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jeudi 25 février 2021
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Sans Tabou: marche du 21 mai: la triche de l’opposition

Après l’échec de sa manche politique contre le pouvoir en place, l’Opposition se rabat sur le front social espérant pouvoir rallier à sa cause les masses populaires, le 21 mai prochain. Entre le doute et la peur d’être à la hauteur du défi de la mobilisation, après la raclée des sages de la Cour Constitutionnelle, l’Opposition a choisi de faire la volte-face en vue de maquiller les vrais motifs de sa marche.

Après un premier report pour raisons de maladie du président de la République qui était en soins à l’extérieur du pays, l’Opposition amputée d’un de ses lieutenants, Amadou Goïta, président du PS Yelen-Kura, remet sa marche au 21 mai pro-chain, soit dans une semaine. Peu confiant quant à sa capacité de persuasion et donc de mobilisation, les partis politiques de l’Opposition dite démocratique et républicaine empruntent tambours et trompettes pour annoncer leur décision, celle de marcher. Ainsi, les colonnes des médias, les antennes radio et té-lés, les réseaux sociaux sont pris d’assaut afin de convaincre plus de Maliens du bien-fondé de leur affaire du 21 mai, pour faire croire à notre peuple qui n’est plus dupe que ce combat n’est pas mené pour des strapontins politiques, mais pour son bien-être, son épanouissement et l’intérêt supérieur du Mali.
Et pourtant, selon plusieurs sources concordances, cette Oppo-sition doit vite se détromper et aller encore au fond de son ima-gination afin de faire rallier davantage de Maliens à sa cause. Elle qui s’est embourgeoisée, qui s’est toujours mise aux antipodes des vraies préoccupations de la majorité des Maliens qui vivent dans le dénuement. Le courant et l’eau potable que réclame l’Opposition sont encore du luxe pour ces populations.
L’Opposition ainsi consciente de sa distance réelle avec le peuple qui souffre, ne fait rien au hasard. C’est pourquoi les questions d’eau potable, d’électricité, de pauvreté, d’insécurité, de chômage, certes, réelles sont sciemment mises en tête des re-vendications formulées au point d’éclipser ses motivations pro-fondes. Ce qui compte pour elle, c’est la mobilisation, la manipu-lation des populations pour ses fins. Sous d’autres cieux, cela s’appellerait abuser de la précarité des masses populaires.
Il suffit de faire une rétrospective de cette initiative de marche pour comprendre la volte-face actuelle de l’opposition.
Orchestrée de toute pièce par des affamées dans ses rangs, l’idée de marche de l’Opposition part de sa discorde avec le gouver-nement dans le cadre de la mise en place des autorités intéri-maires. Après avoir échoué à bloquer le projet de loi élaboré et soumis dans ce sens à l’Assemblée nationale, l’Opposition s’est subitement engagée dans une logique de rébellion contre le pouvoir. Une rébellion dans laquelle, elle veut embarquer l’ensemble des Maliens, à travers sa marche du 21 mai, sans avoir le courage de le dire ouvertement.
On se rappelle qu’après le vote de la loi par les députés, l’Opposition a suspendu sa participation au cadre de concerta-tion des partis politiques avant de déposer un recours en annu-lation devant la Cour constitutionnelle et la projection d’une marche de protestation annoncée, le 13 avril dernier, lors d’une conférence de presse.
Pour le moment, elle a mordu la poussière dans l’arbitrage des 9 sages qu’elle avait sollicité et le temps nous dira également, dans quelle sauce elle sera mangée, le 21 mai, par une population qui l’observe.
En tout cas, le Président IBK a hérité, en 2013, d’un État précipi-té au fond de l’abîme par une gestion de « consensus » catastro-phique non étrangère à ces mêmes hommes qui crient au-jourd’hui au scandale. Depuis, il se bat afin de permettre aux Ma-liens de retrouver leur dignité bafouée.

Par Sidi Dao




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