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dimanche 28 février 2021
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Recherche scientifique et technologique: les assises nationales pour baliser le sous-secteur

Le Premier ministre, Modibo KEITA, a lancé, hier lundi, les travaux des Assises nationales sur la recherche scientifique, technologique, technique et artistique, au CICB. Pendant quatre jours, du 16 au 19 mai, les participants venus d’Europe, d’Afrique et d’Asie et ceux du Mali échangeront autour des goulots d’étranglement, à travers des débats, tables rondes et symposiums, afin de dégager des perspectives d’avenir pour permettre à ce sous-secteur, relativement jeune et indispensable à tout développement, de se frayer une voie.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le PM, a enregistré la présence de la ministre de la Recherche scientifique, Mme Assétou Founé SAMAKE, et de la porte-parole des partenaires techniques et financiers du domaine de l’éducation, Mme Scheizerische Eigenossenschaft.
Les PTF, par la voix de leur représentante, ont réitéré leur soutien total à notre pays pour la promotion de la recherche scientifique et technologique facteur de progrès rapide pour toute société du monde moderne. Ces assises, est-elle convaincue, sont le témoignage de l’intérêt que les autorités accordent à ce sous-secteur, en tant que facteur de développement. La représentante des PTF a espéré que ces assises offrent l’occasion au le gouvernement de dégager une politique claire devant promouvoir la recherche scientifique et technologique dans notre pays. Aussi, a-t-elle souhaité voir les autorités développer des relations devant permettre aux jeunes talentueux de développer leurs compétences, à travers des études plus approfondies à l’extérieur.
La ministre de la Recherche scientifique a indiqué que notre pays disposait d’un capital scientifique et technologique avec des acquis notoires dans les domaines de la recherche agricole et biomédicale, du bâtiment et des travaux publics. En effet, longtemps structurée autour des laboratoires répartis entre les différents ministères, la recherche a fait des progrès notoires avec l’avènement de la recherche universitaire, a-t-elle expliqué. Bien qu’affichant certains points forts, notre système national de recherche reste confronté à des difficultés parmi lesquelles : l’insuffisance de ressources humaines ; le faible financement de la recherche ; la mauvaise gouvernance du secteur ; l’insuffisance de coordination des programmes et projets de recherche ; la dispersion et l’émiettement des ressources, à travers une multiplication et superposition des priorités ; la faible valorisation des résultats de la recherche ; le manque de visibilité.
Les Assises nationales de la recherche permettront, d’une manière générale, de présenter le projet de politique nationale de science, de technologie et innovation et son plan de mise en œuvre à la communauté des chercheurs, des développeurs, aux partenaires techniques et financiers et de procéder à leur validation, a soutenu la ministre. Au cours de ce rendez-vous, il s’agira pour les participants d’examiner, d’amender et de valider le projet de politique nationale de science ; de définir la feuille de route pour le processus d’adoption et de mise en œuvre de la politique nationale de science, technologie et innovation (PSTI) ; d’identifier les moyens de mise en œuvre de la politique ; de définir les mécanismes de suivi-évaluation.
Les Assises serviront de cadre privilégié au débat et à la réflexion collective. C’est dans ce contexte que les travaux se dérouleront en plénière et en commissions, sous forme d’ateliers, de Symposiums, de tables rondes et consisteront à une série de présentations suivies de discussions par les participants, a édifié Assétou Founè SAMAKE MIGAN.
Le processus des débats est organisé à trois niveaux distincts et complémentaires, a fait savoir le conférencier. Il s’agit d’un niveau de consultation électronique qui vise à offrir au plus grand nombre de chercheurs la possibilité de s’exprimer, de s’approprier des documents afin d’aboutir à des décisions consensuelles. Le deuxième niveau de concertations sera consacré à l’examen des documents de la politique et son plan de mise en œuvre. Après la présentation du document de la politique, les débats se poursuivront dans les trois commissions suivantes : la commission institution et instruments de gouvernance, de la planification et pilotage de la PNSTI ; la commission orientation et organisation des systèmes nationaux de recherche, d’innovation et de valorisation des résultats des recherches, d’information et de documentation scientifique et technologique ; commission priorités et programmes sectoriels-ressources-mécanismes de financement.
En marge de ces débats, des échanges scientifiques parallèles auront lieu autour d’autres sujets de préoccupation par les spécialistes. C’est dans ce contexte qu’il est attendu deux symposiums et des tables rondes.
Le Symposium I traitera de l’Éducation, science, technologie et mathématiques ; alors le Symposium II s’occupera des langues nationales et l’enseignement des sciences.
Quant aux tables rondes, elles seront focalisées sur la problématique de la science et la coopération.
Le Premier ministre s’est dit conscient de la place de la recherche scientifique et la technologie dans le progrès rapide des sociétés et a fondé beaucoup d’espoirs quant aux conclusions de ce rendez-vous. « La science est le levain, la clé du développement. Cependant, la relation entre la science et l’éthique ne doit pas être perdue de vue par les chercheurs », a-t-il conseillé.
Les participants à cette rencontre sont venus des Institutions nationales de recherche ; du secteur privé national ; de la diaspora ; des associations des détenteurs de savoir locaux (herboristes, artisans, paysans) ; des institutions internationales de recherche du Mali ; des différents secteurs de développement (utilisateurs de résultats de la recherche provenant du secteur public et privé), etc.

Par Sidi DAO




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