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mardi 9 mars 2021
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Réparation des manuels scolaires: le programme s’installe à Segou

Après Kayes, Koulikoro et Sikasso, le Programme de développement des capacités en réparation des manuels scolaires, initié par le ministère de l’Education nationale en partenariat avec le Canada, s’implante à Ségou, la capitale des Balazans.

La cérémonie solennelle de lancement de l’événement présidée par le secrétaire génal du ministère de l’Éducation nationale, Moumouni Traoré, s’est déroulée, le lundi dernier, au Groupe scolaire Hady Kontao.
Au total, ce sont 63 réparatrices et réparateurs de manuels scolaires qui ont été formés et mis à la disposition de l’académie et des collectivités de Ségou.
Outre le secrétaire général représentant le ministre de l’Éducation nationale, la cérémonie a enregistré la présence du partenaire canadien du programme, représenté par le directeur adjoint de la coopération canadienne, ministre conseiller, Zing Zang.
On y notait la présence du maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, et Irène Diarra, porte-parole des réparateurs.
Le maire a exprimé la fierté de sa ville d’abriter un événement d’une telle dimension sociale et éducative dont la résultante est de créer des emplois pour les jeunes.
Aussi, a-t-il salué la qualité de la coopération entre le Mali et le Canada dans le domaine précis de l’Éducation, dont les résultats sont appréciables.
Par ailleurs, le nouveau maire de Ségou a réitéré sa disponibilité pour la bonne marche du projet pourvoyeur d’emplois pour les jeunes et de plus-value pour l’économie de sa commune.
Quant à Irère Diarra, il a, au nom des réparateurs, salué les efforts du gouvernement et son partenaire canadien pour la mise en place de ce projet créateur d’emplois et d’avenir pour les jeunes.
Le responsable de la coopération canadienne a mis en exergue l’intérêt de son pays en matière de politique d’éducation en faveur du Mali.
«Cet engagement canadien pour le Mali se concrétise dans de nombreux domaines, depuis quelques années» a-t-il rappelé.
Pour ce qui concerne le programme qui vient d’être lancé, il rentre dans le cadre des efforts de nos deux pays d’améliorer la qualité de notre système éducatif et garantir l’employabilité des jeunes.
Le Programme de développement des capacités en réparation de manuels scolaires est le fruit de la coopération mutuellement avantageuse entre notre pays et le Canada, a expliqué le secrétaire général.
Sa mise en œuvre, a-t-il précisé, est assurée par le ministère de l’Éducation nationale, à travers la direction nationale de la Pédagogie, avec l’accompagnement du collège communautaire du nouveau Brunwick au Canada, représenté au Mali par un Bureau d’appui au programme (BAP).
Le représentant du ministre a expliqué que le programme couvrait déjà les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso. Il s’étendra progressivement à toutes les Académies d’enseignement de notre pays avant la fin du premier trimestre 2017 et bénéficiera à toutes les collectivités territoriales, ainsi qu’à tous les établissements d’éducation préscolaire et spécialisés et ceux de l’enseignement fondamental, secondaire et normal de notre pays, a-t-il rassuré.
Dans les régions couvertes, à la date du 31 juillet 2016, selon M. Traoré ; 1 128 877 manuels scolaires ont été réparés pour un montant total de 561 978 885 FCFA.
« Je voudrais à cet effet préciser que c’est le budget d’État qui prend en charge les frais de réparation des manuels scolaires, une preuve s’il en est de l’importance que le gouvernement de la république accorde au programme », a-t-il souligné.
Pour l’année 2017, en vue de soutenir le programme à Ségou, l’Etat accorde à la région, la somme de 46 552 000 FCFA pour la réparation de 93 104 manuels scolaires, a indiqué le secrétaire général.
Déjà, au compte du premier trimestre 2017, la somme de 752 500 FCFA a été mise à la disposition des Conseils de cercle et 10 856 000 FCFA au compte des communes, soit un total cumulé de 11 638 000 FCFA, a-t-il spécifié.
« Je voudrais en la circonstance, inviter les acteurs et partenaires du programme de la région de Ségou à prendre sans délai les dispositions idoines pour l’exécution diligente et correcte des opérations de réparation des manuels scolaire. Pour la mise en œuvre de l’activité, 63 réparatrices et réparateurs de manuels scolaires ont été formés. Les 42 réparatrices et 21 réparateurs ont bénéficié d’une formation de qualité au métier de réparateur de manuels scolaires, mais aussi d’une formation en entrepreneuriat qui leur permettra de s’installer à leur propre compte sous forme de GIE et de s’affilier à la Chambre régionale des métiers », s’est-il réjoui.
Si le Programme participe à l’amélioration de la qualité des enseignements dispensés, il n’en demeure pas moins, selon le secrétaire général, qu’il s’agisse également d’un moyen efficace de lutte contre la pauvreté. Et pour cause ? Il a formé 255 réparateurs, dont 124 femmes. Il a alors profité de l’occasion pour inviter les élus des collectivités à s’approprier de ce programme.
Aux jeunes bénéficiaires, Moumouni Traoré n’a pas manqué d’appeler à protéger leur emploi par la qualité de leur travail et le comportement adopté et leur engagement au service de l’école.

Par Sidi Dao




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