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dimanche 19 mai 2019
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Sécurité alimentaire et nutritionnelle: des mesures pour renforcer le Stock national

Le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Kassoum DENON, a entrepris une visite de terrain dans les localités de Fana, Ségou, Koutiala, Sikasso et Bougouni pour constater l’état des silos de stockage de céréales en construction, grâce à l’appui financier du gouvernement japonais. La première étape de la visite s’est déroulée, le mercredi 13 mars, à Fana où le ministre et sa délégation ont visité le silo en construction avant de s’imprégner des difficultés qui retardent son opérationnalisation.

Le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire a expliqué que la construction des silos de stockage de maïs intervient dans le cadre de la coopération Mali-Japon. Selon lui, les 5 silos permettront au commissariat à la sécurité alimentaire de stocker 2 500 tonnes de maïs pour renforcer le dispositif de sécurité alimentaire national. « Nous sommes séduits par le dispositif qui est en place. Par contre, nous avons constaté que le travail n’est pas achevé. Il manque d’autres infrastructures pour rendre davantage opérationnels les silos. Nous allons contacter les différents acteurs pour voir comment mettre tout en place pour rendre silo opérationnel dans un bref délai », a affirmé le ministre Kassoum DENON, après avoir visité le silo de Fana. Il a expliqué qu’à travers la construction des silos, la politique du gouvernement est de trouver une solution pour sécuriser le stock national de sécurité alimentaire qui est formé à hauteur de 35 000 tonnes par an. Le commissaire à la sécurité alimentaire a soutenu que ces silos participeront au relèvement du prix aux producteurs et permettront à l’État de renforcer ses stocks. Après Fana, la délégation ministérielle s’est rendue à Ségou où le ministre et les cadres qui l’accompagnent ont échangé avec les producteurs et les responsables de l’interprofession maïs et l’interprofession riz. Dans son intervention, le président de l’interprofession riz, Faliri BOLY, a indiqué qu’un contrat de 5 000 tonnes de riz a été signé avec l’OPAM. Sur les 5 000 tonnes, dit-il, seulement 3 700 tonnes ont été livrées, à ce jour. Le président de l’interprofession a expliqué que cette situation s’explique par le fait que les producteurs n’ont pas encore été payés pour la livraison faite. Ce qui, dit-il, explique la réticence des paysans à fournir la quantité de céréales demandée par l’OPAM. « Aujourd’hui, en réalité il y a du riz. Même s’il faut donner 10 000 tonnes, il y a suffisamment de riz, les producteurs ont juste besoin d’être payés pour faire sortir le riz », a rassuré Faliri BOLY. À la suite du président de l’interprofession, tous les intervenants ont été unanimes à dire que le principal handicap pour l’approvisionnement de l’OPAM se situe au niveau du payement des paysans à temps. Ils ont rassuré qu’une fois le payement effectif, la quantité de riz que demande l’OPAM sera livrée. Après avoir écouté les différentes interventions, le PDG de l’OPAM, Youssouf MAIGA, a expliqué que la Banque islamique de développement a mis à disposition 10 milliards de FCFA. Il a largement expliqué les conditionnalités de cet appui et les difficultés que traverse actuellement l’OPAM. Il a souligné que conformément au contrat entre l’OPAM et la Banque islamique de développement, le paiement est fait quand le riz livré atteint une certaine quantité. Selon lui, c’est sur la base des documents justificatifs envoyés à la banque que le payement se fait. Le PDG a donné l’assurance que dès la semaine prochaine, l’argent pour le riz déjà livré sera disponible. À la suite du PDG de l’OPAM, le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Kassoum DENON, a ajouté que le gouvernement a pris cette initiative d’acheter le riz auprès des producteurs dans le souci de faire en sorte qu’ils ne sortent pas perdants. Selon lui, cette stratégie permet de fournir à la population locale et exporter le riz pour le bonheur du pays. Aux dires du ministre DENON, l’objectif recherché est de faire en sorte que le secteur du riz soit bien organisé à l’image de la CMDT qui fait aujourd’hui la fierté du Mali. ‘’L’objectif est que tous les citoyens aient accès aux céréales. Le début de toute chose est difficile. Nous appelons les producteurs à croire à cette politique des autorités et à aider l’interprofession pour que chacun tire son épingle du jeu’’, a soutenu le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire.

PAR MODIBO KONE

 




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