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lundi 1 mars 2021
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Sommet extraordinaire du G5 Sahel: le temps d’agir

Le Sommet extraordinaire du G5 Sahel qui regroupe notre pays, la Mauritanie, le Niger, Le Burkina et le Tchad s’ouvre ce matin à Bamako. Pour une rencontre internationale, le Sommet se tient dans un contexte loin d’être ordinaire marqué par le regain des attaques terroristes. En effet, depuis le début de l’année, pas une journée ne se passe si les semeurs de la mort n’attaquent pas une position de l’armée ou un camp de la Minusma suivant toujours les mêmes méthodes terroristes. Aussi, est-il compréhensible que soit largement consacré à cette redondante crise sécuritaire au nord de notre et son impact dans le Sahel.
Hier dimanche déjà, la deuxième Réunion annuelle des ministres en charge de la Défense et de la Sécurité, élargie aux ministres en charge des Affaires étrangères du G5 Sahel a examiné et validé les rapports des réunions du Comité de Défense et de Sécurité tenues respectivement à Bamako le 26 mai 2016 et à Nouakchott le 4 novembre 2016 ainsi que celui relatif à la situation sécuritaire dans notre pays et dans les pays membres du G5 Sahel.
Au regard de l’extrême urgence de la situation sécuritaire dans notre sous-région, après la cérémonie d’ouverture, les Chefs d’État se réuniront à huis clos en présence des ministres de la Défense et du Secrétariat permanent. Au-delà du cérémonial, cette 3e conférence extraordinaire des Chefs d’États et de gouvernement du G5 Sahel cristallise beaucoup d’attentes et d’espoirs au regard de la situation sécuritaire globale et celle particulièrement insoutenable au nord de notre pays.
Au-delà des objectifs globaux de renforcement de la paix et de la sécurité ; développement dans les zones à faible densité humaine ; de sécurité alimentaire et le pastoralisme ; développement des infrastructures (transport, énergie, hydraulique, télécommunications) ; etc., le G5 Sahel doit impérative rendre concret et opérationnel, la solidarité interne, à travers la mutualisation des forces et du renseignement dans le cadre de la lutte contre le fléau commun et un appui plus décisif aux forces armées maliennes, non assistées (en tout cas pas assez) par les forces internationales. Il est donc temps, plus que temps pour notre région, à travers le G5 Sahel d’agir, par solidarité et par fraternité. Il y va de notre sécurité commune et de notre aspiration commune pour le développement de notre Sahel.

Par Sidi dao




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