Search
vendredi 30 juillet 2021
  • :
  • :

Relance de la filière coton: les solutions des assises nationales

Le Premier ministre, Moctar OUANE, a présidé, le lundi dernier, la cérémonie de clôture des assises nationales sur le coton sanctionnées par plusieurs recommandations en vue de permettre au Mali de prendre sa place de leader dans ce secteur.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Mahmoud Ould MOHAMED ; du président directeur général de la CMDT, Nango DEMBELE. Y ont également pris part des délégués des différentes filiales coton, des responsables des services techniques et des partenaires techniques et financiers.
Ouvertes le 18 janvier dernier, cet événement marque la fin des travaux des assises qui ont concerné tous les segments de ladite filière très stratégique pour l’économie nationale et le développement du secteur agricole. Elle fait vivre 4,5 millions d’individus sans compter son apport au Produit national bruit à hauteur de 15%. Mais, depuis quelques années, cette filière souffre de nombreuses difficultés. Conséquence : le pays qui est le leader en Afrique chute.
S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a rappelé que l’organisation des assises nationales sur le coton s’inscrit en droite ligne de l’axe 2 du Programme d’Action du Gouvernement de transition (PAG), à savoir la promotion de la bonne gouvernance. Selon lui, la tenue de ces assises se justifie par des crises récurrentes qui nécessitent des mesures appropriées pour sauver la filière des menaces qui peuvent compromettre son développement durable.
« Les présentes assises du coton qui se clôturent à Bamako, ont permis l’implication de tous les acteurs concernés à travers les ateliers de réflexion tenus au niveau régional et national avec l’appui des experts de la filière coton. L’originalité de ces assises réside surtout dans l’inclusivité dans la démarche qui a consisté à faire remonter les propositions de solutions de sortie de crise de la base au sommet », a expliqué le ministre Mahmoud Ould MOHAMED.
L’objectif de ces assises, poursuit-il, était de contribuer à la relance de la culture du coton au Mali, en vue de la rendre plus résiliente, compétitive et durable. Ainsi, il s’agissait de permettre au Mali de renouer avec son palmarès d’antan, a ajouté le ministre de l’Agriculture. Et, pour lui, l’importance stratégique de la filière du coton n’est pas basée que sur l’économie nationale et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, le coton joue un rôle important dans le renforcement de la cohésion sociale et dans la résolution des conflits communautaires.
À l’issue de ces travaux, des recommandations pertinentes ont été formulées par les participants. La synthèse de celles-ci a été présentée par le conseiller technique Yacouba KONE. Ainsi, les participants ont recommandé, entre autres : le transfert à la CMDT de la fonction d’approvisionnement en intrants de qualité sur une période de deux ou cinq ans au regard des insuffisances actuelles du GIE et de l’ampleur des questions de gouvernance qui ont contribué à détériorer le climat de confiance entre les producteurs. Les organisations de producteurs seront impliquées dans le processus d’acquisition et veilleront à la transparence des opérations, la fixation d’un prix incitatif au kilogramme de coton graine et diminuer autant que possible le prix des intrants et des matériels agricoles ; la gratuité les semences de coton aux producteurs.
En outre, ils ont souhaité la promotion de la culture du coton bio pour répondre aux exigences de l’évolution du marché mondial, tout en plaidant auprès de l’État et ses partenaires l’octroi d’un budget conséquent dédié de la recherche cotonnière.
De même pour éviter des conflits de représentativité et permettre à ce que les droits des acteurs soient sauvegardés, il a été demandé la séparation des fonctions des syndicats de celles des unions de coopérative (cumul de fonctions). Pour que désormais, une même personne ne soit à la fois syndicaliste et membre du bureau de l’union.

Par Sikou BAH




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *