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lundi 1 mars 2021
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Sans Tabou: scandale de forages fictifs, le Parena se perd ?

Prompt à réagir à tous les grands dossiers du Mali, notamment ceux qui concernent la gouvernance financière, le PARENA, qui est resté longtemps sans pipé mot sur l’affaire dite de forages fictifs, éclaboussant le chef de file de l’opposition, Soumaila CISSE, son plus qu’allié politique, en a rajouté à l’incohérence politique. Maladresse politique, quand tu nous tiens…

Tout le monde connaît, dans ce pays, la promptitude avec laquelle, sur fond de virulence provocatrice, le parti de Tiébilé DRAME, de PPR et de Me Amidou DIABATE, s’est illustré en matière de dénonciation de la gouvernance financière, en ces temps qui courent. En si peu de temps, tout y est passé : de supposées surfacturations sur des équipements militaires en passant par ‘’les engrais frelatés’’ et autres 1 000 tracteurs agricoles. Passé maître dans l’art de dénonciation, voire d’invective, le Bélier blanc s’est trouvé du coup bloqué face à son grand allié, l’URD dont le leader, Soumaïla CISSE, est accusé de faits d’autant plus graves qu’il s’agit de sa gestion, jugée opaque, par notre confrère sénégalais « L’Observateur », à la tête de l’UEOMA avec en prime un détournement de 27 milliards de nos francs.
Si ce n’était pas pour cet allié politique, raison de solidarité oppositionnelle, le PARENA aurait, on le sait, automatiquement rédigé un mémorandum, comme il sait le faire, pour des cas supposés, relevant de la gestion du régime d’IBK.
Point de mémorandum pour l’URD ! Et cela, se comprend aisément d’autant que la force d’alerte du Bélier blanc, ce n’est pas pour le confort du pays et de son image, mais bien dans l’intention uniquement de nuire à adversaire politique, pour les raisons d’égo dont il est le seul à connaître l’énigme.
Alors, si le « justicier de la bonne gouvernance », autoproclamé, ne met pas la pression sur son allié politique, il lui vole au secours, au risque de tomber dans l’incohérence politique la plus abjecte. C’est celle de ne pas demander des comptes à notre confrère sénégalais qui a osé « médire » sur le grand allié, mais de s’en prendre, à boulets rouges, au RPM et à son SG qui n’ont fait que le devoir d’interpellation démocratique vis-à-vis d’un parti et de son chef, face à l’image de respectabilité de notre pays, d’autant qu’il s’agit de la gestion de fonds appartenant à l’ensemble des pays membres de l’UEMOA.
La myopie politique du Parena, c’est de voler au secours de son allié politique de l’URD dans une affaire dont il ne sait rien, absolument rien, sauf que de se livrer à la pure affabulation, liée à une supposée intervention du chef de la BCEAO-Mali, comme si dans l’article incriminé de notre confrère sénégalais, il avait été question de la branche BCEAO du Mali. Un parti, de la trempe du Bélier blanc, même surpris de courtisanerie face à un allié encombrant, ne tombe pas dans une si pareille légèreté d’approche et d’analyse. Il y va de son crédit…
En tout cas état de cause, le PARENA, qui ne dispose d’aucun élément scientifique d’appréciation de ce dossier, ne peut pas aussi facilement jeter le discrédit au RPM qui n’a fait que son travail de veille politique, dans une matière précise comme celle concernant l’honneur et la dignité du Mali ; toutes choses auxquelles le Bélier Blanc s’adonnerait bien volontiers, dès lors qu’il s’agissait d’enfler l’invective politique.
La manne financière en jeu, susceptible d’écorner l’image de respectabilité de notre pays, et les forages dont il s’agit, qui n’ont pas été réalisés, ou insuffisamment, et dont le déficit accroit la précarité de nos populations, ne constituent nullement, pour le PARENA, des motifs sérieux, comme le RPM l’a fait, de demander des comptes à un parti d’opposition dans le cadre de sa gestion antérieure. A croire que le PARENA n’a aucun souci de l’intérêt national, même si c’est la réputation internationale de notre pays qui est cause, pourvu seulement que, dans la combine et le jeu d’énigme politicien malsain, le secours pour l’allié politique soit assumé. Peu importe pour l’image de marque politique.

Par Sékou CAMARA




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