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dimanche 24 octobre 2021
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Les demi-mots des barons de l’ex-majorité qui ne s’assume pas

Comme un oubli, une semaine après la commémoration de l’indépendance nationale, et trois jours après la table-ronde organisée pour valider les TDR des Assises nationales de la Refondation, le Cadre d’Echange de Partis et Regroupements politiques pour une Transition Réussie au Mali, réinvestit l’estrade à l’occasion d’une conférence de presse citoyenne au Mémorial Modibo KEITA pour remettre les pendules à l’heure.
La nouvelle opposition au régime de Transition, formée d’anciens caciques de l’ancien régime (RPM, ADEMA, CDS, PS Yelen Kura…), ne se console pas du fait que certains des plus hauts responsables minimisent publiquement le rôle des organisations politiques dans la vie de la Nation. Pis, elle trouve sacrilège politique que certains sous cape exposent aux partenaires internationaux les raisons d’une prorogation de la Transition.
Le Cadre d’Échange des Partis et de Regroupements politiques pour une Transition Réussie a saisi l’opportunité de sa sortie médiatique qui aurait eu son objet s’il s’était prononcé sur les sujets d’actualité (insécurité et affaire Wagner) pour étaler ses états d’âme sur les questions qui fâchent. Il s’agit entre autres du respect du délai de la Transition pour le retour à l’ordre constitutionnel ; du chronogramme électoral et des réformes politiques et institutionnelles; de l’Organe unique de gestion des élections et de la tenue des Assises nationales de la refondation (ANR).
Les responsables de l’ex-majorité embouchent la trompette sénatoriale pour dénoncer le manque de consensus (si eux n’y sont pas, il n’y a pas de Mali), le refus de la Primature de suivre au doigt et à l’œil les décisions des politiques qui ont pris part aux ateliers organisés par le MATD (comme si le Ministère était centre nerveux du Gouvernement).
Ce que cette sortie pourrait bien cacher, c’est la fébrilité des mandarins, pardon les dignitaires d’hier quant au Mali nouveau qui dessine sans eux et certainement contre eux. Incapables de trancher de quel côté ils sont (pour l’échec de la Transition ou sa réussite, un jeu de mots), les dirigeants de l’ex-majorité sont pris au jeu de la réalité tel surpris par l’aube. Ils dénoncent l’Organe unique de gestion des élections du Gouvernement envisagé au forceps par le Premier ministre et lui donnent quitus dans sa lutte contre l’impunité et la corruption, en demandant à la justice d’agir en toute impartialité et dans le respect des droits de toutes les parties.
Deux actes qui se retrouvent en lettres d’or parmi les revendications du M5-RFP, leur adversaire d’hier qui siège à la Primature… À moins que l’ex-majorité ne veuille que Choguel MAIGA, proposé par le M5 au président de la Transition, applique son programme !

PAR BERTIN DAKOUO




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