Search
samedi 24 juin 2017
  • :
  • :

Soutien à la révision constitutionnelle: la plate forme « oui ou non » voit le jour

Le projet de révision constitutionnelle a enregistré des soutiens de taille regroupés au sein de la Plateforme ‘’ OUI AN SON’NA’’. Les leaders de ladite Plateforme ont animé, le vendredi 16 juin, une conférence de presse, à la Maison des ainés, pour informer des objectifs de leur regroupement. Une déclaration sur les missions de la Plateforme a été lue par le porte-parole, Mamadou N’DIAYE.

Composée de plus de 85 associations et mouvements à travers le pays, la Plateforme ‘’OUI AN SON’NA’’ se veut un catalyseur du OUI auprès des populations dans l’optique qu’elles comprennent l’importance de la révision constitutionnelle et qu’elles participent massivement au référendum du 9 juillet prochain. Elle se donne comme ambition de sensibiliser la population sur la pertinence du contenu de cette constitution qui, selon elle, n’est qu’un ajustement de quelques articles afin de mieux l’adapter au contexte du moment.
Le porte-parole de la Plateforme, Mamadou N’DIAYE, a déclaré qu’une Constitution a besoin d’évoluer, de tenir compte de la matière constituante et être adaptable aux nouvelles circonstances. Il a justifié que sur le plan international, il existe une directive de l’UEMOA qui demande à ses États membres, depuis 2000, d’instaurer une Cour des comptes.
Le porte-parole a évoqué quelques aspects importants dans la nouvelle mouture de la Constitution qui doit être connue par la population. Il s’agit de la fin du nomadisme politique, c’est-à-dire que désormais, un élu qui change de parti perd son mandat ; le fait que les Maliens de l’extérieur pourront élire leurs députés à l’Assemblée nationale ; l’obligation pour tout candidat aux fonctions du président de la République d’être de nationalité malienne d’origine ; la création du Sénat ; la création d’une Cour des comptes.
Les conférenciers ont largement expliqué que ce projet de révision constitutionnelle ne remet pas en cause les acquis démocratiques, le principe de l’intangibilité, de l’intégrité du territoire national et de la souveraineté nationale qui restent intacts. Idem pour son esprit républicain et laïque et le respect de toutes les croyances.
Par ailleurs, le porte-parole du mouvement a précisé que ce projet de constitution ne remet pas en cause la durée et le nombre de mandats du président de la République, c’est-à-dire qu’il est éligible pour deux mandats.
Contrairement à ce qui est véhiculé, Mamadou N’DIAYE a affirmé que l’immunité constitutionnelle du président de la république n’a pas été étendue. Selon lui, le président reste susceptible de procédure juridique durant son mandat.
« La constitution du 25 février a révélé des insuffisances et des lacunes. Il convient de la corriger, de l’adapter aux nouvelles circonstances du moment, en renforçant les instructions de la république », a affirmé Mamadou N’DIAYE.
Au regard de tous les arguments qu’ils détiennent, les leaders de la plateforme « OUI AN SON’Na », ont exprimé leur engagement à entreprendre des séries d’actions intenses de communication, de sensibilisation et de mobilisation en faveur du OUI au référendum du 9 juillet prochain.
Il a ont déploré l’insuffisance de la communication de la part du gouvernement et des députés autour de ce projet de révision qui fait l’objet de plusieurs allégations non fondées. Pour combler cette lacune, la Plateforme « OUI AN SON’NA » s’engage à mener des actions de sensibilisation et de communication sur le contenu de cette constitution, dans toutes les langues nationales du pays.

PAR MODIBO KONE




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *