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dimanche 11 avril 2021
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Sans Tabou: quand Oumat Mariko rate l’occasion de se taire

Pour mieux s’affirmer dans sa nouvelle posture d’opposant au régime du président Ibrahim Boubacar KEITA face à l’opinion ou du moins ses partisans, tous les moyens sont bons pour Oumar Mariko, y compris le mensonge et la calomnie. Malgré les imports investissements en achat d’équipement, en formation des hommes et en amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, l’opposant vindicatif en quête de populisme croit savoir que nous sommes toujours à la case départ.

Il l’a fait savoir, mercredi dernier, lors d’une conférence de presse au siège de son parti à Djélibougou : «Nous avons l’impression de revivre la situation qui prévalait au sein de l’armée peu avant les événements de mars 2012 ».
Certes, il est évident que notre outil de défense n’a pas toute la puissance de feu nécessaire pour enrayer toutes les menaces qui pèsent sur la République, mais de là à comparer notre armée de 2017 à celle un peu avant 2012, relève de ce qu’on peut qualifier de démagogie politique, voire de mauvaise foi. Surtout de la part d’un homme politique de la trame du Dr MARIKO, président d’un ex-parti de la majorité présidentielle et non moins député à l’Assemblée nationale du Mali.
De quelle situation parle-t-il ? En tout cas, en 2012, alors que les djihadistes avaient lancé des offensives contre notre pays, l’armée avait été obligée de battre en retrait à cause du manque de minutions, d’armements, de moyens de transport, de carburants, etc. Des dizaines de nos soldats en court de munition ont été capturés et égorgés par l’ennemi. Conséquences de cette situation, les principales villes du nord étaient tombées les unes après les autres, jusqu’à Mopti-Sévaré où la riposte a été organisée, à partie de 2013.
Aussi, à 15 km de Bamako, la mutinerie des hommes du camp Soundjata KEÏTA qui réclamaient plus de moyens avant de rejoindre le front a abouti à la chute du régime de l’ancien président Amadou Toumani TOURE.
La suite des événements donnera raison à ceux qui pensaient effectivement que cette déroute de l’armée était effectivement liée au fait que notre armée était mal équipée et mal formée. Car c’est notre ancienne métropole qui sera démarchée par les autorités pour aider le pays à chasser les djihadistes qui rêvaient d’investir la capitale Bamako après les villes du Nord.
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont.
Avec l’élection du président IBK en 2013 qui fait de la refondation de l’armée ‘’la priorité de ses priorités’’, des résultats probants ont été obtenus. En effet, cette volonté du président de la République s’est traduite par le vote à l’Assemblée nationale d’une Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) dont le coût s’élève à des milliards de nos francs.
Résultats de cette volonté affichée, aujourd’hui, l’armée a des armes, des munitions, des équipements dignes d’une armée moderne (treillis, bottes, véhicules 4×4, des blindés, des avions…) qui dit mieux.
Des GTIA ont été formés par l’UE, des casernes et commissariats réhabilités.
Même si les questions de défense ne sont pas de nature à être débattues sur la place publique, le Dr MARIKO a pu assister, en tant que député et citoyen de bonne foi, à la cérémonie de remise de ces moyens à l’armée.
Mais on a coutume de dire : ‘’n’est pire aveugle que celui qui ne veut rien voir’’. Le Dr Oumar MARIKO, au cours de cette sortie ratée, il croit savoir que : « Les problèmes de minutions, d’armements, de moyens de transport, de soins médicaux et de nourritures sont évoqués par les hommes sur le terrain ».
Pire, « notre armée aujourd’hui est pratiquement livrée à elle-même », regrette-t-il.
Ironie du sort, au moment où le Dr MARIKO s’adonnait à ces contrevérités qui ne convainquent plus personne, le Directeur général de la police était en train de saluer et remercier les plus hautes autorités, à travers le ministère de la Sécurité et de la Protection civile pour les efforts fournis qui ont abouti à des résultats probants.

Par Abdoulaye OUATTARA




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