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mercredi 25 mai 2022
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Sanctions de la CEDEAO: le FOSCAO regrette le caractère extrême et disproportionné

Le Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO) a animé, le samedi 22 janvier, un point de presse au CENDIFE, sur les sanctions de la CEDEAO contre notre pays. C’était en présence de la présidente nationale du FOSCAO, l’honorable Nana Aicha CISSÉ ; du secrétaire général, l’honorable Souleymane DEMBÉLÉ ; du secrétaire général adjoint, Ibrahim MAIGA, enseignant chercheur à la faculté de droit, etc.

Après avoir élaboré un communiqué pour dénoncer les sanctions de la CEDEAO contre notre pays qui traverse une période cruciale de son histoire, le FOSCAO a jugé nécessaire d’animer ce point de presse pour exprimer son ras-le-bol et faire des propositions de sortie de crise.

Selon Mme Korotoumou TRAORÉ, le comité exécutif de l’organisation sous régionale accompagne le FOSCAO-Mali dans ce combat. Elle a rappelé que le FOSCAO avait fait un communiqué pour dénoncer la décision de la CEDEAO et proposer des solutions de sortie de crise. Korotoumou TRAORÉ a sollicité l’accompagnement de tout le monde pour aider le Mali à se sortir de cette crise.

Le secrétaire général adjoint du FOSCAO-Mali, Ibrahim MAIGA, enseignant chercheur à la faculté de droit, a expliqué que le Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO) est le réseau faîtière de la société civile en Afrique de l’Ouest, couvrant 18 domaines thématiques, avec des représentations dans les 15 pays de la CEDEAO. Selon lui, le FOSCAO est le canal de dialogue institutionnalisé entre les organisations de la société civile et la CEDEAO.

« Le FOSCAO renforce les capacités, fait des plaidoyers, mobilise la société civile, s’engage dans la formulation, la mise en couvre, le suivi et l’équation des politiques pour une Afrique prospère, stable et en paix. Pour les partenaires institutionnels, le FOSCAO est un excellent canal, un guichet unique pour un engagement systématique entre les institutions et les organisations de la société civile, pour des résultats percutants », apprend-on.

Dans le communiqué lu par la présidente nationale, l’honorable Nana Aicha CISSE, le Plateforme Nationale du Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO-Mali), affirme qu’elle observe avec une attention particulière l’évolution de la crise malienne.

« En solidarité avec les Peuples Africains et leur Diaspora, mobilisés en soutien au Mali ce samedi 22 janvier 2022, le FOSCAO-Mali : invite les autorités de Transition à maintenir les canaux de discussions avec les Chefs d’État de la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies en vue d’arriver à un terrain d’entente tenant compte des aspirations profondes et des attentes du Peuple malien. Salue la volonté affirmée du Président de la Transition du Mali à poursuivre le dialogue avec la CEDEAO ; en appelle à l’esprit de solidarité communautaire de la CEDEAO ainsi qu’à toutes les parties prenantes de la crise malienne pour assurer la paix au Mali en mettant de l’avant les méthodes de résolution pacifique des différends que sont: les bons offices, la médiation, la conciliation et la facilitation basées sur le dialogue, la négociation et l’arbitrage », appelle le FOSCAO.

Aussi, l’organisation recommande qu’un accent soit mis sur l’accompagnement du Peuple malien dans son processus de refondation en privilégiant la voie du dialogue pour la révision du calendrier proposé par le Mali en vue d’aboutir à une solution concertée et apaisée.

Le FOSCAO-Mali rappelle également que la précarité économique est le terreau du terrorisme et de l’extrémisme violent dans la région du Sahel.

Pour les responsables de l’organisation, les sanctions actuelles ne feront qu’appauvrir davantage les populations maliennes. De ce fait, soutiennent-t-ils, qu’aggraver la pauvreté des populations déjà démunies ne fera que les jeter dans les bras des groupes terroristes.

« Le FOSCAO-Mali invite la Conférence des Chefs d’État de la CEDEAO et toutes les parties prenantes à prendre en compte les causes profondes de la crise malienne en vue d’asseoir une démocratie adaptée aux réalités de notre pays pour une paix durable. Le FOSCOA-Mali encourage les organisations de la société civile à s’investir davantage dans la résolution de la crise qui affecte durement les populations », indique le communiqué lu par la présidente du FOSCAO-Mali, Nana Aicha CISSÉ.

PAR MODIBO KONÉ




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