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mercredi 14 avril 2021
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Siège du CADM: le Mali, un sérieux candidat

Le ministre des Mines, Cheickna Seydi Ahamadi DIAWARA, a accordé, le vendredi dernier, une audience à une délégation de l’Union africaine d’évaluation des pays candidats pour abriter le siège du Centre africain de développement minier (CADM) pour lequel le Mali a fait acte de candidature. L’objet de cette mission est d’examiner les potentialités de chaque pays candidat (5 au total) en vue d’éclairer le choix des experts qui ont la responsabilité de désigner le pays porteur de l’initiative.

La rencontre, qui a eu lieu au département des Mines, s’est déroulée en présence des cadres et responsables en charge des questions de mines, dont le directeur national adjoint de la Géologie et des mines (DNGM), Seydou KEITA.
L’audience avait pour objectif de faire le point de la mission que la délégation de l’Union africaine a faite dans notre pays au ministre des Mines.
Aussi, a-t-elle été ainsi l’occasion pour les deux parties de discuter et d’échanger des enjeux du secteur des mines dans le développement du pays.
Par ailleurs, il a été question de l’importance du CADM qui est une initiative de l’Union africaine, en vue de booster le développement du secteur minier en Afrique.
Des explications des experts, on retient que ce Centre va être une Agence spécialisée de l’Union africaine afin de s’assurer que les Etats membres tirent le maximum de revenus et de bénéfices de leurs ressources minières dans le respect de la transparence mutuelle et la responsabilité tant de la part des compagnies minières que du gouvernement.
Après leur tête-à-tête, le ministre de Mines s’est adressé aux journalistes pour leur expliquer les enjeux de cette mission d’évaluation de l’UA dans notre pays puisque déterminant quant au choix du pays devant abriter ce centre africain; tout en relevant l’intérêt que le Mali a à accueillir cette initiative continentale.
Selon le ministre des Mines, la délégation est venue évaluer les capacités de notre pays à accueillir le Centre africain de développement minier, à l’instar des autres pays candidats qui sont la Tanzanie, la Guinée Conakry, le Soudan et le Kenya. Et le Mali, a-t-il ajouté, était la dernière étape pour cette mission d’évaluation qui doit produire un rapport en vue d’éclairer les décideurs quant au choix du pays devant abriter le CADM.
En charge de défendre ce projet, au cours de notre entretien, il a beaucoup insisté sur les nombreuses potentialités du Mali dans le secteur minier qui, selon lui, font de notre pays, le meilleur choix parmi les autres pays postulants désirant abriter ce centre.
«Incontestablement, le Mali a une grande expertise dans l’exploitation, l’exploration et la fermeture des mines ; ainsi que dans le développement communautaire comparativement aux autres pays candidats », a soutenu le ministre DIAWARA. Avant d’ajouter :
«Dans ce domaine, nous avons des choses à partager aux autres. Au Mali, peut-être on sous-estime ce qu’on a sous la main. Le Mali est déjà une école de mines à ciel ouvert parce qu’on a tous les types de gisement dans le pays. Nous avons tous les types d’opération ici à ciel ouvert. On a des mines souterraines, on a des mines en développement, on a des mines en exploitation et des mines en fermeture», s’est réjoui.
Par ailleurs, note le ministre DIAWARA, ces avantages peuvent constituer des cas d’écoles favorables pour des visites de terrain et des recherches thématiques faisant ainsi de notre pays un «véritable laboratoire académique» sur lequel le centre pourra s’appuyer.
Outre ces avantages naturels, le ministre DIAWARA a réaffirmé la ferme volonté politique des autorités maliennes à accueillir ce centre, qui s’est traduite déjà par la mise à leur disposition de parcelles sur lesquelles devraient être construit ledit centre et le logement des experts qui vont faire le déplacement pour la cause de l’initiative. Dans la même veine, il a indiqué que des démarches sont en cours auprès de certains pays en vue de permettre au Mali d’avoir plus de soutien politique.
En effet, en abritant ce centre, notre pays pourrait en tirer des avantages, notamment faciliter la formation d’une masse critique de cadres du secteur minier au Mali, contribuer à la réalisation de programmes de recherches ; faire du Mali le pôle principal du développement de l’industrie minière en Afrique, entre autres.
Auparavant, la délégation conduite par M. Hussein HASSAN a rencontré le ministre des Affaires étrangère, porteur de la candidature du Mal ; le ministre des Affaires foncières ; le président de l’Assemblée nationale. La mission a été aussi reçue par la Commission de l’UEMOA au Mali parce que notre pays est le seul Etat de l’espace a exprimé son désir d’abriter ce centre.
Elle a aussi visité des structures hospitalières et des installations minières du pays.

Par Sikou BAH




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