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jeudi 4 mars 2021
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Réparation du passage piéton de la gare de Sogoniko: pour un coût de 276 millions FCFA

Démarrés officiellement le 7 avril dernier, les travaux de réparation de la passerelle (passage piéton) au niveau de la gare routière de Sogoninko, en Commune VI du District de Bamako, ont été confiés à l’entreprise chinoise COVEC pour un montant de 276 238 778 FCFA TTC pour un délai de 4 mois. Le financement est assuré à 100% par l’Autorité routière et le maître d’ouvrage délégué est l’AGEROUTE dont le directeur général, Modibo KEITA, a visité mercredi, dans l’après-midi, le chantier qui, pour des raisons de sécurité, est interdit à la circulation.

Selon le directeur général de l’AGEROUTE, la passerelle de Sogoninko est située sur l’avenue de l’OUA où pratiquement en une heure, environ 2000 véhicules passent. S’il faut que les piétons se faufilent entre les véhicules pour traverser la voie, ils s’exposeraient à de nombreux risques d’accident. C’est pourquoi, a-t-il soutenu, en 2010, les autorités ont décidé de la réalisation de ce passage piéton, à l’instar d’autres situés au Grand marché de Bamako, à Kalaban coura et à Sébénicoro, pour permettre aux piétons de traverser en toute sécurité les grandes artères.
Hélas, a-t-il regretté, depuis un certain temps, la passerelle de Sogoninko est couramment percutée par des gros porteurs hors gabarit, en violation des normes admises, allant jusqu’à faire des fissures, comme c’est le cas actuellement. Selon la loi, le gabarit d’un véhicule ne doit pas dépasser 5 m de hauteur, niveau de conception de cette passerelle. Mais, le constat est que certains gros porteurs ont des charges dont le volume va jusqu’à 5,5, voire 6 mètres de haut. En voulant passer sous cette passerelle, ils percutent l’ouvrage, et endommagent la poutre. Mettant ainsi hors d’usage l’ouvrage en créant une insécurité pour les piétons et les autres usagers de la voie publique.
Pour éviter que l’ouvrage ne chute de lui-même, le gouvernement, à travers le ministère de l’Equipement, des transports et du désenclavement, a décidé de sa réparation. Ainsi, sur instruction du ministre Mamadou Hachim KOUMARE, l’Autorité routière a assuré à 100% le financement des travaux exécutés par l’entreprise chinoise COVEC, avec la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’AGEROUTE.
Pour réduire le délai des désagréments des usagers, au moment où certains travailleurs de l’entreprise sont en train de démolir l’ouvrage, en même temps d’autres s’occupent de la confection des nouvelles poutres. (Ces travaux qui se font simultanément dureront un mois), a précisé le DG de l’AGEROUTE.
Selon M. KEITA, après analyse de la situation, notamment la surcharge des véhicules, il a été décidé de rallonger la hauteur de cette passerelle qui sera de 6 mètres au lieu de 5 mètres actuellement, pour mieux sécuriser l’ouvrage.
Le délai contractuel des travaux est de 4 mois. Concrètement, la démolition d’un côté (sens allant vers la Tour d’Afrique) et la confection des poutres se font simultanément dans un mois. Durant le 2e mois, il y aura la construction des nouveaux poteaux, et après il y aura le placement des poutres.
Pour des questions de sécurité, des déviations ont été érigées, dans un premier temps dans le sens allant vers la Tour d’Afrique). Après la réparation de ce côté, l’autre sens allant vers le centre-ville sera coupé. Mais, a-t-il précisé, une fois que les poutres sont placées, la voie sera libérée. C’est pourquoi, il a invité à l’esprit de compréhension et du civisme des usagers.
Dans la même lancée, le DG de l’AGEROUTE a profité de l’occasion pour fustiger le comportement de nos agents de sécurité qui laissent passer des gros porteurs dont les gabarits sont visiblement au-delà des normes. Dans la même dynamique, il a invité les agents de sécurité (police, gendarmerie, etc.) à ne laisser passer aucun véhicule dont le gabarit pourrait heurter ces passerelles hautes de 5 mètres.
M. KEITA dit fonder beaucoup d’espoir sur l’application intégrale, à partir du 1er juin 2016, du Règlement N° 14 de l’UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États membres de l’organisation sous régionale. En effet, à compter de cette date, toutes les plateformes, générant plus de 200 000 tonnes de fret par an procèderont au pesage à l’aide de pèse-essieu et devront empêcher par tous les moyens, la sortie de l’enceinte de la plateforme, de tout véhicule chargé et non conforme audit Règlement.
En tout cas, cette mesure communautaire, si elle est intégralement appliquée, permettra non seulement de protéger notre patrimoine routier, mais également d’éviter que ces passerelles soient toujours percutées par ces dangereux camions hors normes.

Par Sékou CAMARA




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