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mardi 18 décembre 2018
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Semaine nationale de la liberté de la presse au Mali: la critique, mais aussi l’auto critique

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, hier jeudi, la journée internationale de la liberté de la presse. C’est toute une semaine qui sera consacrée à l’événement, cette année dans notre pays. Le lancement de cette 4e semaine nationale de la liberté de la presse a eu lieu, à la Maison de la presse sous la direction du ministre de l’Economie numérique et de la communication, Arouna Modibo Touré.

L’événement a enregistré également la présence de M. Fodié Touré, président de la Haute autorité de la communication (HAC) ; de Dramane Alou Koné, président de la Maison de la presse ; de Brehima Coulibaly, conseiller technique du ministère de l’Administration territoriale. Cette semaine nationale dédiée à la presse était parrainée par Abdoulaye Sidibé, président du CNEAME. La « responsabilité de la presse pour des élections apaisées dans un contexte de crise », tel est le thème retenu, cette année 2018. Parlant de la presse malienne, M. Abdoulaye Sidibé, Parrain de l’événement, a indiqué : « la presse malienne se caractérise par une extraordinaire éclosion comparativement aux autres pays de la sous-région. Nous ne bouderons pas notre fierté de mentionner avec beaucoup de plaisir que le Mali aligne aujourd’hui un patrimoine médiatique audacieux, et riche de sa diversité. Il dénombre près 400 radios, 123 journaux et une vingtaine de télévisions ».
Au regard de ce progrès, le parrain a vivement salué l’évolution de la scène médiatique du Mali. Cependant, pour M. Sidibé, ‘’si nous devions nous arrêter là, nous passerons à côté de la réalité’’. Pour lui, il faut un peu d’auto crique, même si le journaliste n’accepte pas généralement la critique de ses pairs. De l’avis du parrain, la vraie question est de savoir, que vaut aujourd’hui notre presse ? Si l’extraordinaire éclosion est source de dynamisme, n’y a-t-il pas un revers de la médaille, s’est interrogé M. Abdoulaye Sidibé ? La réponse est selon lui affirmative quand se penche du côté de la misère qui côtoie les hommes et les femmes qui animent ces journaux, radios et télévisions. C’est pourquoi d’ailleurs, la qualité de l’information souvent véhiculée est souvent fonction de la générosité de la source. Or, un journaliste qui se laisse acheter n’est jamais libre, selon le parrain.
De son côté, M. Arouna Modibo, ministre de l’Economie numérique et de la communication, pense que le meilleur thème national de cette quatrième édition devrait être : « responsabilité de la presse pour des élections apaisées ». En outre, le ministre Touré a indiqué qu’en cette année électorale, le rôle de la presse est prépondérant pour des élections apaisées et transparentes.
Évoquant l’indispensable mise en cause au niveau de la presse, le ministre de l’Économie numérique et de la communication a souligné que la nouvelle carte de presse jouera beaucoup dans la marche vers la professionnalisation de notre presse. Selon lui, c’est sous un petit format que la nouvelle carte de presse donnera plus de garanties de sécurité et de qualité. Le ministre Touré a précisé que sa délivrance est gratuite sauf en cas de perte. Le ministre Arouna Modibo Touré a informé que le rapport 2018 de Reporters Sans Frontières a classé notre pays à la 115e place sur 180 pays avec un gain d’un point par rapport à 2017. Ce qui montre, selon le ministre Touré, que les plus hautes autorités tiennent au respect de la liberté de la presse et au renforcement de la profession.

SABA BALLO




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