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jeudi 4 mars 2021
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Réunion annuelle des transports: planning des travaux d’envergure

La réunion annuelle du secteur des transports au titre de l’année 2016 s’est tenue, hier au CICB, dans l’après-midi. Cette rencontre de deux jours, jeudi et samedi, est une opportunité pour les participants d’échanger et de partager les préoccupations majeures de ce secteur vital afin de faire le bilan des réalisations et de proposer des solutions idoines.

Placée sous le patronage du ministre Mamadou Hachim KOUMARE, visiblement encore sous le choc de l’accident de car qui s’est déroulée, dans la matinée, sur la route de Ségou, la cérémonie d’ouverture des travaux de 2 jours, s’est déroulée en présence du président de la Commission TP, Domaines, Transports et Habitat de l’Assemblée nationale, l’honorable Yiri KEITA ; du chef de file des PTF, Hélène N’Garnim GANGA, la Représentante résidente de la BAD au Mali. On y notait la présence des représentants de l’Union européenne et de l’UEMOA ainsi que plusieurs membres du cabinet, des responsables des services rattachés, des représentants du ministère de l’Économie et des finances, etc.
La Représentante de la BAD, tout en mettant l’accès sur l’importance stratégique du secteur des transports dans le développement du pays, a salué les efforts et les progrès réalisés par le Mali, ces derniers temps. Cependant, note-t-elle, des défis, comme la surcharge et le renouvellement du parc automobile restent à relever.
Le chef de file des PTF et la représentation nationale, par la voix de l’honorable Yiri KEITA, ont salué la tenue de la présente rencontre avant de réitérer leur accompagnement constant au ministère de l’Équipement, des transports et du désenclavement.
Pour sa part, le ministre KOUMARE dira que la réunion annuelle du secteur des transports est le meilleur cadre d’analyse, d’échange et de partage de l’ensemble des acteurs pour faire le bilan des réalisations et de proposer des solutions idoines.
Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour faire un bref survol de certaines réalisations de l’année écoulée 2015 et de quelques projections. En effet, dira le ministre, durant 2015, son département a mis en œuvre 10 Projets pour un montant de 200 milliards de FCFA ; réalisé 300 km de pistes rurales ; et crée plus de 3523 emplois.
En termes d’entretien routier le département a investi, pour la première fois 35 milliards de francs CFA, et en 2016 il entend y injecter 68 milliards de FCFA. Assi, a-t-il promis de commencer les travaux bien avant la saison des pluies.
En matière de construction routière, il a introduit, partout où le trafic est intense, la notion de grave concassé en couche de base et ensuite un revêtement en BB de 7 cm. En même temps, le département de l4Equipement et des transports est en train d’améliorer la qualité de nos infrastructures afin d’augmenter la durée de vie de nos routes. Les planifications et les surveillances se font sur la base de participation populaire et de concertations afin de fournir des infrastructures et services adaptés aux besoins des utilisateurs.
Dans le secteur fluvial, le ministre a cité l’exploitation des deux nouveaux bateaux et recherche de ressources pour assurer le dragage du fleuve Niger est engagée, a fait savoir le ministre KOUMARE.
Le transport ferroviaire, soutient-il, a connu un grand changement à travers l’application de la résiliation pour « Fait de Prince » la convention de concession de l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar — Bamako et la création d’un organe de gestion de la phase transitoire devant aboutir à la mise en place du nouveau chemin institutionnel.
En outre, a-t-il révélé, le département est à la recherche de ressources nécessaires à la réhabilitation de la voie ferrée Bamako — Dakar, la modernisation des ouvrages et des gares afin de faire circuler des machines qui répondent aux normes sous — régionales et accroitre les vitesses des trains voyageurs.
« Notre ambition est de disposer d’un chemin de fer du futur », a laissé entendre le ministre.
Il n’a pas occulté la sécurisation de nos documents de transport ainsi que leur numérisation. De l’avis de M. KOUMARE, en appliquant ces mesures, on réduira de beaucoup voire arriver à éliminer les tracasseries administratives.
En ce qui concerne l’utilisation des technologies modernes, le département a concentré ses principales actions sur la réduction des barrières technologiques et il est prévu très bientôt l’introduction de systèmes de paiement électronique pour le péage et le pesage dans les couloirs et sur nos grands axes.
« Au niveau du secteur aéronautique et de la météorologie, nous continuons les travaux de rénovation, d’embellissement, de finition des travaux du terminal 2 et de nouvelles constructions. Il s’agira de donner une autre image à notre beau Pays le Mali indivisible », a indiqué le ministre.
Les pluies provoquées pour assurer un bon hivernage sont en cours de préparation, a assuré le ministre.
« Nos collègues de l’aviation civile sont en train de tout mettre en œuvre pour moderniser les méthodes de travail et fournir des services de qualité », a-t-il soutenu.
Le ministre KOUMARE s’est appesanti sur les difficultés que son département rencontre dans ses missions. Ils ont pour noms, selon lui : la sécurité sur les chantiers (plus de 7 milliards pour la sécurisation des travaux de construction de 120 km au nord du Mali) ; la faiblesse des capacités techniques et financières au sein de leurs services et des prestataires de services ; le taux d’intérêt élevé au niveau des banques ; la diffamation et la communication interne et externe en vue d’éliminer les incompréhensions, etc.
L’année 2016, a-t-il rappelé, correspond à la 1 ère année de mise en œuvre de la PNTITD. Elle sera marquée par d’importantes réalisations, notamment celles qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger signé à Bamako et d’autres projets d’envergure.

Par Sékou CAMARA




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