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lundi 1 mars 2021
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Subventions des intrants de l’élevage et de la pêche: plus de 4 milliarfs pour la campagne 2016-2017

C’est la bonne nouvelle que le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la pêche a annoncée, avant-hier mardi, aux organisations faitières, à la faveur du cadre de concertation entre ledit département et les professionnels des sous-secteurs de l’élevage et de la pêche. La rencontre a eu lieu dans la salle de conférence du département, en présence des représentants de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCAM) et les services rattachés du département de l’élevage et de la pêche.

3, 8 milliards pour les intrants de l’élevage et d’aviculture, 800 millions pour la pêche, voici la manne financière que le gouvernement va mobiliser pour cette campagne en vue de promouvoir les deux sous-secteurs qui font face à d’énormes défis, dont celui d’intrants. Selon M. Youssouf Sanogo, le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la pêche, l’État subventionnera, à hauteur de 30 % des prix des intrants et chaque acteur y a droit, à condition de remplir la condition d’être membre d’une association ou groupement faitier d’éleveurs, d’aviculteurs ou de pêcheurs. Il a aussi rassuré que cette subvention couvre toute l’étendue du territoire national de Kayes à Kidal. Pour l’approvisionnement des acteurs, la Direction nationale de la production et industrie animale (DNPIA) se chargera d’identifier le nombre des sujets, pour leur dotation. Selon les explications de M. Sanogo, les éleveurs et pêcheurs concernés par cette subvention peuvent payer les 70 % de leur part aux fournisseurs accrédités dans quelques jours, pour pouvoir bénéficier de leurs produits.
De leur côté, les acteurs n’ont pas caché leurs inquiétudes sur certaines insuffisances dans la distribution de ces intrants subventionnés. La première inquiétude, selon le président de la fédération des producteurs de lait, est la période de fermeture des campagnes qui est prévue pour mars 2017, donc dans quelques jours.
« Si rien n’est fait, la campagne va être fermée avant que les acteurs ne perçoivent leurs intrants, comme ce fut le cas pendant les années précédentes », a-t-il averti. À cette inquiétude s’ajoute celle de la monopolisation du marché des intrants subventionnés. Et pour cause ? Les intervenants, dont l’honorable Mamadou Awa Gassama de l’APCM, ont déploré la gestion du monopole du marché par la société Achkard, l’un des plus grands producteurs d’aliments bétail, de volailles et des poissons dans notre pays et connu comme fournisseur principal de l’État.
Ces inquiétudes ont été prises en compte par les responsables du département, car M. Sanogo a rassuré que pour ce qui concerne la disponibilité des intrants, le département, à travers la DNPIA, ferait tout pour qu’il ne fasse pas défaut, dès à partir de la semaine prochaine sur toute toute l’étendue du territoire national. Il en est de même pour le risque de monopolisation du marché.
« Nous sommes là-dessus. Nous avons déjà écrit à qui de droit au niveau de la direction nationale du commerce et de la concurrence pour que ce problème ne soit pas un obstacle à l’approvisionnement », a-t-il rassuré.
Les éleveurs et pêcheurs ont vivement remercié les plus hautes autorités pour leur volonté affichée en faveur de la promotion d’une politique de production animale et piscicole intensifiée. Ils ont, à cet effet, promis de ne ménager aucun effort pour que les objectifs recherchés par le gouvernent soit atteints.

Par Christelle KONE




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