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mardi 9 août 2022
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Riposte contre le COVID-19 et les épidémies infectieuses: l’UCRC se dote d’un budget 3 milliards de F CFA

Le ministre de Santé et du développement social, Mme Diéminatou SANGARE, a présidé ce vendredi 3 décembre 2021, le Conseil de gouvernance des laboratoires du Centre Universitaire de Recherche Clinique (UCRC), à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) de l’USTTB, au Point G. C’était en présence du SG du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique; Dr Diarra Haby SANOU, de l’ambassadeur des Etats unis au Mali, Dennis HANKINS.

Ont également pris part aux travaux, du Recteur de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), le Pr Ouateni DIALLO; du directeur de l’UCRC, le Pr Seydou DOUMBIA, non moins doyen de la FMOS. Depuis les Etats unis, étaient en ligne deux autres membres du Conseil de gouvernance, dont le Dr Cliff LANA, l’un des initiateurs de l’UCRC.

A l’ordre du jour de cette session, présentation de l’UCRC, bilan des activités de 2021.
Faisant le bilan, le directeur de l’UCRC, le Pr Seydou DOUMBIA, a souligné que l’UCRC a aussi pour mission la formation.
Au cours de l’année qui s’achève, l’UCRC a eu à mobiliser des fonds pour faire des recherches, particulièrement dans le domaine de la COVID.
Au niveau, il s’agit pour l’UCRC d’évaluer l’évaluer les différents types de vaccins qui arrivent de toute part chaque année dans notre pays et administrés aux populations sans étude préalable.
En collaborations avec les structures spécialisées des USA et d’autres pays africains (Guinée, Libéria), le Mexique et l’Indonésie, en dehors de l’Afrique, afin de mieux comprendre l’efficacité des vaccins administrée aux populations.
L’UCRC travaille actuellement sur le séquençage afin de connaitre là également pour étudier le potentiel des nouveaux variant du COVID sur la transmission.
Il s’agit de voir l’évolution de la dynamique à travers les études de prévalence de la transmission COVID à travers les études de séroprévalence financées par les Instituts nationaux de santé des USA.
En plus des USA, l’UCRC collabore aussi avec l’OMS, la Fondation GATE.
D’autres fonds de recherche ont été mobilisés par l’UCRC pour supporter la formation à la recherche, notamment les programmes de Master de santé publique, de bio-informatique, de bioéthique.

Plus de 200 médecins de santé publique formés
Aujourd’hui, ce programme Master a formé plus de 200 médecins de santé publique qui servent dans les structures et les instances dirigeante de santé.
En plus du COVID, l’UCRC entend élargir ses recherche en direction des pathogènes émergents comme la fièvre LASSA, la fièvre jaune, la fièvre hémorragique Congo crimée, etc. Mais, le diabète et paludisme ne sont pas en reste.
De nos jours, l’UCRC emploie 300 personnes, dont une cinquantaine de chercheurs. Au ce niveau, la principale difficulté pour l’UCRC est relative à l’exiguïté des locaux.
«Des problèmes d’espace se pose à nous. Sinon, nous avons des compétences qu’on trouve rarement dans la sous-région», s’est réjoui le Pr DOUMBIA.
Le budget actuel de l’UCRC est évalué 3 milliards de F CFA.
Le Centre Universitaire de Recherche Clinique (UCRC) est une initiative conjointe entre le Ministère de la Santé et du Développement Social (MSDS), le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), l’Université des Sciences, Techniques, and Technologies of Bamako (USTTB) et l’Institut National des Allergies et des Maladies infectieuses (NIAID) des Instituts nationaux de la santé (NIH) aux États-Unis pour renforcer l’infrastructure et les ressources pour faciliter la recherche clinique au Mali.
L’UCRC créée en 2015, est le fruit de la collaboration fructueuse de longue date entre les gouvernements du Mali et des États-Unis qui a débuté avec la création du Malaria Research and Training Center (MRTC) en 1992 et du Centre de Recherche et de Formation sur le VIH/Tuberculose (SEREFO) en 2003 qui est devenu partie intégrante de l’UCRC (2015).
En 2013, le ministre de la Santé du Mali, reconnaissant le rôle du partenariat dans la création du premier laboratoire de niveau 3 de biosécurité du pays, a écrit au Directeur du NIAID pour exprimer son soutien au renforcement de la recherche clinique à travers cette collaboration.
L’UCRC dispose des laboratoires de pointe dont le laboratoire de niveau P3 (un des rares dans la sous-région), labo d’immunologie, labo de biologie moléculaire et de laboratoire clinique et d’un centre d’essai clinique dans le Centre Hospitalo-Universitaire du Point G.

Par Abdoulaye OUATTARA




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