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lundi 1 mars 2021
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Sans Tabou: SOS pour le fleuve Niger, érigé en dépotoir

S’il y a un endroit qui mérite d’être assaini dans notre capitale, c’est bien sûr les berges du fleuve Niger. Un fleuve dont l’utilité est incommensurable pour la survie des populations maliennes en général et des Bamakois en particulier. Malheureusement, malgré son rôle capital qui n’est plus à démontrer, les riverains de ce cours d’eau accordent peu d’importance pour sa protection. Pour preuve : il suffit de faire un tour sur les berges du fleuve Niger à Bamako, pour se rendre compte de l’agression humaine dont ce cours est victime au point de le tuer à petit feu.

Malgré les discours politiques en faveur de la protection du fleuve Niger et plus particulièrement l’engagement personnel du Chef de l’Etat et d’autres acteurs de l’environnement, qui ne manquent aucune occasion pour faire des plaidoyers en faveur de sa protection, ce cours d’eau brille d’une insalubrité qui ne dit pas son nom. En effet, sur ce sont des déchets solides et liquides qui sont versés dans le lit du fleuve par les riverains, cela au vu et au su de tout le monde.
Alors que les structures dédiées à sa protection se battent pour faire en sorte qu’il reste l’artère nourricière de notre pays ; et que le Président IBK ne cesse de lever la voix lors des grands sommets sur l’environnement à travers le monde en plaidant la cause de ce fleuve, les riverains du fleuve ne cessent de réduire au néant tous ces efforts. Ceux-ci n’ont trouvé rien de mieux que de transformer le lit du fleuve en dépotoir d’ordures. L’exemple frappant c’est l’espace contigu à la Place du Monument du cinquantenaire, en face de l’Ecole normale supérieure (ENSUP). Cet espace qui est aujourd’hui une vitrine de la capitale à cause de sa position, est en train d’être transformé en dépotoir d’ordures, au vu et au su des services de la mairie et de la Direction nationale de l’assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN).
Au niveau de cet endroit, des ordures sont versés sur la lisière du fleuve, souillant ainsi l’eau du fleuve. Selon les informations que nous avons recueillies sur place, ceux qui se livrent à cette sale besogne le font nuitamment.
Les autorités sont invitées à prendre des dispositions idoines en vue de mettre fin à cette pratique qui cause de grands préjudices au fleuve Niger. Le plus vite sera le mieux quand on sait que les dépôts d’ordures dans le lit du fleuve en plus d’être sources de maladies et d’inondations qui sont fréquentes dans notre pays pendant l’hivernage.

PAR MODIBO KONE




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