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jeudi 20 janvier 2022
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Prochaine présidentielle: des cadres du RPM rejettent le choix de Tréta

Un Collectif pour la défense des statuts et règlement Intérieur du RPM dénommé (CDSRI-RPM) constitué des cadres de l’ancien parti présidentiel vient, dans une déclaration signée du 7 janvier, de rejeter le choix de Bokary TRETA comme candidat du RPM à la prochaine présidentielle.

Les conclusions des travaux des 3e Assises du Comité central du Rassemblement pour le Mali (RPM), au Palais de la culture, risquent de fragiliser davantage l’ancien parti présidentiel à la recherche de cohésion, d’unité en son sein depuis quelques années.
En effet, dans une déclaration signée du 7 janvier par le secrétaire général, Me Baber GANO, il annonce la création d’un collectif composé de cadres et membres du BPN– RPM pour défendre le respect de leurs textes violés lors desdites assises.
« Nous, membres du bureau politique national et cadres du parti, regroupés en Collectif, saluons la présence massive des élus et des militants venus à la rencontre BPN-RPM avec les élus, tenue le 27 décembre 2021, à la maison des aînés, couplée aux troisièmes Assises du Comité Central, tenues les 28 et 29 décembre 2021, au Palais de la Culture. La tenue de ces assises qui s’inscrit dans le fonctionnement normal de nos organes, a cependant porté une grave entorse à nos Statuts et Règlement Intérieur par leur méconnaissance et leur violation », indique la déclaration.
Ainsi, dans la déclaration du collectif, ses signataires reprochent aux conclusions des 3e assises du Comité central du Parti d’avoir pris des décisions qui n’étaient pas à l’ordre du jour. Il s’agit notamment de la désignation du candidat à la prochaine élection présidentielle qui ne faisait pas partie de l’ordre du jour. A ce titre, les délégués n’ont pas reçu mandat des leurs sections RPM de l’intérieur comme de l’extérieur pour se prononcer sur le choix d’un candidat à l’élection présidentielle.
A cet effet, le Collectif soupçonne un complot antidémocratique contre le parti et la tentative de passage en force du président qui s’est autoproclamé comme candidat naturel du parti à l’élection présidentielle.
Aussi, le document politique du collectif CDSRI-RPM ajoute que le Comité central, le plus haut organe de décision du Parti entre deux congrès, dont le rôle est précisé à l’article 43 des statuts du parti, ne saurait prendre des décisions ne relevant pas de son domaine de compétence.
« RPM, se démarque totalement de la résolution générale issue de la 3e session du Comité central », peut-on relever dans la déclaration du collectif qui rejette par conséquent la désignation du Président du parti Dr Bocari TRETA comme candidat naturel à la prochaine élection présidentielle, dont les dates restent à déterminer.
Contacté par nos soins, le secrétaire général du RPM, Baber GANO, confirme l’authenticité du document.
« Nous sommes une quarantaine de membres du bureau politique à être dans ce combat pour le respect des textes du parti RPM. Nous sommes déterminés pour le respect des textes du parti», a ajouté M. GANO.
Selon lui, c’est le début d’un processus dont l’objectif est de normaliser le parti, car affirme-t-il, la conduite actuelle avec le président par intérim TRETA n’est pas rassurante.
M. GANO assure que les membres de ce collectif sont conscients des conséquences de leur prise de position.
« Avec TRETA, forcément nous allons nous fractionner. C’est le début de la fissure qui peut se consolider ou s’aggraver. Ça va dépendre de l’esprit militant que les uns et les autres auront dans le traitement du problème », a déclaré le secrétaire général du RPM. Avant d’ajouter : « La problématique qui nous divise tant qu’elle n’est pas résolue, elle peut aller de la cassure à la fissure ; de la fissure à la dissidence ».
Un militant du parti très inquiet sur l’avenir du parti pense que ce n’est pas la manière d’agir surtout que, selon lui, des responsables de ce collectif, dont le Baber GANO ne participaient plus aux réunions du BPN depuis le renversement du régime par le coup d’Etat du 20 août 2020.
« Les deux premiers responsables (Baber GANO et Mamadou DIARRASSOUBA) n’ont participé ni aux assises du Comité central ni à la rencontre des maires », a-t-il indiqué.
Pour ce militant, le parti souffre trop de cloisonnement, de réticence à la fédération des forces et des idées, car, si l’on veut être efficace et contribuer réellement à l’atteinte des objectifs assignés par le parti, il convient de dépasser les égos, les calculs intéressés, mais surtout de reconsidérer la qualité de militant que nous sommes avant tout.
«J’espère qu’ils vont tous revenir à de meilleurs sentiments », a-t-il indiqué.

PAR SIKOU BAH




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