE, responsable du Projet CASCAID. On y notait également la présence de plusieurs cadres et responsables départementaux de Mali-Météo, notamment, Aliou TEKETE, Daouda Zan DIARRA, Moussa TOURE, Isaïe SOMBORO, etc.
D’entrée de jeu, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’ICRISAT s’est réjoui de l’initiative de JAMSI, une 1re du genre, entre un service national de météorologie et un centre consultatif de recherche agronomique international.
Pour lui, dans un nouveau contexte surtout marqué par l’évolution technologique, l’autonomisation de la collecte et du traitement des données météorologiques, ainsi que le rôle croissant du secteur privé dans la fourniture des services à valeur ajoutée au secteur agricole, de nouveaux types de partenariat publics-privés doivent être noués. Ainsi, a-t-il noté, les institutions internationales de recherche, les services nationaux de météorologie et leurs partenaires doivent collectivement apprendre à renouveler leurs rôles, mandats et modes de travail. « Voilà toute l’ambition du projet JAMSI », a-t-il fait savoir.
Selon M TABO, ce cadre de collaboration a pour but de renforcer les capacités de Mali-Météo, de l’ICRISAT et celles de leurs partenaires, en matériels et en connaissances, afin de satisfaire les besoins en information climatique croissants d’une région à l’aube d’une révolution agricole majeure.
Aussi, a-t-il rappelé, dans le cadre du projet CASCAID, Mali-Météo a bénéficié d’un support financier pour plusieurs formations données par l’Institut de recherche internationale sur le climat et la société (IRI) pour améliorer la disponibilité des informations climats sur toute l’étendue du Mali en créant une bibliothèque de données de station combinées avec les données de satellites météorologiques.
De même, a-t-il soutenu, cet accord permettra à Mali-Météo d’apporter davantage de soutien aux travaux de simulation des rendements agricoles, ainsi qu’à la mise en œuvre de l’approche des services climatiques participatifs intégrés pour l’Agriculture (PISCA).
Par ailleurs, dira M TABO, le rôle régalien de l’État ne saurait se perpétuer à tous les secteurs d’activités à l’avenir. En tout cas, les météorologies nationales, souvent dépendantes à plus de 90 % du financement de l’État, devront rapidement développer leurs capacités à générer autres ressources.
Il dit voir à l’initiative JAMSI une belle opportunité de capacitation du tissu émergent des services climatiques nationaux qui revêtent étroitement sur la gestion des risques climatiques.
Enfin, il a félicité tous les initiateurs de JAMSI et souhaité bon vent à l’incubateur avec lequel Mali-Météo pourra non seulement renforcer son réseau d’observation terrestre, mais aussi catalyser les synergies entre certains projets, et autres acteurs privés.
Pour sa part, le DG de Mali-Météo a fait savoir que la présente cérémonie était certes modeste, mais pleine de signification. Car elle est le couronnement de plusieurs années de collaboration entre son Agence et ICRISAT, à travers plusieurs formations et de stages au siège de ICRISAT en Inde et ailleurs.
M MAIGA a profité de l’occasion pour féliciter ses illustres devanciers, notamment les feux Kariba KONARE, Mama KONATE, SIVAKUMAR, JL MONTEITH et autres, pour le travail scientifique mené.
L’économie nationale, souligne M MIAGA, basée essentiellement sur une agriculture pluviale classique de type familiale, reste largement tributaire de la variation de la pluviométrie. C’est pourquoi, a-t-il précisé, il est nécessaire pour ces populations de disposer d’informations climatiques et météorologiques fiables telles que les prévisions météorologiques à court et moyen termes ; des prévisions saisonnières et les caractéristiques approximatives de la saison des pluies qui constituent des outils essentiels pour prévenir les dangers et sauver des vies humaines, et sauvegarder des moyens de subsistance, d’une part ; et d’autre part, de planification pour améliorer la productivité agricole, de limiter la propagation des épidémies sensibles au climat et de réduire l’impact socioéconomique des phénomènes climatiques extrêmes.
Selon les spécialistes, une station météorologique automatique (Campbell Scientific) peut donner avec précision, les prévisions météorologiques dans un rayon de 150 km. Et son coût unitaire est estimé à 15 millions de FCFA.

Par Sékou CAMARA




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