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jeudi 4 mars 2021
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Régimes de protection sociale au Mali: l’INPS à l’évaluation de ses partenaires

L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) en partenariat avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), a organisé, hier mardi, au siège du Patronat, à ACI 2000, une journée d’information et de sensibilisation sur la protection sociale et l’état de ses relations avec ses partenaires sociaux.

Cet espace d’échanges entre l’Institut et ses partenaires offre l’opportunité d’évaluer la qualité des services rendus et de s’informer sur les procédures d’application des textes législatifs et réglementaires sur les régimes de l’INPS et de l’AMO.
Placée sous le haut patronage du directeur général de l’INPS, Bréhima Noumoussa DIALLO, la cérémonie d’ouverture de la journée s’est déroulée en présence du président du CNPM, Mamadou Sinsy COULIBALY. On y notait aussi la présence de plusieurs responsables de l’INPS et de chefs d’entreprises.

L’INPS, facteur de maintien des relations de travail et de cohésion sociale
Pour le président du CNPM, la sécurité sociale, dont l’INPS assure la gestion, revêt une importance toute particulière.
Aussi, a-t-il précisé, les différents régimes qu’il gère aident au maintien des relations de travail stables, contribuant ainsi à la cohésion sociale. En effet, note M COULIBALY, les prestations familiales que l’Institut verse contribuent à assurer que les travailleurs disposent d’un revenu suffisant pour offrir à leurs enfants un cadre de vie décent. Dans la même dynamique, il soutient que le régime d’assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles, pour leur part, joue un rôle crucial dans la prévention des accidents du travail.
L’INPS présente, pour lui, un intérêt tout particulier au regard de la productivité des entreprises, étant donné le nombre considérable de jours d’arrêt imputables à ces risques.
Enfin, souligne le président du CNPM, le régime des pensions permet aux travailleurs âgés de quitter plus sereinement la vie active.
« Le fait de garantir ainsi aux travailleurs des entreprises des soins médicaux et de fournir aux familles des revenus destinés à leur assurer des conditions matérielles d’existence acceptables confère à l’INPS le caractère d’un organisme de développement, dont la contribution à la couverture des besoins sociaux des populations se répercute incontestablement sur la productivité du travail », a déclaré le président du CNPM. C’est pour toutes ces raisons, dira M COULIBALY, que le CNPM réaffirme son engagement à accompagner l’INPS dans la mise en œuvre de tous ces programmes d’action. Toutefois, il a invité la direction générale de l’INPS à redoubler d’efforts pour continuer à assurer une bonne gouvernance financière des différents régimes. Ce qui passe, à son avis, aujourd’hui surtout par la mise en place de mécanismes de financement innovants.
« En ne touchant pas ou presque que la masse salariale, le financement de la sécurité pèse fortement sur le coût du travail. Le travail est ainsi surtaxé, ce qui influe négativement sur l’emploi et la compétitivité des entreprises, c’est-à-dire la capacité de celles-ci à affronter la concurrence, si rude dans ce contexte mondial d’ouverture des marchés nationaux » , a conclu Mamadou Sinsy COULIBALY.

Des actions fortes
Pour le directeur général de l’INPS, la présente journée d’échanges constitue un moyen précieux d’information et d’écoute des partenaires de l’institut, à travers un processus dont les principales phases sont le recueil des préoccupations des partenaires ; la recherche et la mise en œuvre des solutions idoines à leurs préoccupations ; la diffusion des procédures d’application des textes législatifs et réglementaires sur les régimes de l’INPS et l’AMO ; l’information sur les nouveaux outils de simplification des procédures à travers le « Logiciel gratuit » de déclaration des cotisations et la « télé déclaration » des salaires et des cotisations.
Ainsi, a rappelé M DIALLO, l’Institut a entrepris des actions fortes pour l’amélioration de la qualité des services rendus à ses usagers et le relèvement des montants des pensions et des allocations. Parmi ces actions, il a cité, entre autres, le financement d’un centre de dialyse à Sikasso, les prises en charge de participation dans le capital de la BMS-sa et celui de la BHM-sa, divers autres placements, ainsi que l’accompagnement de certaines entreprises en difficultés par l’échelonnement de leurs arriérés de cotisation sociale.

Les principales missions de l’INPS
Notons que le budget 2016 de l’Institut a augmenté de 5,85 % par rapport à celui rectifié de l’exercice 2015, au titre des recettes et de 10,45 % au titre des dépenses.
Les axes stratégiques du plan 2016 de l’INPS sont : réaliser l’équilibre des régimes ; améliorer la qualité des prestations servies ; adapter les structures de l’Institut à ses missions ; développer et motiver le personnel ; poursuivre l’informatisation et améliorer la communication.
Au 31 décembre 2015, l’INPS comptabilisait 75 164 assurés et 181 412 ayants droit immatriculés.
Placé sous la tutelle du ministère de la Solidarité, l’INPS est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La loi lui confère la mission d’encaisser les cotisations et de servir les prestations au titre des régimes de prévoyance sociale, de l’assurance volontaire ainsi que de l’AMO. Toutes ces prestations sont financées par les cotisations assises sur les rémunérations des salariés relevant du Code du travail.
Il a pour mission de : recouvrer les cotisations sociales assises sur les salaires des travailleurs et les revenus des non-salariés ; servir les différentes prestations prévues par le code de prévoyance sociale au titre des prestations familiales, des accidents de travail et des maladies professionnelles, de l’assurance vieillesse invalidité et allocation de survivants ainsi que d’une action sanitaire et sociale.
Ces régimes sont financés par les cotisations calculées sur les salaires des travailleurs des secteurs privés et parapublics. Aussi, l’Institut offre aux travailleurs non-salariés, des professions libérales, artisanales, industrielles et commerciales ainsi qu’aux travailleurs indépendants, un régime d’assurance volontaire qui leur donne la possibilité légale de souscrire volontairement à certains régimes gérés par l’Institut.

Par Sékou CAMARA




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